LIVRE CINQUIÈME
des Tlascalans pour le nom mexicain était si invé- 1520
ent ppa térée, le desir de venger la mort de leurs compa- 74 triotes si ardent, et l’ascendant que Cortez avait ac- F4 quis sur les chefs de la république si absolu, que, aie loin d’avoir la pensée de prendre avantage de la mal- Los heureuse situation où ils voyaient les Espagnols, ils les les reçurent avec une tendresse et une cordialité qui illir dissipèrent promptement toutes les craintes. ant Les Espagnols avaient le plus pressant besoin de rire qui prendre du repos et de trouver du secours non-seu- je Cortez. tnè lement pour la guérison de leurs blessures trop longos temps négligées, mais pour recouvrer leurs forces dt épuisées par tant de fatigues et de souffrances. Corbo, tez apprit alors que ses troupes n'étaient pas les sûle seules qui eussent éprouvé le ressentiment des Mexibas cains. Un détachement considérable allant de Zempoalla à la capitale avait été détruit par les peuples
être de Tepeaca. Un parti moins xombreux qui retour-
nait de Tlascala à la Vera-Cruz avec la portion du butin tombé en partage à la garnison, avait été surpris et massacré dans les montagnes. Dans un moment où les Espagnols étaient déjà réduits à un si petit nombre", ces pertes étaient vivement senties. Cortez en était surtout affecté, parce qu’elles rendaient plus difficile l'exécution des plans qu’il médi-
(1) Le nombre des soldats espagnols que Cortez ramena à Tlascala ne s'élevait pas à plus de quatre cent quarante. (Clavigero. Stor. ant. del Mess.) (D. L. R.)
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1520 tait. Lesennemis qu’il avait dans son armée , et même plusieurs des Espaguols qui lui étaient encore attachés, regardaient les désastres qu’il venait d’essuyer comme devant arrêter absolument les progrès de ses armes, et ne croyaientpas qu'il lui restât d'autre parti à prendre que de quitter incessamment un pays dont il avait entrepris la conquête avec des forces insuffisantes ; mais, aussi persévérant à exécuter qu’ardent à entreprendre, il demeurait fermement attaché à son premier et grand projet de soumettre l’empire du Mexiqr:e à la couronne de Castille. Quelque rude et inattendu que fût l’échec qu’il venait de recevoir, il n’y voyait pas un motif suffisant pour abandonner les conquêtes qu’il avait déjà faites et pour renoncer à reprendr? ses opérations avec l’espérance d’un plus heureux succès. La colonie de la Vera-Cruz n’avait pas été entamée ni même attaquée. Les peuples de Zempoalla et des districts voisins n’avaient laissé apercevoir aucune disposition à se détacher de lui. Les Tlascalans lui demeuraient fidèles. Il pouvait espérer de puissants secours de ce peuple, ennemi implacable des Mexicains, et dont l’esprit guerrier pouvait être mis aisément en activité. Il avait encore sousses ordresun corps d'Espagnols aussi nombreux que celui avec lequel il s’était ouvert un chemin jusqu’au centre de l’empire et s’était rendu maître de la capitale; enfin, avec les avantages que lui donnaient une plus grande expérience et une plus par-
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