LIVRE CINQUIÈME
faite connaissance du pays, il ne désespérait pas de recouvrer promptement tout ce qu’il venait de perdre par des événements malheureux.
Plein de ces idées, il montra aux chefs des Tlascalans tant d’égards et répandit entre eux si libéralement le riche butin d’Otumba qu’il fut bientôt sûr d’obtenir de la république tout ce qu’il demanderait. Il tira de ses magasins dela Vera-Cruz quelques munitions et deux ou trois pièces de campagne. Il dépêcha un officier de confiance avec quatre vaisseaux de la flotte de Narvaez à Hispaniola et à la Jamaïque, pour engager G® nouveaux aventuriers à venir le joindre et pour y acheter des chevaux, de la poudre et d’autres munitions de guerre. Enfin, comme il était convaincu qu’il tenterait inutilement de soumettre et de garder Mexico s’il ne se rendait maître du lac, il donna ordre de préparer dans les montagnes de Tlascala des bois pour la construction de douze brigantins qui pussent être portés sur les bords du lac par morceaux, assemblés et mis à l’eau lorsqu’il en aurait besoin".
Mais tandis qu’il prenait de si sages précautions pour l'exécution de ses projets, il vit s’élever devant lui un obstacle formidable auquel il ne s’attendait pas. L'esprit de mutinerie et de mécontentement éclata de toutes parts dans son armée. Plusieurs des compagnons de Narvaez étaient planteurs plutôt
(r) Cortez, Relat. p. 253. E. Gomara, Cron, cap. 117.
Mesures qu'il prend.
Esprit de mutinerie parmi ses troupes.
gi #
RE oc mar
Dr le