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avec lesquelles ils combattaient. Cortez leur avait fait prendre de nouveau les longues piques de Chinantlan, qu’ils avaient employées avec tant de succès contre Narvaez. Cette arme leur donna la facilité de combattre serrés ; ils repoussaient presque sans danger des ennemis qui les attaquaient sans ordre, I périt un nombre prodigieux de Mexicains dans ces combats chaque jour renouvelés ’, La ville, dévastée ainsi par la guerre, était en même temps en proie à toutes les horreurs de la famine. Les brigantins espagnols, maîtres du lac, empêchaient l’abord de toutes les provisions qui pouvaient leur venir par eau. Le grand nombre des Indiens auxiliaires fermait toutes les avenues de la ville par terre. Les magasins formés par Guatimosin étaient épuisés par le nombre d’hommes réunis dans la capitale pour défendre leur souverain et les temples de leurs dieux. Non-seulement le peuple, mais les premiers des citoyens étaient réduits aux plus cruelles extrémités. Les maladies mortelles et contagieuses, la dernière des calamités qu’éprouvent les villes assiégées, comblaient enfin la mesure de leurs maux". Le courage de Guatimosin se soutenait cependant au milieu de tant de malheurs, et son ame demeurait ferme. Il rejetait avec mépris toutes les (r) Gortez, Relat. p. 275. G. 276. F. BR. Diaz, chap, 153.
(2) Cortez, Relat. 276, E. 297, F. B. Diaz, 155. Gomara, Cron. cap. 141.