LIVRE CINQUIÈME
Île, forme de procès, fit pendre le malheureux monar- 1522 ent que et les caciques de Tezcuco et de Tacuba, les les deux personnes les plus qualifiées de l'empire. Les | t la à Mexicains virent avec horreur et étonnement ce À des supplice honteux infligé à des personnes qu'ils res- Je de pectaient presque à légal de leurs dieux'. L’exem- 1 ! nte. ple de Cortez et de ses principaux officiers encou- i| ou ragea les moindres Espagnols à commettre les plus LE à la grands excès. Nuno de Gusman en particulier, | L aise dans plusieurs expéditions qu’il commanda, désho- ( al- i nora un nom illustre par un grand nombre d’ac- (il | ont tions cruelles*. à 4 tez Une circonstance parait avoir sauvé les Mexi- . | \ elle cains de l'entière destruction que les Espagnols a our avaient portée dans les îles. Les premiers conqué- | as- rants du Mexique n’entreprirent pas d’y foyiller les | ( eu- mines. Ils n'avaient ni les fonds pour les avances 4 fl de des grands travaux par lesquels on pénètre jusqu’à 4 1h
précieux , ni la connaissance des procédés au moyen desquels on sépare le métal de sa mine. Ils se conten-
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ces profondeurs où la nature a caché les métaux | | |
tèrent de la méthode plus simple , pratiquée par les là
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Indiens, de laver les terres entraînées des monta- pe. gnes par les rivières et les torrents, et d’en retirer les 1:
è < 3 AW grains d’or qu’on y trouve. Les riches mines de la (
(1) Gomara, Cron. cap. 170. B. Diaz, chap. 177. Herrera, Decad. \ 11, Gb. VIII, cap. 9. Voyez la note 8. L3 (2) Herrera, Decad, IF et F, passim. LUE
Nouvelle-Espagne, qui ont depuis versé tant de richesses sur le globe, ne furent découvertes que plusieurs années après la conquête‘, A cette époque l'Espagne avait déjà établi au Mexique un gouvernement mieux réglé et plus humain. L’expérience, fruit des premières fautes, avait suggéré aux conquérants beaucoup de lois utiles et douces en faveur des Indiens; et, quoiqu’on augmentit le nombre de ceux qui travaillaient aux mines, espèce de travail la plus funeste à l’homme, ils souffrirent moins de maux et moins de dépopulation que les îles n’en avaientsouffert desexploitations moins étendues mais plus mal réglées des premiers conquérants. La grande mortalité des Indiens fit évanouir aussi les espérances de leurs nouveaux maîtres. Les travaux des mines, mal conduits, rapportèrent peu de richesses aux entreprencurs; et, comme on le remarque dans les nouveaux établissements, les dangers et les difficultés furent pour les premiers colons, tandis que le fruit de leurs travaux et de leurs succès, réservé à des temps plus tranquilles, fut recueilli par des successeurs qui avaient plus d'industrie avec moins de mérite. Les premiers historiens de l'Amérique nous parlent sans cesse des maux qu’eurent à souffrir ses conquérants et de leur extrême pauvreté”. Dans la Nouvelle-Es-
(x) Herrera, Devad. VIIL, lib. X, cap. ar.
(2) Cortez, Relat. p. 283.F. B, Diaz, chap. 209.