‹ Histoire de l'Amérique [microforme]Chapitre 49 sur 184 · LIVRE CINQUIÈME. 97 EL · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME. 97 EL

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sé pagne leur condition devint encore plus fâcheuse ,592 | | | e Q Q Q \ dt par des arrangements particuliers à cette colonie. le Pi 4 a Charles V, en nommant Cortez gouverneur de a: O= . Q 0 , Lu ce pays, établit en même temps des commissaires fl > un R Per j!

si indépendants de lui, pour y recevoir et administrer 4 ex Q . . 9 Hi ses revenus ‘. Ces gens , pris dans des emplois su- "à géré À ñ R UE:

balternes à Madrid, se crurent appelés à un rôle ti UCES Eee | ât le de la première importance; accoutumés aux for- “à i pet n.

i malités minuticuses des bureaux, et remplis des 4 pèce À “ à ‘ ; ‘ A AAA idées étroites qu’ils avaient prises dans la sphère \ 4 iren dt he jo | ; où ils s'étaient exercés jusqu'alors, ils furent très s îles : à , Da: M 1e 4!

d étonnés de l’autorité dont Cortez y jouissait, et ne ce dues : :\ ù conçurent pas combien la manière de gouverner un | nts. 3 ban; 1 tel . pays nouvellement conquis est différente de celle | M nou AE Les qu'on peut employer dans un état où un gouverne- VA }e . , . , . \ nel ment tranquille et régulier est établi depuis long- {4 \ ! D] A À 4 Es le temps. Ils représentèrent Cortez à la cour d’Espa- ! al les gne comme un ambitieux et comme un tyran, qui, Ÿ 4 Le se donnant un pouvoir supérieur à la loi même, À ler L ES : ; : : 1Y "4 es aspirait à l'indépendance, et qui, par ses richesses { e k.

iles excessives et par l'influence qu’elles lui donnaient, l'A 11 L . , , . . . EL ‘ à | lus était en état d’exécuter les projets qu'il paraissait | à 206 méditer”, Ces insinuations firent des impressions si | mi bis x | , fortessurles ministres espagnols, presquetous formés (ni c PR DR rl Ù aux affaires sous l'administration sévère et jalouse de nts et à de Me ; & 1 Ferdinand , qu’ils oublièrent tous les services de & 4

(r) Herrera, Decad. 111, lib. 1F, cap. 3.

(a) Herrera, Decad. III, lib. V, cap. 14.

Cortez et les travaux excessifs auxquels il venait de se livrer, en conduisant lui-même une expédition dans laquelle il s'était avancé du lac de Mexico à l'extrémité occidentale du pays de Honduras. Ils firent bientôt passer leurs soupçons dans l'esprit de leur maître, et déterminèrent Charles à envoyer au Mexique le licencié Ponce de Léon, pourvu d’amples pouvoirs, pour rechercher la conduite de Cortez, et même pour le faire arrêter et l'envoyer prisonnier en Espagne , s’il le trouvait convenable ?.

La mort soudaine de Ponce de Léon, peu de jours après son arrivée dans la Nouvelle-Espagne* , empêcha l'exécution de ces ordres; mais, comme ils étaient connus, Cortez fut vivement blessé de cette ingratitude pour des services les plus grands

qu’un roi d’Espagne eût jamais reçus d'aucun de . ses sujets.

Il travailla cependant à regagner la confiance de son souverain et à conserver sa place. Mais tous

(x) Voyez la note 9.

(2) Herrera, Decad. III, lib. VIII, cap. 14, 15.

(3) Ponce de Léon partit de San-Lucar le 2 février 1526, séjourna deux mois à Santo-Domingo pour y attendre un navire; ayant appris que Cortez se trouvait dans les Honduras, il mit à la voile, et dix-neuf jours après il aborda au port de Saint-Jean de Ulua, où il fut informé de l’arrivée de Coriez au Mexique. 11 passa par Medellin, se rendit à Islapalapan, arriva à Mexico le à juillet, et s’empara aussitôt du gouvernement; mais il mourut au moment qu'il s'occupait d'organiser le tribunal qu'il devait présider comme grand-juge. (D. L. R.)

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