‹ Histoire de l'Amérique [microforme]Chapitre 63 sur 184 · EE OS · texte numérisé non relu

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et amène les progrès de tous les genres. Manco-Capac instruisit les hommes dans l’agriculture et dans les autres arts utiles. Mama-Ocollo enseigna aux femmes l’art de filer ct celui de faire des tissus. Par le travail d’un sexe, la subsistance devint moins précaire; celui de l’autre rendit la vie plus douce. Après avoir pourvu aux objets de première nécessité pour une société naissante, c’est-à-dire à la nourriture , au vêtement , et à l’habitation du peuple grossier qu’il avait pris sous sa conduite, Manco- Capac s’occupa de rendre leur félicité durable en leur donnant une police et des lois. Ses institutions, dont nous parlerons dans la suite avec plus d’étundue, fixèrent les différents rapports des :ommes entre eux, et prescrivirent les devoirs qu? ::: résultaient avec tant de propriété, que bienté’ an peuple barbare et grossier acquit par degrés des mœurs et prit des idées de décence. Les fonctions des personnes chargées de quelque administration et revêtues de quelque autorité furent réglées avec tant de précision, et la subordination de leurs inférieurs fut si bien établie, que la société à laquelle Manco- Capac présidait ne tarda pas à ressembler à un état politique régulier et bien gouverné.

C’est ainsi, selon la tradition des Péruviens, que fut fondé l'empire des éncas ou seigneurs du Pe-

ron, Peu considérable à son origine, il ne s’étendait pas au-delà de huit lieues de Cusco. Mais dans

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