LIVRE SIXIÈME
mercenaire. Leurs chefs devaient la plupart leur élé- \ 548 vation à leur valeur et à leurs talents , et non à leur naissance, et chacun de leurs compagnons de guerre espérait de s'ouvrir une route à la richesse et au pouvoir par les mêmes moyens*.
Mais ces troupes, servant ainsi sans aucune paye Entretien des
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reguhere , ne se levaient qu avec des irais immenses. memeut dis- Parmi des hommes accoutumés à partager les dé- pendieux. pouilles d'un si riche pays , la soif des richesses devenait tous les jours plus ardente, à proportion même de l'espérance du succès. Tous étant entraînés par le même but et dominés par la même passion , il n'y avait qu'un moyen de gagner ces hommes et de se les attacher fortement. Les officiers qui avaient un nom connu et de l'influence , outre la promesse de grands établissements , recevaient encore des sommes considérables du chef avec lequel ils s'engageaient. Il en coûta cinq cent mille pesos à Gonzalez Pizarre pour lever mille hommes 2. La Gasca en dépensa neuf cent mille pour former le corps qu'il conduisit contre les rebelles 5. Les concessions de Récompenterres et d'Indiens qu'on accordait aux vainqueurs ses excessives