‹ Histoire de l'Amérique (volume 2)Chapitre 47 sur 175 · LIVRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME

comme ses manières étaient polies et élégantes, 4525 quoiqu'il eût passé la plus grande partie de sa vie au milieu d'aventuriers grossiers et sans éducation, l'empereur l'admit dans sa familiarité, comme ses courtisans les plus élevés par leur naissance ou leur rang '.

Cependant au milieu de ces marques extérieures de considération, les traces de la défiance se laissaient apercevoir encore. Quoique Cortez sollicitât vivement sa réintégration dans le gouvernement de la Nouvelle-Espagne, Charles, trop sage pour confier un emploi si important à un homme qu'il avait soupçonné , refusa de lui donner de nouveau un pouvoir qu'il craignait de ne pouvoir plus borner ou réprimer. Cortez , honoré de nouveaux titres , ne remporta à Mexico qu'une autorité restreinte. On lui laissa le commandement des troupes avec le droit de tenter de nouvelles découvertes ; mais toute l'administration civile fut confiée a un conseil, appelé Audience de la Nouvelle-Espagne. Dans des temps postérieurs, lorsque l'accroissement de la colonie y rendit nécessaire une autorité unique et plus étendue, Antoine de Mcndoza, de la première noblesse d'Espagne , y fut envoyé en qualité de viceroi, et réunit dans sa personne les deux pouvoirs qu'on avait séparés du temps de Cortez.

(r) Herrera, Decad. III, lib. IF, cap. i; lia. VI, cap. 4. B. Diaz, chap. 196. Gomara, Cron. cap. 182.

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