III
1525 Celte séparation même , comme cela était inévitable , devint la source de dissentions continuelles , de chagrins pour Cortez, et d'obstacles à tous ses projets. Comme il n'avait plus d'occasions de déployer ses talents et d'exercer son activité qu'en tentant de nouvelles découvertes, il forma différents plans d'entreprises de ce genre, qui toutes ont le caractère d'un génie hardi et porté au grand. Il avait pensé de bonne heure qu'en s'avançantdans le golfe de la Floride, le long de la cote orientale de l'Amérique septentrionale , on trouverait quelque détroit conduisant à l'océan occidental, ou que, dans l'isthme de Darien , mieux connu, on découvrirait quelque communication entre la mer du Nord et celle du Sud '. Mais, ses espérances ayant été trompées dans l'une et l'autre tentative, il se borna aux expéditions qu'on pouvait faire des ports de la Nouvelle-Espagne sur la mer du Sud. Il y arma successivement différentes petites escadres , dont les unes périrent et les autres revinrent sans avoir fait aucune découverte importante. Las de confier à d'autres la conduite de ses opérations, il se mit lui-même à la tête d'un nouvel armement, et, après avoir beaucoup souffert et essuyé des dangers de toute espèce, il découvrit la grande péninsule de la Californie , et reconnut la plus grande partie du golfe qui la sépare de la Nouvelle- Ci) Cortez, Relat. Ramus. III, 294. B.