‹ Histoire de l'Amérique (volume 3)Chapitre 137 sur 161 · LIVRE CINQUIÈME. ig · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME. ig

près à un service fatigant, fut laissé en garnison 4 51» à Villa -Rica, sous les ordres d'Escalante, officier de mérite et très attaché à Cortez. Le cacique de Zempoalla fournit à l'armée des provisions et deux cents Indiens appelés Tamemès \ chargés de porter les fardeaux , et destinés à tous les travaux serviles. Ils furent d'un grand secours aux Espagnols , qui , dans un pays dépourvu d'animaux domestiques, avaient été jusqu'alors obligés de porter leur bagage et même de tirer à bras leur artillerie. Le cacique offrit à Cortez un corps considérable de ses Indiens; mais le général se contenta d'en prendre quatre cents des plus distingués parmi eux , afin qu'ils pussent lui servir d'otages qui lui répondraient de la fidélité de leur maître. Il ne lui arriva rien de remarquable dans sa route jusqu'à ce qu'il eût atteint les frontières du pays de Tlascala \ Les habitants de cette province , peuples belliqueux , étaient ennemis implacables des Mexicains , et avaient été anciennement alliés des Zempoallans. Quoique moins civilisés que les Mexicains, ils étaient bien plus avancés dans les arts

(i) Suivant Clavigero on les appelait Tlamema ou Tlameme. Voyez la note io3.

(2) Avant d'y arriver , dit Clavigero (Stor. ant. del Messico), Cortez et son armée s'étaient arrêtés à Xocotla ville qui avait une garnison mexicaine; le commandant de cette garnison et le cacique lui conseillèrent de se rendre à Mexico en passant par Cholula ; mais il préféra suivre l'avis des Totonacas qui l'engageaient à prendre la route de Tlascala. (D. L. R.)

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