‹ Histoire de l'Amérique (volume 3)Chapitre 158 sur 161 · LIVRE CINQUIÈME. 54 I · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIÈME. 54 I

tions de ces étrangers presque sans résistance, 4 520 commencèrent à méditer les moyens de chasser ou d'exterminer les Espagnols , et se crurent obligés de venger leurs divinités insultées. Les prêtres et les principaux Mexicains eurent de fréquents entretiens avec Montézuma sur ce sujet. Mais ce prince pouvant être lui-même victime d'une entreprise violente tentée contre les Espagnols tant qu'il serait en leur pouvoir , voulut essayer d'abord des moyens plus doux. Il fit appeler Cortez , et lui dit que les vues des Espagnols en venant au Mexique, comme députés de leur souverain, étant entièrement remplies , c'était la volonté des dieux et le desir des peuples qu'ils quittassent sans délai le pays, qu'il les priait de se préparer à partir, sans quoi il craignait tout pour eux de la part de la nation. Cette proposition et le ton déterminé dont elle fut faite ne permirent pas à Cortez de douter qu'elle ne fût le résultat de quelque grand projet concerté entre Montézuma et ses sujets. Il comprit sur-le-champ qu'il serait plus avantageux de paraître céder au désir du monarque , que de tenter mal à propos de le combattre. Il répondit sans hésiter et sans se troubler qu'il s'était déjà occupé de son retour, mais que , comme il avait détruit les vaisseaux dans lesquels il était arrivé, il lui fallait du temps pour en construire d'autres. On trouva la réponse raisonnable. L'empereur envoya à la Vera-Cruz des ou-

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