‹ Histoire de l'Amérique (volume 4)Chapitre 13 sur 174 · XXIV PREFACE · texte numérisé non relu

XXIV PREFACE

l'attention qu'exige le respect qu'un auteur doit au public, et j'ai cherché à constater, par des citations, l'authenticité de tout ce que j'avance. Plus je réfléchis sur la nature des ouvrages historiques , plus je suis convaincu que cette exactitude est nécessaire. L'historien qui narre les événements de son temps obtient une confiance proportionnée à l'opinion que le public a conçue de sa véracité et des moyens qu'il a eus d'être bien instruit. Celui qui décrit les événements d'un temps éloigné n'a aucun droit à la confiance du public , à moins qu'il ne produise des témoignages à l'appui de ses assertions. Sans ces autorités , il pourra publier des récits amusants , mais on ne dira pas qu'il a écrit une histoire authentique. J'ai été confirmé dans ces sentiments par l'opinion d'un auteur à qui ses recherches laborieuses, son érudition et son discernement ont donné avec justice un rang parmi les premiers historiens de ce siècle 4. Encouragé par son autorité . j'ai publié un catalogue des livres espagnols que j'ai consultés. Cet usage était commun dans le dernier siècle , et on le regardait comme la preuve d'une exactitude louable de la part d'un auteur : aujourd'hui on l'attribuera peutêtre à une vaine ostentation ; mais comme plusieurs de ces livres sont inconnus dans la Grande-Bretagne, les renvois au bas de chaque page auraient occupé trop de place , puisqu'il aurait fallu insérer les titres en entier. Tous ceux qui voudront me suivre dans

(i) M. Gibbon, auteur d'une excellente Histoire de la décadence et de la chute de l'empire romain.

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