‹ Histoire de l'Amérique (volume 4)Chapitre 15 sur 174 · DE M. ROBERTSON FILS · texte numérisé non relu

DE M. ROBERTSON FILS

StJR LES LIVRES IX ET X DE L'HISTOIRE DE l' AMERIQUE.

Le plan originaire de mon père , feu le docteur Robertson , ne comprenait pas seulement l'Histoire de la découverte de l'Amérique et de toutes les conquêtes et colonies des Espagnols ; il embrassait encore l'histoire des établissements anglais et portugais dans le Nouveau-Monde , ainsi que de ceux des autres nations de l'Europe dans les îles des Indes occidentales. Son intention était d'abord de ne publier aucune partie de l'ouvrage avant qu'il ne lût entièrement achevé. Dans la préface de son Histoire d' Amérique , il a donné les raisons qui l'avaient déterminé à se départir de cette résolution , et à publier les deux volumes in-4° qui contiennent l'Histoire de la découverte de l'Amérique et celle du progrès des armes et des colonies espagnoles dans cette partie du globe. Il y dit en même temps qu'il est déjà assez avancé dans son travail sur les colonies anglaises , et annonce son intention de revenir sur cette partie de son ouvrage aussitôt que la fermentation qui agitait

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alors ces colonies serait apaisée , et qu'un gouvernement régulier y serait établi. Divers obstacles Font empêché d'exécuter ce projet.

Durant le cours d'une longue maladie , dont il prévit de bonne heure le terme fatal , le docteur Robertson , avait à diverses fois , brûlé une grande quantité de ses papiers. Mais après sa mort j'ai trouvé cette partie de l'Histoire de l'Amérique anglaise , composée plusieurs années auparavant , telle que je la présente aujourd'hui au public ; elle est entièrement écrite de sa main , comme l'étaient tous ses ouvrages , et aussi correctement qu'aucun de ses manuscrits que j'aie jamais vus. Il a cru sans doute qu'elle méritait d'être conservée , puisqu'elle a échappé aux flammes auxquelles il a livré tant d'autres papiers. Je l'ai lue avec la plus grande attention ; mais , avant de prendre le parti de la publier, ne présumant point assez de mon propre jugement pour m'en rapporter à moi seul , j'ai confié le manuscrit à quelques amis de mon père , qu'il avait l'habitude de consulter. Il a été communiqué aussi à quelques autres personnes au jugement et au goût desquelles j'ai la plus grande confiance , et toutes m'ont encouragé à le donner au public , comme un morceau intéressant en lui-même, et qui n'est au-dessous d'aucun des ouvrages de mon père.

Lorsque j'ai pris ce parti , une considération puissante a contribué à me déterminer. Comme je ne me croyais pas en droit de détruire des papiers que mon père avait cru dignes d'être conservés , et que j'igno-

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rais en quelles mains ils pouvaient tomber un jour, j'ai pensé que, tôt ou tard, ils seraient rendus publics par quelque éditeur pour qui la réputation de l'auteur serait moins sacrée que celle d'un père ne Test pour moi , et qui pourrait se permettre des altérations et des additions , et donner le tout au public comme authentique. Je donne ici l'ouvrage de mon père tel qu'il est sorti de ses mains , sans aucune altération , addition ou correction.

William Robertson.

A Edimbourg, Queen-street , avril 1796.

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