LIVRE SECOND
découverte dont ils espéraient recueillir pour leurs ^93 royaumes les plus grands avantages '. Ils donnèrent à Colomb les marques les plus éclatantes de la reconnaissance et de l'admiration que leur inspiraient son courage et ses travaux. Il fut confirmé , lui et ses héritiers , par des lettres - patentes , dans tous les privilèges stipulés dans le traité de Santa -Fé. Sa famille fut anoblie. Le roi, la reine, et , à leur exemple , tous les courtisans , le traitèrent en toute occasion avec les égards réservés aux personnes du plus haut rang. Mais ce qui satisfit plus que toutes ces faveurs cet esprit actif et entreprenant, toujours occupé de grands objets, ce fut l'ordre d'équiper promptement une flotte avec laquelle il pût, nonseulement s'assurer la possession des pays qu'il avait déjà découverts, mais aller encore a la recherche de ces contrées plus riches qu'il se flattait toujours de découvrir2.
Tandis que ces préparatifs se faisaient, le bruit Étonnement de l'expédition et des découvertes de Colomb se lue cause,,t
ses decouver-
répandait et attirait l'attention de toute l'Europe. teSt La multitude , frappée d'étonnement en entendant dire qu'on avait découvert un nouveau monde , ne pouvait croire une chose si fort au-delà de la sphère des idées communes. Les hommes instruits, capables de concevoir toute l'importance de ce grand événe-
(t) Voyez la noté 22.
(2) Fie de Colomb, chàp. 42, 43. Herrera, Decad. I, lïb. II, cap. 3.