IV
Procès au Le procès intenté par-devant le tribunal du banc tnjuna u ju ro^ ne £ut long. Il fut terminé, comme il
banc du roi, * ° 7
et dissolution était ordinaire sous ce règne, par une décision
de la compa- parfaitement conforme au désir du monarque. La
charte fut annulée, la compagnie dissoute, et tous
les droits et privilèges qui lui avaient été conférés
remis à la couronne dont ils émanaient ' .
Défauts dans Quelques écrivains, et en particulier Stith, le
piemieie i^ e'cjaire; et \e mieux instruit des historiens de la
constitution ■
des colonies. Virginie , parlent de la dissolution de la compagnie comme d'un événement très désastreux pour la colonie. Animés pour la liberté , de cette passion commune dans un siècle où les principes en étaient mieux connus que sous le règne de Jacques, ces écrivains ont vu les procédés violents et arbitraires de ce prince avec une si grande indignation, que leur horreur pour les moyens qu'il employa pour accomplir son dessein semble les avoir rendus incapables de juger les effets avec discernement et avec candeur. Il n'y a peut-être aucun mode de gouverner une colonie naissante , plus ennemi de sa liberté, que la domination d'une corporation privilégiée , revêtue de tous les pouvoirs que Jacques lui-même avait conférés à la compagnie des aventuriers de Virginie. Pendant plusieurs années, les colons purent difficilement se regarder autrement que comme des serviteurs de la compagnie , nourris
(i)Rymer, vol. XVII, p. 618, etc. Chalmers, p. 62.