‹ Histoire de l'Amérique (volume 5)Chapitre 112 sur 175 · LIVRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIÈME

obtenir, et le crédit et l'exemple d'un gouverneur populaire à la fois et passionnément dévoué aux intérêts de son souverain, concoururent à les maintenir dans une inviolable fidélité pour Charles Ie'. Même après que la monarchie eut été abolie , que le roi d'Angleterre eut porté sa tête sur l'échafaud et que son fils eut été banni, l'autorité de la couronne continua d'être reconnue et respectée en Vir- 4 650 ginie. Irrité de cette insulte à son pouvoir, le parlement porta un acte par lequel il fut déclaré que , la colonie de Virginie ayant été établie par le peuple anglais et à ses frais , elle était subordonnée et soumise à la république d'Angleterre , et tenue d'obéir à toutes ses lois , et aux règlements faits ou à faire par le parlement; qu'au lieu de cette soumission, les colons s'étaient soustraits à l'autorité de la république, et s'étaient mis contre elle en révolte ouverte ; qu'en conséquence , ils étaient déclarés traîtres et rebelles notoires, et leurs ports interdits, non-seulement aux vaisseaux anglais , mais à tous vaisseaux étrangers, et tout commerce avec eux désormais défendu.

Les effets , en ce siècle , suivaient de près les me- Le parlement naces. Les efforts d'un gouvernement ardent à sou- ,*? ,?• gl?e"e

D a la Virginie.

tenir sa dignité furent prompts et vigoureux; une forte escadre, avec un corps considérable de troupes de terre, furent envoyés pour réduire lesVirginiens. Après avoir soumis à la république les Barbades et

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quelques autres îles , l'escadre entra dans la baie de 4G51 Chesapeak. Berkeley, avec plus de courage que de prudence , fît prendre les armes à la colonie pour s'opposer à cette attaque, mais il ne put soutenir long-temps une lutte si inégale. Sa courageuse résistance obtint cependant des conditions favorables au peuple soumis à son gouvernement ; une amnistie entière fut accordée pour tous les faits passés. La Virginie Les colons reconnurent la république , et furent est forcée de a(jmjs ^ la participation de tous les droits de ci-

reconnaître la »

république, toyens1. Berkeley, ferme dans ses principes de fidélité et de loyauté , dédaigna de faire pour lui-même aucune stipulation; et, déterminé à finir ses jours loin du pays où siégeait un gouvernement qu'il détestait, il continua de résider en Virginie en homme privé , aimé et respecté de tous ceux sur lesquels il avait auparavant exercé son autorité.

Gênes im- Non contente d'avoir soumis les colonies , la ré- ' au, publique porta son attention vers les moyens les

commerce de 1 T- * J

la colonie, plus efficaces de les retenir dans la dépendance de la métropole , et d'assurer à celle-ci les bénéfices d'un commerce qui prenait tous les jours de l'accroissement. Dans cette vue, le parlement fit deux lois; par la première, il interdit expressément tout commerce entre les colonies et les pays étrangers ; par la seconde, il fut ordonné qu'aucune production

(i) Thurlow's Stale-Papers , I, 197. Chalmer's Annals, p. 1 12. Beverley's Hisl., p. 53.

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