acte
besoin1. Enfin, la législature anglaise poussa ces maximes encore plus loin; car, comme l'acte de navigation avait laissé aux colons la liberté d'exporter les marchandises dénombrées d'une colonie à l'autre sans payer aucun droit, elles furent encore soumises dans cette destination à une taxe équivalente à celle qu'elles supportaient en Angleterre à leur consommation'.
Effets de cet par l'ensemble de ces règlements , le projet d'assurer à l'Angleterre le monopole du commerce avec ses colonies, et de fermer tous les autres canaux dans lesquels il eût pu se détourner, se trouva perfectionné et réduit en un corps de système complet. D'un coté de l'Atlantique , ces règlements ont été comme le chef-d'œuvre de la sagesse humaine en politique, et considérés comme la grande charte du commerce de la nation, à qui elle doit toute son opulence et tout son pouvoir. De l'autre coté des mers, on les a eus en horreur comme un code d'oppression suggéré par l'avidité mercantile plutôt que par les vues d'une sage législation. J'examinerai au long dans une autre partie de cet ouvrage laquelle de ces opinions opposées est la mieux fondée ; mais , en écrivant l'histoire des établissements anglais en Amérique , j'ai dû rapporter avec exactitude la marche progressive de ces lois gênantes , parce que
(i) i5c année de Charles II, c. 7.
(2) 25e année de Charles II, c. 7.