‹ Histoire de l'Amérique (volume 5)Chapitre 121 sur 175 · LIVRE DIXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIEME

Lorsque Jacques Ier, en 1606, fit, à deux com- Histoire de pagnies commerçantes formées de ses sujets la con- co onie

r &. * % J Nord et de la

cession magnifique dont j'ai déjà parlé de la vaste compagnie de région de l'Amérique septentrionale comprise entre Plymouth. le trente-quatrième et le quarante-cinquième degré de latitude, il plaça la résidence de l'une à Londres, et celle de l'autre à Plymouth. La première fut autorisée à faire ses établissements dans la partie sud , et la seconde , dans la partie nord de cet immense territoire, alors appelé du nom général de Virginie. Cette disposition semble avoir été faite d'après l'idée de quelque spéculateur, qui, cherchant à répandre l'esprit d'industrie de la nation, voulut donner deux centres au commerce qui allait s'ouvrir, l'un sur la côte orientale de notre île, l'autre sur la côte de l'ouest. Mais la situation de Londres lui donne de tels avantages que la plus

grande partie des capitaux et la plus grande activité du commerce y ont toujours été concentrées. Au commencement du dernier siècle, la supériorité de la métropole , à ces deux égards , était si marquée que , quoique les pouvoirs et les privilèges conférés par le roi aux deux coinpaguies fussent exactement les mêmes, la compagnie établie à Plymouth demeura bien au-dessous de ^celle de Londres pour la vigueur des efforts et le succès des opérations respectives ; dans la carrière qu'elles avaient l'une et l'autre à parcourir, toutes les tentatives de la compagnie de Plymouth furent faibles et sans succès , quoiqu'elle fût soutenue par le zèle patriotique de sir John Popham, premier juge d'Angleterre, de sir Ferdinando Gorges, et de quelques autres particuliers recommandables des comtés de l'ouest. 4G06 Le premier vaisseau armé par la compagnie fut

pris par les Espagnols. En l'année 1607, un faible

tentative pour r r r o / 7

un établisse- établissement fut fait à Sagahadoc; mais la rigueur ment sur la ju c]jmat }e f]t bientôt abandonner, et, pendant

côte du nord. i 1

quelque temps, on ne tenta plus que quelques

voyages, qui n'eurent d'autre but que la pêche au

Smith par- oap Cod , ou un misérable trafic avec les naturels

côte et 1 " c^e ^a c°te 7 Pour en av°ir des pelleteries et de l'huile donne le nom de poisson. L'un des vaisseaux équipés dans cette de Nouvelle- vue ^tajt commandé par le capitaine Smith, dont

Angleterre. l L

4Qm le nom a été si souvent cité avec distinction dans l'histoire de la Virginie. Son expédition fut heu-

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