LIVRE DIXIÈME. 2/J
reusc et lucrative ; mais son esprit entreprenant ne pouvait se borner à des objets aussi fort au-dessous de lui, que les petits détails d'un tel commerce. Il employa une partie de son temps à explorer la cote et à dessiner ses baies et ses havres; à son retour, il en mit la carte sous les yeux du prince Charles, et, avec l'exagération familière aux voyageurs qui découvrent des pays nouveaux, il fit de ceux-là une description si séduisante, que le jeune prince, dans la chaleur de son enthousiasme, déclara qu'ils seraient appelés Nouvelle- Angleterre ', nom qui effaça celui de Virginie, et par lequel ils continuent d'être distingués.
Le compte favorable que Smith rendit du pays , ainsi que le succès de son voyage, semblent avoir Première encouragé dès lors quelques aventuriers à suivre ce tenlative d e~
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commerce sur la cote de la Nouvelle-Angleterre maiheureuse. avec une plus grande activité : mais ces motifs ne donnèrent pas à la compagnie languissante de Plymouth assez d'énergie pour faire une nouvelle tentative afin d'y établir une colonie permanente. Il faut autre chose que la perspective d'un gain à venir pour eux-mêmes, ou des avantages que leur pays pourra en retirer un jour, pour engager des hommes à quitter le sol qui les a vus naître , à se transporter dans une autre partie du globe, à braver les intempéries d'un climat auquel ils ne sont pas
(i)Smith'sTravels, BookVI,p. 2o3, etc. Purchas, IV, p. 1837. Voyez la note 6 x .