LIVRE DIXIEME
furent jamais formés en corps politique par une formée en
charte royale '. A la différence de tous les autres corpspolltl~
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établissements en Amérique , cette colonie dans cet ciiar{c.
état doit être considérée comme une association volontaire , tenant sa consistance du consentement tacite de ses membres à reconnaître l'autorité des lois , et à se soumettre à une magistrature organisée et choisie par eux-mêmes. Elle resta ainsi indépendante, mais faible jusqu'à ce qu'elle fût réunie à une colonie voisine plus puissante, celle de la baie de Massachusets dont je vais dire maintenant l'origine et les progrès.
La première compagnie de Plymouth n'étant pas Établisse
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encore parvenue a former aucun établissement so- consejuepiy lide en Amérique, Jacques Ier, en 1620, émit une mouih. nouvelle charte en faveur du duc de Lenox, du marquis de Buckingham et de plusieurs autres personnes de marque dans sa cour. Il leur donnait droit en Amérique sur une plus grande étendue de territoire que celle qui avait été concédée aux premiers patentés. Il les constituait en corps politique, à l'effet d'établir des colonies, et leur conférait une autorité et une juridiction semblables à celles qu'accordaient ses chartes aux compagnies de la Virginie du nord et de celle du sud. Cette société fut distinguée par le nom de grand conseil de Plymoulh pour coloniser et pour gouverner la Nouvelle- An-
(i) Ibid,,p. 97, 107.
l66 HISTOIRE DE l'aMÉRIQUE.
gleterre. Les écrivains du temps ne nous apprennent pas quelles considérations d'utilité publique purent engager le roi à charger d'une telle entreprise des gens en apparence si peu propres à la bien conduire, ni quelle vue d'avantage particulier portèrent ces mêmes personnes à s'y engager; mais il est certain que ces deux vues, si on les a eues, furent également trompées, et qu'après différents plans formés, toutes les tentatives des nouveaux associes demeurèrent sans succès.
Projet d'une La Nouvelle- Angleterre serait demeurée encore
nouvelle colo- j t . • i a . • • f
déserte, si les mêmes causes qui avaient amené
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l'émigration des Brownistes n'avaient pas continué d'agir. Malgré la violente persécution à laquelle les puritains de toutes les nuances étaient toujours en butte en Angleterre, leur nombre s'augmentait, et leur zèle s'échauffait tous les jours davantage. Comme ils désespéraient d'obtenir dans leur propre pays aucun adoucissement aux lois pénales portées contre leur secte , plusieurs d'entre eux commencèrent à chercher un asile où ils pussent professer leurs opinions librement et sans danger. L'exemple de la tranquillité qu'avaient trouvée leurs frères à la Nouvelle-Plymouth, leur fît espérer qu'ils auraient un asile semblable à la Nouvelle- Angleterre; et, par les soins actifs de M. White, ministre non conformiste à Dorchester, il se forma une associalion de plusieurs citoyens, imbus de la doctrine