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quelles ils furent incorporés , et ils perdirent leur nom comme nation distincte.
Dans ce premier essai de leurs armes, les colons Cruautés de la Nouvelle-Angleterre semblent avoir été con- excrcecs con
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duits par des officiers braves et intelligeuts, et avoir diens.
déployé, comme soldats, beaucoup de courage et de patience ; mais ils souillèrent leurs lauriers par l'abus qu'ils firent de la victoire. Au lieu de traiter lesPequods comme un peuple indépendant qui avait combattu courageusement pour sa propriété et la liberté de son pays, ils leur firent éprouver toutes les barbaries que les Américains exerçaient entre eux dans la guerre; ils en massacrèrent quelquesuns de sang froid; ils en abandonnèrent d'autres aux sauvages leurs alliés pour les torturer à leur plaisir; ils en vendirent un grand nombre comme esclaves aux Bermudes , et réduisirent le reste à la même condition parmi eux \
Quelque répréhensible que cette conduite des An- Nouvelles glais soit à tous les veux, leurs efforts vigoureux émigrations
° . . . d Angleterre.
dans cette campagne décisive remplirent toutes les tribus sauvages environnantes d'une si haute opinion de leur valeur, qu'elle assura une longue tranquillité à leurs établissements. En même temps l'oppression exercée en Angleterre par le gouvernement contribuait à accroître leur population et
(i) Hutchinson, p. 58, 76, etc. Mather, Magnai, b. VIl,c. 6. Hub~ Lard's Stale of N. Eng. , p. 5, 116, etc.
leur force, en obligeant beaucoup de citoyens respectables de rompre eux-mêmes les doux liens qui attachent les hommes au pays de leur naissance, pour chercher un refuge dans une contrée du Nouveau-Monde qui jusqu'à ce moment ne pouvait les attirer que par la seule espérance d'y trouver un asile Prohibées contre la tyrannie. Le nombre de ces émigrants par une pre-- croissant toujours attirait l'attention du gouverne-
clamation du J D
roi. ment, qui en fut si effrayé, que le roi, par une
proclamation , défendit à tout maître de navire d'embarquer des passagers pour la Nouvelle -Angleterre sans une permission spéciale. En beaucoup d'occasions cette défense fut éludée ou violée sans scrupule : malheureusement pour le roi , elle ne fut que trop bien exécutée en une circonstance. Sir Arthur Haslerig , John Hampden, Olivier Cromwell , et quelques autres personnes qui partageaient leurs principes et leurs sentiments , impatients de jouir de la liberté civile et religieuse qu'ils travaillaient en vain à obtenir dans leur patrie , avaient frété quelques navires pour les porter à la Nouvelle- Angleterre. Un ordre du conseil mit un embargo sur ces bâtiments comme ils étaient prêts de mettre à la voile; et Charles, bien éloigné de soupçonner que la révolution prochaine dans ses royaumes serait excitée et conduite par des personnes d'un état si peu marquant dans la société, retint sans le savoir, par force, des hommes destinés à renverser