‹ Histoire de l'Amérique (volume 5)Chapitre 154 sur 175 · LIVRE DIXIÈME 3oQ · texte numérisé non relu

LIVRE DIXIÈME 3oQ

impétueux qui se plaît à arriver à ses fins par des moyens extraordinaires. Il proposa aux habitants de la Nouvelle- Angleterre d'aller s'établir dans cette île, et employa auprès d'eux tous les arguments qu'il crut capables de les y faire consentir. Il s'efforça d'exciter leur zèle religieux , en leur représentant quel coup fatal ce serait pour Y homme de péché, s'il voyait au milieu de ses domaines du Nouveau-Monde une colonie de fidèles établie. Il chercha à les séduire par la perspective de richesses immenses dans un pays fertile, où l'industrie du cultivateur serait récompensée par toutes les productions précieuses de la zone torride; et il leur exprima son désir ardent qu'ils prissent possession de cette terre , pour accomplir la parole de Dieu , qui avait promis de faire de son peuple la tête et non pas la queue. Il les assura qu'il les soutiendrait de toute son autorité , et qu'il mettrait entièrement dans leurs mains tous les pouvoirs du gouvernement. Mais, à cette époque, les colons étaient attachés à un pays où ils résidaient depuis plusieurs années, et où, sans être parvenus à l'opulence , ils jouissaient déjà abondamment des aisances de la vie; et ils redoutaient si fort le climat malsain des Indes-Occidentales, qui avait été funeste à un grand nombre d'Anglais, qui s'étaient d'abord établis à la Jamaïque qu'ils se défendirent dans les termes iv. 20

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les plus respectueux d'accéder aux propositions du protecteur ! .

(t) Hulclùnson, p. 190 , etc. Chalmers, p. 188.

Malgré la protection que Cromvcll accordait aux colons anglais en Amérique, il est cependant l'auteur dû fameux acte tic navigation (28 septembre 1660) destiné à encourager et à augmenter la marine anglaise au détriment de celle de la Hollande , et qui restreignit beaucoup le commerce des colonies ; puisqu'il défendait aux Anglo-Américains d'expédier la plupart de leurs articles les plus précieux à d'autres ports qu'à ceux de l'Angleterre , et qu'il fallait que ce fût dans des navires du même pays dont le maître et les trois quarts de l'équipage au moins fussent anglais. (D. L. R.)

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