FIN DU LIVRE DIXIEME ET DERNIER
Note 1, page 7.
« Malgré les graves accusations portées contre les Espagnols, dit M. de Navarrete, dans son introduction à la Collection des voyages et découvertes des Espagnols depuis lajin du XVe siècle, ils n'ont pas été ceux qui, dans les conquêtes d'outre-mer, ont le plus dépassé les limites que prescrivent l'humanité et les lois de la guerre. Lorsque les Anglais conquirent le Ganada et les pays qu'on nomme aujourd'hui les Etats- Unis, ont-ils mieux traité les Indiens qui les habitaient alors? Ont-ils montré plus d'humanité aux habitants de la Jamaïque, et leur ont-ils fait éprouver un traitement plus doux? Et, pour se rendre maîtres de 1 Indostan, n'ont-ils pas exterminé aussi avec le fer et le feu (M. de Navarrete aurait pu ajouter et en organisant des famines factices, ainsi que cela a été démontré dans le procès d'Hastings) des millions d'anciens habitants de ces contrées? Et les Français, les Hollandais, les Portugais, qu'ont-ils fait pour s'emparer des colonies qu'ils possèdent, ou ont possédées dans les deux hémisphères? Où est la race indigène dans les colonies fondées par les Européens dans le Nouveau- Monde? Qu'on observe avec surprise , que s'il en est
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où elle subsiste encore , c'est dans les colonies espagnoles du continent américain; c'est-là, qu'outre les tribus sauvages non conquises et les Indiens marons enfoncés dans l'intérieur de ces possessions, il existe destpeuples* entiers et beaucoup d'autres composés, dans la presque totalité, d'anciens et véritables Indiens. »
Les observations et les calculs d'un observateur aussi judicieux qu'impartial, M. le baron de Humboldt, confirment une partie des assertions de M. de Navarrete.
11 résulte , en effet , des tableaux insérés dans le troisième volume de la Relation historique du voyage aux régions équinoxiales du nouveau continent , fait de 1799 à 1804, publié en 1825, que sur 16,910,000 habitants de l'Amérique espagnole, il y a :
7,530,000 Indiens,
5,328,000 races mélangées,
3,276,000 blancs,
776,000 Noirs , race africaine ,
16,910,000 Nombre égal.
Tandis que , suivant le même voyageur, les Indiens des autres parties de l'Amérique ne s'élèvent en totalité qu'à. . . . 1,080,000 individus, dont:
200,000 ... au Brésil (Indiens enclavés du Rio Négro, Rio Rianco et de l'Amazone.)
ET ÉCLAIRCISSEMENTS. 3l3
2(>0,000 . . . Report.
400,000. . . Indiens indépendants , à l'est et à
l'ouest des montagnes Rocheuses, sur
les frontières du Nouveau-Mexique ,
des Mosquitos, etc.
420,000. , . Indiens indépendants de l' Amérique
du Sud,
1,080,000. . . nombre égal,
et les races mélangées , à 910,000 individus, dont:
890,000. . . au Brésil et aux Etats-Unis, 20,000. . . dans les Guyanes anglaise , hollandaise et française.
910,000. . . nombre égal.
Il faut ajouter, pour être justes et impartiaux, que le grand écrivain que nous venons de citer, en parlant de la population des Antilles espagnoles, qu'il évalue à 943,000 individus, dont :
281,400 esclaves noirs et quelques mulâtres, 319,500 libres de couleur, mulâtres et noirs, 342,100 blancs,
943,000 nombre égal;
ne fait pas mention des Indiens , d'où l'on peut conclure qu'il pense que leur race a été complètement anéantie dans ces îles; quoique, dans un autre tableau, il élève à 197,000 les individus des races mélangées de noir, blanc et indien, mulâtres, mestizos,
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Zambos et mélange de mélanges des îles de Cuba et Porto-Rico; mais aussi il ne fait pas mention non plus d'Indiens dans les Antilles appartenant aux autres nations de l'Europe. (D. L. R.)
Note n, page 9.
Le P. Torribio de Benevente ou Motolinea a assigné dix causes à la dépopulation rapide du Mexique, auxquelles il donne le nom des dix fléaux. Il y en a plusieurs qui ne sont pas particulières à cette province seulement. 1° L'introduction de la petite-vérole. Cette maladie fut portée pour la première fois dans la Nouvelle-Espagne, en 1520, par un esclave nègre de la suite de Narvaez : Torribio assure que la moitié du peuple des provinces où régna cette maladie en mourut. A cette mortalité , occasionée par la petite-vérole , Torquemada ajoute les effets destructifs des deux maladies contagieuses qui régnèrent en 1545 et 1576. Huit cent mille hommes périrent par la première, et plus de deux millions par la seconde, suivant un calcul exact fait par ordre des vice-rois. Mon. Ind. tom. I>pag. 642. La petite-vérole ne fut introduite dans le Pérou que plusieurs années après l'invasion des Espagnols , mais fut très fatale aux naturels du pays. Garcia, Origen, pag. 88. 2° Le nombre de ceux qui furent tués ou qui périrent de besoin pendant la guerre avec les Espagnols , surtout pendant le siège de Mexico. 3° La grande famine qui suivit la réduction de Mexico , parce que le peuple des deux: partis avait également négligé de cultiver les
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terres ; ce qui arriva dans toutes les autres contrées conquises par les Espagnols. 4° Les charges onéreuses imposées par les Espagnols aux Indiens de leurs repartimientos. 5° Le poids oppressif des taxes qu'ils n'étaient pas en état de payer, et dont ils ne pouvaient espérer aucune exemption. 6° Le grand nombre d'Indiens employés à rassembler l'or que les torrents charrient des montagnes ; on les forçait à quitter leurs habitations sans aucune provision pour leur subsistance , et on les exposait à toute la rigueur du froid dans ces régions élevées. 7° Les travaux immenses pour rebâtir Mexico , que Gortez pressa avec tant d'ardeur, qu'il en résulta la mort d'un nombre incroyable d'Indiens. 8° Le nombre d'hommes condamnés à l'esclavage sous différents prétextes, et employés à exploiter les mines d'argent. Ces malheureux, marqués par leurs maîtres avec un fer chaud , comme le bétail , étaient conduits par troupeaux dans les montagnes. 9° La nature du travail auquel ils y étaient soumis, les vapeurs malfaisantes de ces mines, la froideur du climat et le manque de vivres , furent si funestes, que Torribio assure que la campagne autour de plusieurs de ces mines , principalement près de Guaxago , était couverte de corps morts , que l'air était corrompu par leur puanteur, et que la quantité des vautours et des autres oiseaux de proie était si grande , que leur nombre obscurcissait le soleil. 10° Les Espagnols, dans leurs différentes expéditions et dans leurs guerres civiles, firent périr un grand nombre d'Indiens en les forçant de les servir comme
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tamémes ou porte-faix. Cette dernière espèce d'oppression fut surtout fatale aux Péruviens. La quantité d'Indiens qui périrent pendant l'expédition de Gonzalez Pizarre, dans les provinces qui sont à l'est des Andes, peut donner une idée de ce qu'ils ont souffert, et faire juger combien leur nombre diminua. Torribio, manuscrit. Corita, dans sa Brève y summaria relation , éclaircit et confirme plusieurs observations de Torribio, auxquelles il renvoie les lecteurs. Manuscrit entre les mains de l'auteur.
Note ni, page 9.
Montesquieu même a adopté cette idée, lib. VIII ', chap. 18 ; mais le désir qu'avait ce grand homme d'établir un système l'a rendu quelquefois peu attentif dans ses recherches , et son génie trop ardent lui a fait quelquefois négliger plusieurs causes aussi évidentes que solides.
Note iv, page 10.
On en trouve une preuve convaincante dans le testament d'Isabelle , où elle montre la plus tendre sollicitude que les Indiens soient traités d'une manière douce et humaine. Ces louables sentiments de la reine ont été adoptés dans les lois publiques d'Espagne, et servent d'introduction aux règlements contenus sous le titre de Bon traitement des Indiens. Recopil. lib. VI, tit. 10.
Note v, page i3.
Presque un tiers du septième titre du premier livre
de la Recopilacion , qui contient les règlements touchant les pouvoirs et les fonctions des archevêques et des évêques, roule sur l'obligation qui leur est imposée comme protecteurs des Indiens , et parle de tous les cas où il est de leur devoir de les protéger contre l'oppression, tant dans leurs propriétés que dans leurs personnes. Non-seulement ils sont chargés par les lois de cette fonction , aussi humaine qu'honorable , mais ils l'exercent en effet.
Je pourrais en citer des preuves sans nombre , tirées des auteurs espagnols ; mais je préfère de m'en rapporter à Gage, qui était peu disposé à accorder au clergé romain un mérite auquel il n'aurait pas eu droit. Sarvcy,pag. 142, 192, etc. Henri Hawks, négociant anglais , qui pendant cinq ans a résidé dans la Nouvelle-Espagne , avant l'année 1572, rend le même témoignage favorable au clergé romain. HackluytyIII, p. 466. Une loi donnée par Charles-Quint autorise non-seulement les évêques , mais tous les ecclésiastiques, en général , à informer et avertir le magistrat civil , dans le cas où quelque Indien serait privé de sa liberté et de ses droits. Recopil. lib. VI, tit. 6 , lib. 14; ce qui les constituait protecteurs en titre des Indiens. Il y a eu des ecclésiastiques espagnols qui ont refusé l'absolution à ceux de leurs compatriotes qui possédaient des encomiendas etregardaientles Indiens comme des esclaves , ou qui les employaient à l'exploitation des mines. Gonzal. Davil. Teatro eccles. I, pag. 157.
Note vi, page i5.
Suivant Gage , Chiapa-dos-Indos contient quatre mille familles , et il en parle comme d'une des villes indiennes les plus peuplées de l'Amérique. Pag. 104.
Note vu, page î".
Il est très difficile de se procurer un état exact de la population des royaumes de l'Europe où la police est la pluspar faite , et où les sciences ont fait les plus grands progrès. Dans l'Amérique espagnole, où les connaissances sont encore au berceau , et où peu d'hommes ont le loisir de se livrer aux recherches de pure spéculation, on a fait peu d'attention à cet objet. Cependant, en 1 741, Philippe V ordonna aux vice-rois, et aux gouverneurs des différentes provinces de l'Amérique 3 de faire un dénombrement des habitants de leurs districts, et d'envoyer un état de leur nombre et de leurs occupations ; en conséquence de cet ordre , le comte de Fuen-Glara, vice-roi de la Nouvelle-Espagne, chargea don Jos.-Ant. de Villa-Signor y Sanchcz d'exécuter cette commission dans la Nouvelle-Espagne. Villa-Signor publia le résultat de ses recherches dans son Teatro Americano , d'après les rapports des magistrats des différentes provinces , et d'après ses propres observations et la longue communication qu'il avait eue avec la plupart des provinces. Son travail est néanmoins imparfait : des neuf diocèses dans lesquels l'empire du Mexique est divisé , il n'a publié de renseignements que sur cinq, savoir l'archevêché de Mexico et les évêchés de Los-Angeles, de Mechoacan ,
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d'Oaxaca et de la Nouv. -Galice. Il n'a fait aucune mention des évèchés de Yucalan , de Verapaz, de Ghiapa et de Guatimala, quoique les deux derniers renferment des pays dans lesquels la race des Indiens est plus nombreuse que dans aucune autre partie de la Nouvelle- Espagne. Dans son examen du diocèse fort étendu de la Nouvelle-Galice , il décrit bien la situation des différents villages indiens; mais il ne spécifie le nombre des habitants que d'une petite partie de ce diocèse. Les Indiens de cette vaste province, dans laquelle la puissance des Espagnols est encore imparfaitement établie, ne sont pas enregistrés avec la même exactitude que dans les autres parties de la Nouvelle-Espagne. Suivant Villa-Segnor, voici Tétat actuel de la population dans les cinq diocèses nommés ci-dessus, tant pour les Espagnols que pour les Nègres, les Mulâtres et les Métis:
Familles.
Mexico 105,202
Los-Angeles 30,600
Mechoacan 30,840
Oaxaca 7,296
Nouvelle-Galice 16,770
190,708 A raison de cinq personnes par famille , le nombre total est de 953,540
Nombre des familles indiennes dans le diocèse de Mexico 119 51 H
Report. . . . 110,511
Los-Angeles 88,240
Mechoacan 36,196
Oaxaca 44,222
Nouvelle-Galice 6,222
Total. . . . 294,391
En supposant cinq personnes par famille, le nombre total est de 1,471,955. Nous pouvons compter avec d'autant plus de certitude sur le calcul du nombre des Indiens, qu'il est pris de la matricule ou du registre suivant lequel on levait le tribut qu'ils payaient. Puisque des neuf diocèses on en a omis totalement quatre, et le dénombrement de la Nouvelle- Galice n'a été fait que très imparfaitement, nous pouvons en conclure que le nombre des Indiens dans l'empire du Mexique va au-delà de deux millions.
Le calcul du nombre des Espagnols ne parait pas être si exact. En parlant de beaucoup de lieux Yilla- Segnor remarque en termes généraux, que plusieurs Espagnols, Nègres et Métis y résident, sans spécifier leur nombre. C'est pourquoi, si nous tenons compte de tous ces habitants et de ceux qui demeurent dans les quatre diocèses qu'on a omis, le nombre des Espagnols et des individus de races mêlées peut probablement monter à un million et demi. Dans quelques endroits , Villa-Segnor distingue les Espagnols des trois races inférieures de Nègres, de Mulâtres cl de Métis, et indique leur nombre séparément; mais eu général il les joint ensemble. Cependant par la
proportion observée dans les endroits où le nombre de chaque espèce est marqué , ainsi que par le détail de l'état de la population dans la Nouvelle-Espagne donné par d'autres historiens, il est manifeste que le nombre des Nègres et des habitants de race mêlée , excède de beaucoup celui des Espagnols. Peut-être ne doit-on pas porter ces derniers à plus de cinq cent mille contre un million des autres.
Quelque défectueux que soit ce calcul, il ne m'a cependant pas été possible de me procurer des renseignements assez exacts sur le nombre des habitants du Pérou, pour former des conjectures aussi satisfaisantes sur l'état de sa population. J'ai appris qu'en 1761, le protecteur des Indiens, dans la vice-royauté du Pérou, comptait qu'il y en avait 612,780, qui payaient le tribut au roi. Comme toutes les femmes et tous les mineurs étaient exempts de cette taxe , dans le Pérou, on peut supposer que lejiombre total des Indiens devait s'élever à 2,449,120. Manuscrit entre les mains de l'auteur.
Je vais parler d'une autre méthode de calculer ou du moins de faire des conjectures touchant l'état de la population de la Nouvelle-Espagne et du Pérou. Suivant un état que j'ai lieu de croire exact, le nombre des copies de la bulle de la Croisade , envoyées au Pérou à chaque nouvelle publication , est de 1,171, 953, etpourlaNouvelle-Espagne,de2, 649, 326. On m'a dit qu'il n'y a qu'un petit nombre d'Indiens qui achètent la bulle , et qu'on la vend principalement aux Espagnols et aux habitants de race mêlée ;
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de sorte que suivant cette manière de calculer, le nombre des Espagnols et des races mêlées monterait à trois millions.
Le nombre des habitants de plusieurs villes de l'Amérique espagnole, peut nous donner quelque idée de l'étendue de la population, et corriger l'idée peu exacte, mais commune qu'on a, dans la Grande-Bretagne, du faible et misérable état de ces colonies. La ville de Mexico contient au moins 150,000 habitants; Los Angeles plus de 60,000, tant Espagnols qu'habitants de race mêlée: Villa-Segnor, pag. 247. Guadalaxara contient au-delà de 30,000 âmes, sans compter les Indiens: ibîd., lib. M, pag. 206. Il y en a 54,000 à Lima: D. Cosme Bueno, Descr. delPeru, 1764. Carthagène en contient 25 ,000; Potosi 25 ,000: Bueno, 1767 : Popayanplus de 20,000 : Ulloa, l,pag. 287. Les villes du second rang sont plus peuplées encore. Les villes et les établissements les plus florissants des autres nations européennes en Amérique ne peuvent entrer en comparaison avec ceux-ci.
Tels sont les calculs de la population de plusieurs villes, que j'ai trouvé répandus dans des écrivains que j'ai jugés dignes de foi. Mais je me suis procuré un dénombrement des habitants des villes de la province de Quito, sur l'exactitude duquel je puis compter, et que je communique au public, tant pour satisfaire sa curiosité que pour rectifier les notions erronées dont j'ai» parlé. Saint-François de Quito contient de 50 à 60 mille habitants de différentes races. Outre la ville il y a dans le corregimicnto vingt-neuf cures établies
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dans les principaux villages , lesquelles ont chacune de plus petits hameaux qui en dépendent, dont les habitants sont presque tous Indiens ou Métis. 11 y a environ six à huit mille âmes à Saint-Jean de Pasto, outre vingt-sept villages qui en dépendent. On compte à Saint-Michel d'ibarra 7 ,000 habitants et dix villages. Le district de Havaîa contient de 18 à 20,000 âmes, celui de Tacunna 10 à 12,000; celui d'Ambato 8 à 10,000, et seize villages. La ville de Riobamba 16 à 20,000, et neuf villages. Le district de Chimbo 6 à 8,000; la cité de Guayaquil de 16 à 20,000, et quatorze villages. Le district dAtuasi environ 5 à 6,000 et quatre villages. La ville de Cucnça 25 à 30,000, et neuf villages fort peuplés. La ville de Laxa 8 à 10,000 et quatorze villages. Cette population, quoique médiocre, si Ton considère la vaste étendue du pays, est bien plus considérable qu'on ne le supposait communément. J'ai oublié de dire en son lieu que Quito est la seule province de l'Amérique espagnole qu'on puisse appeler un pays de manufacture : on y fabrique des chapeaux, des étoffes de coton et des draps grossiers , en assez grande quantité pour suffire nonseulement à la consommation de la province, mais pour fournir un article considérable d'exportation dans les autres parties de l'Amérique espagnole. Je ne sais si l'on doit regarder l'industrie singulière de cette province comme la cause ou comme l'effet de sa population ; mais la passion pour tout ce qui vient de l'Europe est si grande parmi les fastueux habitants du Nouveau-Monde , que l'on m'a assuré que les ma-
$ll\ NOTÉS
nufactures de Quito sont peu estimées, et commencent à pencher vers leur déclin.
Note vin, page i3.
Dans son état actuel, dit M. de Humboldt, Essai politique sur la Nouvelle-Espagne, t. Il, pag. 75, la vice-royauté du Mexique ou de la Nouvelle-Espagne est divisée en douze intendances et trois autres districts , très éloignés de la capitale, qui ont conservé la simple dénomination de provinces.
Ces quinze divisions sont :