‹ Histoire de l'Amérique (volume 5)Chapitre 160 sur 175 · SOURCES DU REVENU PUBLIC · texte numérisé non relu

SOURCES DU REVENU PUBLIC

Droits perçus sur le produit des mines.

Hôtel des monnaies

Alcavala

Almoxarifazgo, ou droitd'enlrée etde

sortie des marchandises ,

Tribut ou capitation d'Indiens. . . . , Cruzada (Bulle de la croisade). ...

Media Anata

Droit sur le pulque ou jus d'agave. .

Impôt sur les cartes à jouer

Timbre

Vente de la neige.

Vente de la poudre Combats des coqs. .

en 1746.

piastres.

65o,ooo

i5o,ooo

en i8o3.

3,38i,88o |n,5o2,ooo

piastres.

3,5i6,ooo i,5oo,ooo 3,200,000

5oo,ooo

Nous n'avons indiqué dans ce tableau , dit M. de Humboldt , que les droits dont le tarif n'a point été augmenté depuis l'année 1745 ; à cette époque, le monopole de la vente du tabac, dont le revenu fut d'environ quatre millions et demi de piastres en 180&, n'était point encore introduit , et le produit métallique , au lieu de vingt- trois millions de piastres , »n'était que de dix millions. Robertson, dans l'édition de l'Histoire d'Amérique , publiée en 1788, n'évalue le revenu du Mexique qu'à quatre millions de piastres , tandis qu'il était réellement à cette époque de dixhuit millions.

Telle était l'ignorance dans laquelle on se trouvait alors en Europe, sur l'état des finances des colonies espagnoles , que ce savant et illustre historien r en parlant de celles du Pérou , s'est vu forcé de puiser dans un manuscrit composé en 1614.

M. le baron de Humboldt a évalué le revenu brut de cette dernière vice-royauté en 1803 à trois millions de piastres, et M. Warden, Art de vérif. les dates ', t. X, pag. 127, pense qu'il s'est élevé depuis à plus de sept millions de dollars ( 6,125,000 piastres ) , et que les dépenses ont dépassé quatre millions de dollars (3,500,000 piast.). Suivant ce dernier écrivain, le tributpayépar les Indiens s'élevait à environ 520,000 dollars par an. ( D. L. R. )

Note lu, page 120.

Suivant Bern. de Ulloa , toutes les marchandises étrangères exportées d'Espagne en Amérique paient

différentes espèces de droit, montant ensemble à plus de vingt-cinq pour cent. Comme la plus grande partie des marchandises dont l'Espagne fournit ses colonies vient de l'étranger, ces droits sur un commerce si étendu doivent produire un revenu considérable. Rétablissement des manufact. et du commerce d'Espagne y pag. 150. Il estime la valeur des marchandises exportées annuellement d'Espagne en Amérique à huit , dix ou douze millions de piastres. fùid., p. 97.

Note un, page 122.

Si l'on en croit Gage , le marquis de Serralvo gagnait tous les ans un million de ducats , par le monopole du sel et par la part considérable qu'il prenait dans le commerce de Manille et d'Espagne. Il fit passer dans une seule année un million de ducats en Espagne , afin d'obtenir du comte Olivarez et de ses créatures une prolongation de son gouvernement. Pag. 61. Il obtint sa demande, et continua d'occuper cette place depuis 1624 jusqu'en 1635 ; ce qui est le double du temps ordinaire.

Note liv, page 125.

A l'époque où Robertson écrivait (vers 1774)il s'en fallait de beaucoup que les possessions de la Grande- Bretagne, en Amérique, égalassent en étendue celles de l'Espagne dans la même partie du monde.

Le tableau ci-après, que nous avons rédigé d'après les données de M. Warden,fait connaître l'étendue approximative et comparative , en 1774 ,des domaines

386 ivotes

de ces deux puissances dans le nouveau continent.

Page 1