‹ Histoire de l'Amérique (volume 5)Chapitre 161 sur 175 · DOMAINES · texte numérisé non relu

DOMAINES

BN MILLES CARBKS

de l'Espagne.

de 60 au degré.

de la Grande-Bretagne.

de 60 au degré.

Louisiane. . . .

Pays qui formaient

Possessionsdes Es-

une partie des États-

pagnols Américains,

Unis d'aujourd'hui

moins la Floride ,

suivant Hutchins. .

suivant M. le ba-

Nouveau - Bruns-

ron de Humboldt ;

wick, 1 5o milles de

Relation Historique

long, sur 120 de

lieues carrées de 20

Nouvelle- Ecosse ,

2 3o milles de long,

sur 1 1 0 de large. .

2 5,3oo

Saint-Jean, ou le

Prince Edouard ,

100 milles de long,

sur 3o de large. . .

3,ooo

Cap-Breton, 100

milles de long, sur

80 de large. . . .

Terre - Neuve ,

270 milles de long,

sur 120 de large. .

Iles des Indes-Oc-

cidenlales anglaises.

58,ooo

Labrador ou Nou-

velle-Brelagne 1000

milles de long, sur

55o de large. . . .

55o,ooo

Floride Occiden-

35,ooo

Une disproportion si extraordinaire provient sans doute de ce queRobertson comprenait , parmi 1 es pos-

sessions de la Grande-Bretagne , les vastes contrées qui s'étendent au nord-ouest, et à l'ouest du Canada et des États-Unis , et dont les limites n'étaient pas , aumoment oùil écrivait, et ne sont pas même encore déterminées d'une manière précise , pour la partie qui est située au-delà des montagnes rocheuses.

Un savant Italien , M Adrien Balbi, que j'avais également consulté , pense que la Grande-Bretagne, en 1774, et même à une époque postérieure jusqu'à la paix de 1783, étendait sa domination tout au plus sur la moitié des Etats-Unis actuels , et sur environ les f de ses possessions actuelles dans l'Amérique du nord. La surface de tous ces pays pouvait être évaluée à 2,500,000 milles carrés de 60 au degré équatorial , tandis que , à la même époque , les contrées regardées comme possessions espagnoles en Amérique, même en en excluant la Patagonie , peuvent être évaluées à 3,820,000 milles carrés.

Il résulte de ce que nous venons de dire , que la surface de 1 Amérique anglaise était à la surface de l'Amérique espagnole, suivant M. Warden, comme 1 ,77 1 ,700 est à 3,842,420, et suivant M. Balbi, comme 2,500,000 est à 3,820,00, c'est-à-dire, dans le premier cas comme 10 est à 21^, et dans le second comme 25 est à 38.

Ainsi, d'après M. Balbi , la surface des possessions de la Grande-Bretagne en Amérique , à l'époque de 1774 , aurait été environ les 2/3 de celle des possessions espagnoles dans la même partie du monde , tandis que suivant M. Warden elle n'en aurait pas été même la moitié.

388 notes

Les colonies anglaises en Amérique qui secouèrent le joug de la métropole, avaient été toutes fondées dans le courant du dix-septième siècle, à l'exception de la Géorgie , où les premiers colons n'arrivèrent qu'en 1733.

Les secours considérables en subsistances, en hommes et enargent que ces colonies furent en état de fournir à la mère-patrie pendant la guerre qu'elle eut à soutenir contre la France, au milieu du dix-huitième siècle, et qui se termina par la paix de 1763 , mirent au grandjourles ressources du pays, que les ministres anglais résolurent d'exploiter au profit de la Grande- Bretagne. A cet effet , pour subvenir aux dépenses que la guerre avait nécessitées, ils établirent, sur les colons américains des taxes que ceux-ci considérèrent comme une violation de leurs droits , et qu'ils refusèrent de payer. Nous n'entrerons pas dans le détail des événements importants qui furent la suite de cette exigence de la part de l'Angleterre et de l'opposition de ses colonies. Nous nous bornerons à dire que ces dernières , qui n'étaient alors composées que de onze Etats ( le Maryland et la Caroline méridionale n'y ayant été compris que par le nouvel acte de confédération ratifié en 1781 ), déclarèrent leur indépendance le 4 juillet 1776 , et se formèrent en république fédérative le 4 octobre suivant ; et que leur indépendance , après avoir été reconnue par la France et par l'Espagne , le fut également par la Grande-Bretagne dans les articles préliminaires de paix , signés à Paris le 30 janvier 1782 , et dans le traité définitif du 3 septem-

ET ÉCLAIRCISSEMENTS. 38c)

bre 1783, et successivement parles autres puissances de l'Europe.

Cette république , qui avait pris le titre & États- Unis de l'Amérique septentrionale , se trouva à cette époque composée des treize états suivants :

New-Hampshire ,

Massachusets avec le district du Maine ,

Rhode-Island ,

Connecticut ,

New-York ,

New-Jersey ,

Pensylvanie ,

Delaware ,

Maryland ,

Caroline du Nord ,

Caroline du Sud ,

Virginie ,

Géorgie.

Ils avaient une population de 3,026,678 habitants suivant l'estimation du congrès , faite en septembre 1774 ; mais le gouverneur Pownal , qui s'était procuré des renseignements assez positifs sur ce sujet et dont M. Warden pense que l'évaluation approche davantage de la probabilité , ne la fait monter , à la même époque , qu'à 2,141,307 habitants.

Le Vermont fut admis dans l'union en . . 1791

Kentucky en 1792

Tenessee en » .... 1796

Ohio en 1802

Louisiane en f 8 1 1

iv. 1 5

Indiana en . 1816

Mississipi en 1817

Illinois en 1818

Àlabama en 1819

Maine en 1820

Missouri en 1821

Outre ees vingt-quatre états distincts et ayant chacun une constitution particulière et le district de Colombia, formé en 1790 d'une partie du Maryland et de la Virginie , et qui, depuis 1800, renferme Washington , siège du gouvernement , la république des Etats-Unis possède les gouvernements territoriaux ' ,

de Michigan ,

du Nord-Ouest,

du Missouri ,

de F Ouest,

d'Arkansaw,

et des Florides , ainsi qu'une vaste étendue de terrain qu'elle a acquis par achat à l'ouest de la rivière Mississipi , et qui est encore indivis et à peine exploré.

(1) Les territoires dépendants des États-Unis sont soumis à une forme de gouvernement particulière, qui n'étant pas du choix de leurs habitants, les prive du droit personnel et des privilèges des hommes libres. L'administration en est confiée à des gouverneurs nommés par le président du congrès, et investis de pouvoirs aussi étendus que ceux des vice-rois d'Europe. Un territoire ne peut être admis dans l'union, et former par conséquent un état, qu'autant que sa population s'élève à 60,000 âmes.

ET ECLAIRCISSEMENTS. 3qi

La surface totale de cette république est aujourd'hui, suivant Woodbridge, de 2,000,000 de milles carrés, dont un million ( environ 222,220 lieues carrées) a 9,600,000 habitants civilisés, et le reste 400 ou 500,000 Indiens dans un état sauvage.

M. Warden évalue la superficie actuelle des États- Unis à 312,650 lieues carrées , dont la moitié est suivant lui couverte d'eau , et la population , en 1820 , à 9,636,226 habitants , sur lesquels on compte 1,528,118 esclaves.

Les Indiens des Etats-Unis s'élèvent , suivant le docteur Morse , cité par M. Warden, à 471,136 individus.

M. le baron de Humboldt, Relat. hist. tom. III , liv.IX,p. 72, porte la population totale à 10,520,000 habitants.

Lespartiesde l'Amérique septentrionale qui appartiennent encore aux Anglais sont fort étendues et d'une haute importance , quoique peu peuplées et situées en partie dans un climat défavorable. Leur population totale ne s'élève guère qu'à 400,000 habitants, suivant Woodbridge , tandis que M. le baron de Humboldt (Relat. hist. t. III, liv. IX , pag. 72.) évalue la population du Canada anglais à 550,000 et celle des Antilles anglaises à 777,000

Total 1,327,000

dans lequel n'est pas comprise la population de la Guyane anglaise , du Nouveau-Brunswick , Nouvelle- Ecosse , Terre-Neuve , Labrador , établissement de la baie d'Hudson , Yucatan anglais , etc.

Il n'est pas nécessaire de dire que nous accordons la préférence à l'évaluation de M. de Humboldt.

Note lv, page i33.

Robertson n'a pas assez réfléchi, ce me semble , sur l'esprit et les opinions du temps où les papes faisaient les concessions qu'il critique, en disant avec peu de raison , et surtout avec peu de justice , que les pontifes de Rome partageaient insolemment le monde (made a presumptuous partition of the globe) entre deux nations favorisées.

A l'époque où le Nouveau-Monde fut découvert, les papes étaient généralement considérés par tous les princes et par tous les peuples de l'Europe, comme exerçant une autorité suprême, et comme pouvant disposer de tous les pays habités parles infidèles. Les souverains les prenaient souvent pour arbitres de leurs différends, et quelquefois leurs décisions ont empêché des flots de sang de couler.

Les Portugais avaient obtenu différentes concessions des papes Nicolas V, Calixte III et Sixte IV, en 1452, 1454, 1455 et 1481, pour leurs découvertes orientales.

L'année qui suivit la découverte du Nouveau- Monde par Christophe Colomb, Ferdinand-le-Catholique, pour suivre l'exemple que lui avaient donné les rois de Portugal, sollicita et obtint du pape Alexandre VI une bulle par laquelle ce pontife, dont les prédécesseurs avaient assigné aux Portugais tous les pays

ET ÉCLAIRCISSEMENTS. '5c)3

découverts ou à découvrir à l'est du cap Vert, fit donation au roi d'Espagne de tous les pays découverts ou à découvrir vers l'occident et le midi, en tirant, pour conserver les droits qu'il croyait justement acquis aux Portugais, une ligne imaginaire d'un pôle à l'autre, à une distance de cent lieues à l'ouest des îles Açores et du cap Vert.

Cette décision ayant déplu au roi de Portugal, qui la croyait préjudiciable à ses découvertes orientales, ce prince fit des réclamations, et après une négociation 1res sérieuse entre les trois cours, le Saint-Siège limita la navigation des deux couronnes par une nouvelle ligne qu'on nomma de marcation; et enfin, comme le roi de Portugal se croyait encore lésé, une autre bulle recula la ligne en question vers l'occident à la distance de quatre cent soixante-dix lieues des îles Açores et du cap Vert ; en sorte que tous les pays situés à l'ouest de cette ligne appartiendraient au roi d'Espagne, et ceux qui se découvriraient à l'orient tomberaient en partage au roi de Portugal : cette nouvelle ligne fut appelée par ce motif de démarcation.

Il n'y a dans ces divers actes du pape Alexandre et de ses prédécesseurs ni présomption, ni insolence, puisqu'ils usaient, à tort ou à raison, non à leur profit, mais au profit de tiers, d'un droit qu'ils croyaient sincèrement posséder et que toute la chrétienté leur reconnaissait.

Les Portugais et les Espagnols n'étaient favorisés par les pontifes de Rome que parce qu'ils avaient

3o,4 notes

été les premiers peuples qui eussent fait ou qui eussent manifesté l'intention de tenter d'importantes découvertes, et qu'ils avaient les premiers formé une demande pour obtenir des droits aux terres qui seraient découvertes par eux, ou pour assurer ceux qu'ils croyaient avoir sur les terres qu'ils avaient reconnues.

Plusieurs souverains non catholiques ne se sontils pas attribué ces prérogatives dont Robertson conteste l'exercice aux papes? Elisabeth, reine d'Angleterre, par exemple, n'a-t-elle pas autorisé sir Humphrey Gilbert à découvrir et à prendre possession de toutes les terres situées dans des pays éloignés et barbares, non encore occupées par aucun prince ou aucun peuple chrétien, faisant défense à toute personne de s'établir à la distance de deux cents lieues de tout endroit que sir Humphrey ou ses associés auraient occupé, et cela pendant six ans? La concession qu'Elisabeth fit à un de ses sujets, le pape crut pouvoir la faire à des rois. On dira sans doute aujourd'hui, et peut-être avec raison, que les papes n'avaient pas plus que les autres princes le droit de disposer de terres déjà occupées par des hommes; mais nous répondrons : c'était l'esprit du temps ; et vous ne pouvez pas plus blâmer les papes que les souverains qui ont fait comme eux. (D. L. R.)

Note lvi, page i45.

Il n'est pas constant que Martin Frobisher, ou plutôt sir Martin Frobiser, suivant la signature placée

ET ÉCLAIRCISSEMENTS. 3gj5

au bas de ses lettres autographes déposées à la bibliothèque Harléienne, ait visité le Labrador. J. R. Forster, dans son Histoire des découvertes et des voyages faits dans le nord, dit seulement que ce navigateur « vit une terre qu il prit pour le Labrador. »

Le savant rédacteur de l'article Frobisher, dans la Biographie universelle, s'exprime à peu près dans les mêmes termes que Forster : « Le 28 juin 1576, il ( Frobisher) crut avoir connaissance de la côte du Labrador » , et met en doute la vérité de plusieurs points de la relation de ce navigateur, en ajoutant que les documents qu'il a fournis sont en général rédigés avec peu de clarté, et qu'il est nécessaire de les lire avec soin et de les comparer pour en obtenir un résultat. (D. L. R.)

Note jlvii, page 14&

Robertson considère comme un problème de géographie encore indécis , la question de savoir s'il existe un passage de la mer Pacifique à l'Océan-Atlan tique par le nord de l'Amérique.

Quoique la certitude de ce passage ne soit pas en core complettement démontrée , néanmoins elle est bien près de l'être aujourd'hui.

En effet, depuis que Hearne a découver t( 1789-1772) que la rivière Copper-Mine ( de la mine de cuivre / a son embouchure dans une mer ouverte au nord de l'Amérique et à une latitude moins élevée qu'on ne le supposait auparavant ; que Mackcnzie a reconnu,

3o/j NOTES

en 1789 , que la rivière qui porte son nom a son embouchure à environ 69° 14' de latitude et à 137° 20' de longitude du méridien de Paris (15 à 2(P à l'ouest de celle de la rivière Copper-Mine ; que Ross, en 1819, a constaté les découvertes de Baffin, contestées par quelques géographes; que le capitaine Parry, dans les divers voyages qu'il a faits par mer de 1 8 1 9 à 1827, a découvert que la prétendue baie de Lancastre est un véritable détroit , par lequel il a pénétré dans une mer ouverte jusqu'au 120° environ de longitude occidentale de Paris ; que le capitaine Franklin T dans ses voyages par terre de 1819 a 1827 a confirmé les découvertes de Hearne et de Mackenzie , et a navigué sur cette mer boréale que les deux explorateurs précédents n'avaient fait qu'entrevoir ; enfin depuis qu'il s'est avancé jusqu'au 152° 21' environ de longitude occidentale de Paris , et que le capitaine Beechey, commandant le Blossom , a navigué en traversant le détroit de Bering, jusqu'à 120 milles au-delà du cap de Glace, c'est-à-dire , jusqu'au 157° environ de longitude du méridien de Paris suivant les uns ( suivant d'autres il ne se serait avancé que jusqu'au 162° 21' de longitude du même méridien ), on doit concevoir des espérances fondées sur l'existence d'une communication entre l'océan Atlantique et la mer Pacifique.

En effet , vers le nord-ouest de l'Amérique , si les données qui ont été rendues publiques sont exactes, il ne resterait plus à explorer qu'environ 5° ou 10° au plus de longitude , qu'on peut évaluer entre 40

et 90 lieues communes de France, d'après le rétrécissement des degrés de longitude à une latitude aussi élevée.

Il faut reconnaître , il est vrai , que la cote septentrionale de l'Amérique entre la pointe Turnagain que le capitaine Franklin n'a pas dépassée dans ses excursions à l'est de l'embouchure de la rivière de Cop~ per-Mine, pointe située au 1 12° de longitude du méridien de Paris, et la baie de Repuise, n'a pas été encore visitée par aucun explorateur. Cependant comme le capitaine Parry a découvert plus au nord le détroit de l'Hécla et qu'il s'est avancé à l'ouest jusqu'au 120° de longitude dans une mer ouverte , quoique chargée de glaces, il est à présumer que cette mer baigne sans interruption la partie de la côte dont je viens de parler.

On peut donc affirmer ( en supposant toutefois que les dernières nouvelles publiées sur les expéditions des capitaines Beechey et Franklin soient exactes) qu'il ne reste plus que 85 à 90 lieues à explorer au nord-ouest de l'Amérique , pour la solution du problème si intéressant de la communication des deux mers.

Le capitaine russe Kotzebue a remarqué dans son voyage autour du monde, fait de 1815 à 1819, que le courant du détroit de Bering porte avec force au nord-est, et que cette direction constante prouve qu'il ne rencontre aucun obstacle dans sa marche ,et que par conséquent il doit exister un passage de ce côté, quoiqu'il ne soit peut-être pas navigable ; et comme on a

3g8 notes

remarqué également depuis long-temps que dans la mer de Behring, l'eau court au sud, on en a conclu que la masse d'eau qui entre par le détroit de Bering , tourne autour de la cote nord de l'Amérique et , se portant dans la mer de Baffin , arrive ainsi à l'Océan.

Les capitaines Parry et Franklin ne mettent pas non plus en doute l'existence de ce passage. Le premier s'exprime en ces termes : « En examinant la carte des mers polaires , et en prenant en considération nos dernières découvertes et celles de Mackenzie , il est difficile de conserver le moindre doute sur l'existence d'un passage entre la mer d'Hudson et le détroit de Bering. Les îles nombreuses que nous avons découvertes à l'ouest du détroit de Barrow et que nous avons appelées îles Géorgiennes , la terre que nous avons aperçue dans le sud, tracent probablement la direction (Lue doit suivre le passage. »

Les faits et les autorités que nous venons de citer rendent très probable l'existence d'une communication entre les deux mers; mais il est encore fort douteux que ce passage soit praticable , ou plutôt tout porte à croire qu'il ne le sera pas , du moins pendant une portion de l'année assez longue pour qu'on puisse espérer d'en profiter pour des opérations commerciales. (D. L. R. )

Note lviii, page 160.

Dans une notice de la Biographie universelle, consacrée a sir W aller Ralegh, M. le baron Walckenacr

ET ÉCLAIRCISSEMÈ1VTS. 3q9

assure que Ralegh expédia cependant pour sa colonie des provisions et des hommes sur deux petits bâtiments qui mirent à la voile le 22 avril 1588 , mais qui ne parvinrent pas à leur destination, ayant été pris par deux vaisseaux rochellois.

Suivant le savant écrivain que nous venons de citer, les colons, commandés par Lane et recueillis par Drake, arrivèrent en Angleterre non pas le 19 juin, ainsi que le dit Robertson, mais le 27 juillet 158C, après un séjour d'un an en Amérique.

M. Walckenaer appelle Jean Wright le capitaine qui commandait l'expédition partie au commencement de 1587, et auquel l'historien anglais donne le nom de Jean White. (D. L. R.)

Note lix, page 193.

Les circonstances de ce mariage sont rapportées d'une manière un peu différente dans l'article du capitaine Smith de la Biographie universelle.

M. Eyriès , qui est l'auteur de cette notice, a puisé aux meilleures sources pour la composer , et il l'a rédigée avec son exactitude ordinaire ; on peut donc avoir toute confiance dans ce qu'il raconte.

Suivant cet écrivain , Pocahontas , attirée à bord d'un navire anglais , qui était allé à l'embouchure du Potomak , en 1612, fut amenée prisonnière à James-Town , parce qu'on espérait que son père , empressé de la délivrer , conclurait une paix avantageuse avec les Anglais. Pôhattan , outré de cette perfidie , ne céda qu'au bout de deux ans ,

lorsqu'on lui eut appris que sa fille épousait un Anglais. Pocahontas reçut le baptême , épousa en effet un jeune Anglais , nommé Rolf , et suivit son mari en Angleterre où Smith la vit en 1616 et la présenta à la reine Anne, épouse de Jacques Ier, qui la combla de marques d'honneur. (D. L. II. )

Note lx, page 21 3.

L'ordre de qao warranto est, suivant Le New law dictionaryy un writ dirigé contre toute personne ou toute corporation qui usurpe ou est soupçonnée d'usurper une franchise ou liberté , pour l'obliger à montrer son titre , ou à justifier de ses droits.

C'est aussi un ordre légal, signé et revêtu du sceau, à un officier quelconque pour faire des perquisitions chez quelqu'un, pour l'arrêter, s'il y a lieu, et le conduire devant celui qui a délivré le warrant. (D.L.R.)

Note lxi, page 245.

Le nom de Virginie fut donné par la reine Elisabeth aux pays découverts sous son règne sur la côte nord-ouest de l'Amérique , d'après l'opinion la plus généralement adoptée , parce que cette souveraine étant toujours restée fille et n'ayant pas l'intention de changer d'état , voulait consacrer dans la postérité le souvenir d'une virginité dont elle s'enorgueillissait. Ce nom s'étendit successivement aux autres parties de l'Amérique septentrionale découvertes sous le règne de son successeur et où les Anglais formèrent des colonies. Mais en 1614 le capitaine

Smith ayant exploré la côte depuis Penobscot jusqu'au cap Cod, et ayant dressé une carte de cette cote , le prince Charles auquel il la présenta , fut si enthousiasmé des descriptions de Smith qui vantait la beauté et la fertilité excessive du pays , que ce prince l'appela Nouvelle- Angleterre . Ce nom désigna particulièrement les provinces ou états de Vermont , Massachusets et Maine , New-Hampshire , Rhode- Island et Connecticut , compris auparavant dans la Virginie et dont ils furent détachés. Mais ce dernier nom ne fut pas pour cela effacé , ainsi que le dit Robertson , puisqu'il sert encore aujourd'hui à désigner un état important de l'Union américaine.

Note lxii, page 255.

Suivant le Compendious digesbof the statute Law, le privilège du clergé ( the benefit of clergy ) est le privilège qu'avaient les ecclésiastiques accusés de félonie, ou de trahison , dans lesquelles la personne du roi n'était pas intéressée , d'être renvoyés devant leurs pairs pour être jugés par eux.

By 3, Ed. 1 , c. 2, clerks accused offelony , shall be delivered according to the privilège ofholy church.

By 25 , Ed. 3 , stat. 3 , c. 4 , and 5, a clerk convict of any treason or félonies , not touching the king , shall be delivered to the ordinary y and he shall be arraignedof ail his offenses at once.

J'ai déjà fait remarquer qu'Elisabeth , appelée par ses partisans the good Bess,\sL bonne Elisabeth,

persécutait violemment ses sujets catholiques. La loi rendue contre les puritains dont parle Robertson , et à laquelle se rapporte l'explication du Benefit of clergy , prouve que celte princesse ne traitait pas mieux les autres non conformistes.

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