‹ Histoire de l'Amérique (volume 5)Chapitre 58 sur 175 · LIVRE NEUVIEME · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIEME

Les domaines de la Grande-Bretagne , en Amé- Esprit de rique, égalent presque en étendue ceux de la cou- ecouyerle

J ° * * m réveille chez

ronne d'Espagne. Ses acquisitions ont été la récom- ies Anglais pense méritée du courage et des talents que les Par celles de Anglais ont montrés dès leur début dans la car- Colomb rière des découvertes , carrière qu'ils ont parcourue avec autant d'ardeur que de persévérance. Ils ont été la seconde nation de l'Europe qui se soit hasardée à visiter le Nouveau-Monde. Le compte rendu par Christophe Colomb de ces pays inconnus, et le succès de son entreprise, remplirent toute l'Europe d'étonnement et d'admiration; mais ils produisirent de plus en Angleterre un désir ar* dent de partager la gloire de l'Espagne , ainsi que les avantages que promettait à l'activité nationale le nouveau champ qui s'ouvrait. En négociant avec (0 Voyez la note 54-

Barthélémy Colomb , l'attention du gouvernement anglais s'était déjà portée vers des projets de déeouvertes. Henri VII, qui avait écouté les propositions de cet étranger plus favorablement qu'on n'eût peut-être pu s'y attendre de la part d'un prince circonspect et défiant, éloigné par habitude aussi bien que par caractère de tout projet nouveau et hasardeux, se laissa plus aisément aller à approuver un voyage du genre de celui de Christophe Colomb, entrepris oar ses propres sujets après le retour heureux de ce navigateur.

Anèté par Mais les Anglais qui formaient ce hardi dessein

leur ignoran- , . * ' . ,n ,., , ,

ce dans Part n avaient pas a cette époque assez d habileté clans de la naviga- l'art de la navigation pour l'exécuter avec succès. Egarée par l'ambition inconsidérée de ses monarques, la nation avait long-temps perdu les efforts de son génie et de son activité à tenter inutilement la conquête de la France. Lorsque cette ardeur mal conduite commença à s'amortir , les fatales querelles des maisons d'York et de Lancastre tournèrent les armes d'une moitié de la nation contre l'autre , et épuisèrent les forces de toutes deux. Dans le cours de deux siècles entiers, où l'industrie et le commerce faisaient des progrès dans le sud et le nord de l'Europe, les Anglais continuèrent de lnécon naître à un tel point les avantages de leur situation qu'à peine tournaient-ils quelques-unes de leur.1 pensées vers les objets et les moyens auxquels ils

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