‹ Histoire de l'Amérique (volume 5)Chapitre 65 sur 175 · LIVRE NEUVIEME. l^C · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIEME. l^C

à venir commercer dans les domaines de l'empire russe, en leur promettant faveur et protection'.

Chancelour, à son retour, trouva Marie établie Commerce

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sur le troue d Angleterre. Le succès de son voyage, Rl la découverte d'un but nouveau pour la navigation , l'établissement d'un commerce avec un vaste empire dont on connaissait à peine le nom dans l'ouest de l'Europe, et l'espoir d'arriver par cette route à ces régions depuis si long-temps désirées, excitèrent dans la nation une ardeur étonnante à poursuivre la route qui s'ouvrait. Marie, se laissant guider par son époux dans toute son administration, était assez disposée à diriger l'activité du commerce de ses sujets vers des pays où ils ne pouvaient exciter la jalousie de l'Espagne, ni empiéter sur les possessions de Philippe dans le Nouveau- Monde; elle écrivit à Jean Vasilowitz dans les termes les plus respectueux, en lui demandant son amitié ; elle confirma la charte d'Edouard VI, donna à Chancelour et à deux agents nommés par la compagnie des pouvoirs pour négocier en son nom avec le czar ; et , selon l'esprit de ce siècle , elle accorda à la compagnie des marchands aventuriers le privilège exclusif du commerce avec la Russie 2 , en vertu duquel non-seulement ils établirent un commerce actif et avantageux avec ce pays, mais, dans

(i) Hackluyt, 1 , 226 , etc. (2) Ibid., I, 2 58, etc.

l'espérance d'arriver à la Chine, ils poussèrent leurs découvertes vers l'est jusqu'aux cotes de la Nouvelle- Zemble, au détroit de Waigatz et à l'embouchure de la grande rivière Oby. Mais, dans ces mers glacées que la nature ne semble pas avoir destinées à être sillonnées par des vaisseaux, ils furent exposés à des désastres sans nombre , et virent souvent leurs espérances trompées.

Communi- Leurs tentatives pour ouvrir une communication

cation avec i,T i , N ^ ...

l'Inde par avec * *n e ne se bornèrent pas a cette navigation.

terre. Ils envoyèrent quelques-uns de leurs facteurs avec

la caravane russe qui allait en Perse par la route d'Astracan et la mer Caspienne, en les chargeant de pénétrer vers l'est aussi avant qu'ils le pourraient, et de s'efforcer non-seulement d'établir un commerce avec ces pays , mais de recueillir toutes les instructions qui pourraient apporter quelque lumière sur la possibilité de trouver un passage à la Chine parle nord-est1. Après avoir échappé aux dangers nombreux auxquels ils furent exposés en traversant tant de pays habités par des peuples féroces et sans police, quelques-uns de ces facteurs parvinrent jusqu'à Bokara, dans la province de Rhorasan; et, quoique arrêtés là par la guerre civile qui désolait alors le pays, ils retournèrent en Europe avec quelque espérance d'étendre le commerce de la compagnie jusque dans la Perse, et

(i) Hackluyt, I, 3oi.

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