‹ Histoire de l'Amérique (volume 5)Chapitre 76 sur 175 · LIVRE NEUVIÈME. J 5g · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIÈME. J 5g

fut bientôt assaillie et détruite par les sauvages '.

Quoique tous les efforts de Ralegh , pour établir Seconde teuune colonie en Virginie, eussent échoué par une !al!ve e ,a

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SUlte de désastres et de contre-temps, ses espé- biirunecoio-

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rances se soutenaient encore et ses ressources n e- . °

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taient pas épuisées. Dès le commencement de 1 an- 4587 née suivante , il équipa trois vaisseaux, sous le commandement du capitaine Jean White, qui portèrent dans cette partie de l'Amérique une colonie plus nombreuse que celle qui était partie sous les ordres de Lane. A leur arrivée en Virginie , les nouveaux colons, après avoir observé que le pays était couvert de bois qui leur paraissaient un désert occupé seulement par quelques hordes de sauvages dispersées çà et là , reconnurent qu'il leur manquait plusieurs choses qu'ils jugeaient indispensables pour pouvoir subsister dans une semblable situation. Ils invitèrent en conséquence, d'une voix unanime, leur commandant à retourner en Angleterre pour solliciter des secours nécessaires à l'existence de la colonie, et qu'il pourrait obtenir mieux que personne. Mais White revenant dans son pays natal y trouva les circonstances infiniment contraires au succès de la demande qu'il venait faire. La nation était dans une alarme universelle des préparatifs formidables faits par Philippe II pour une invasion en Angleterre. Elle rassemblait toutes ses forces

(i)Hackluyt,IH, 265, 283.

l6o HISTOIRE DE l'aMERIQUE.

pour s'opposer à la flotte à laquelle Philippe avait eu l'arrogance de donner le nom de flotte invincible. Ralegh , Greenville et tous les protecteurs les plus zélés du nouvel établissement en Amérique, étaient appelés à concourir à la défense de leur pays dans les opérations qui allaient signaler une époque éga- 4 588 lement intéressante et glorieuse pour l'Angleterre. En un danger si imminent, et lorsqu'ils avaient à combattre pour l'honneur de leur souverain et l'indépendance de leur pays, il était impossible de La colonie s'occuper d'objets éloignés et moins importants. La malheureuse colonie de Roanoke périt victime de la faim ou de la férocité des sauvages dont elle était environnée.

Raleghaban- Durant le reste du règne d'Elisabeth, le projet ne ex es- ^'établir une colonie en Virginie ne fut pas repris \

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une colonie en Ralegh, avec un caractère très entreprenant, des Virginie. talents extraordinaires et des connaissances peu communes , avait l'esprit et les défauts d'un homme à projets. Séduit par une idée nouvelle , et donnant toujours la préférence à la plus brillante et à la plus difficile, il était disposé a s'engager en des entreprises si vastes et si diverses qu'il se trouvait ensuite hors d'état de les suivre toutes. 11 était en ce temps même occupé de peupler et de cultiver en Irlande une grande étendue de terres dont la reine lui avait fait la concession. Tl entrait pour beaucoup dans le

(i) Voyez la noie 58.

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