‹ Histoire de l'Amérique (volume 5)Chapitre 93 sur 175 · LIVRE NEUVIÈME. ICjl · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIÈME. ICjl

que les colons aient été jamais alarmés ou mécontents de cette redoutable innovation1.

La forme régulière que commençait à prendre la y|612

. . , , , • * i • i h I2 mars 2

colonie détermina le roi a lui donner une nouvelle jyouveu

charte pour l'encouragement des entrepreneurs, charte et

par laquelle non-seulement il confirma tous leurs nouvÇaux

1 l privilèges

anciens privilèges et prolongea le terme d'exemp- accordés à tion des droits sur les marchandises qu'ils expor- la colonie, teraient, mais il leur donna la propriété d'un plus grand territoire, aussi bien qu'une juridiction plus étendue. Toutes les îles situées dans le rayon de trois cents lieues de la cote furent annexées à la Virginie. D'après cette dernière clause , la compagnie prit possession des Bermudes et des autres petites îles découvertes par Gates et Summers , et se prépara en même temps à envoyer un renfort considérable à l'établissement de James-Town. Les frais qu'entraînèrent ces efforts extraordinaires furent fournis par les profits d'une loterie qui montèrent à trente mille livres sterling. La nouvelle charte autorisait la compagnie à employer cet expédient0; et il est à remarquer que c'est le premier exemple dans l'histoire d'Angleterre d'un encouragement donné par le gouvernement à cette manière pernicieuse et immorale de lever de l'argent ; mais la chambre des com-

(i) Stith. , p. i22.

(2) Th. Jefferson, dans ses noies on the state of Virginia, p. 299. , donne à cette troisième charte la date du 12 mars 16 1 1. (D. L. R.)

(3) Stith., p. 191. Append., 23, etc.

IÇ)'l HISTOIRE DE L AMERIQUE.

muncs, qui, vers la fin de ce règne, commençait à porter un regard inquiet et jaloux sur toutes les mesures du gouvernement, ayant fait au roi des remontrances contre cette institution qu'elle regardait comme impolitique et inconstitutionnelle , Jacques révoqua la patente par laquelle il l'avait sanctionnée '. La culture La police sévère établie par la loi martiale força

.lu sol fait des l'activité des colons à prendre une bonne direction et à se porter vers les travaux les plus utiles. Aidés de la fertilité du sol et de la bonté du climat, ils vinrent bientôt à bout d'obtenir de leurs récoltes un fonds de provision suffisant pour les dispenser d'avoir plus long-temps besoin des secours précaires qu'ils obtenaient ou extorquaient des Indiens. A mesure que les Anglais devinrent plus indépendants de leurs voisins, les sauvages recherchèrent leur amitié , et les traitèrent avec plus d'égards. La colonie ressentit bientôt les effets heureux de ce Traité avec changement. Sir Thomas Dale fit un traité avec

les naturels. une jes ^y^g }es pius nombreuses et les plus puissantes des sauvages, située sur la rivière de Chickahominy, par lequel ils consentirent à se reconnaître sujets du roi de la Grande-Bretagne, à s'appeler désormais eux-mêmes Anglais , à envoyer un corps de leurs guerriers au secours de la colonie toutes les fois qu'elle serait en guerre avec ses ennemis, et à fournir annuellement aux Anglais une quantité (i) Chalmer's Armais, I, 32,

Page 1