‹ Histoire de l'Amérique (volume 5)Chapitre 96 sur 175 · LIVRE NFJJVlÈMi:. I QC · texte numérisé non relu

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travaux avec plus de facilité, fut l'arrivée d'un vaisseau hollandais venant de la cote de Guinée, et qui, ayant remonté la rivière James, vendit aux colons une partie de sa cargaison de nègres \ Cette race d'hommes étant plus capable que les Européens de supporter le travail dans les climats chauds, leur nombre s'est bientôt accru par de nouvelles importations. Leur secours paraît aujourd'hui essentiel à l'existence de la colonie , et la plus grande partie des travaux des champs est exécutée par des esclaves.

Mais , à mesure que la prospérité de la colonie croissait, l'esprit des colons y devenait plus indépendant. Pour des Anglais, les jugements sommaires et rigoureux d'une cour martiale, quoique tempérés par la douceur des gouverneurs , paraissaient une oppression intolérable , et ils brûlaient d'impatience de recouvrer les droits dont ils avaient été accoutumés à jouir sous le gouvernement libéral de la mère-patrie. En cédant à leur demande, sir Georges Yeardley, convoqua, en 1619, la première assemblée générale qui ait été tenue en Virginie. Première as- Le nombre des habitants était si fort accru , et leurs serabIee §en^~

rale de repré-

établissements déjà si dispersés dans le pays, que sentants. onze communes ou corporations se firent représenter dans cette convention , dont les membres exercèrent le pouvoir législatif, la plus noble fonction

(r) Beverley, p. 3 7.,

d'hommes libres. Les lois qui y furent arrêtées ne paraissent avoir été ni bien nombreuses, ni bien importantes; mais cette convoeatioii'd'une assemblée fut fort agréable au peuple, qui retrouvait dans sa nouvelle patrie une image de la constitution anglaise, qu'il vénérait comme le modèle le plus parfait du gouvernement d'une nation libre.

24 juillet. Pour rendre cette ressemblance plus complète

Nouvelle -, î î • î 1 1

constitution et assurer davantage les droits des colons, la comdonnée à la pagnie émit une nouvelle charte ou ordonnance qui donnait une forme légale et permanente au gouvernement de la colonie \ La suprême autorité législative en Virginie , à l'imitation de ce qu'elle était dans la Grande-Bretagne , fut divisée entre le gouverneur tenant la place du roi , un conseil d'état , nommé par la compagnie , dont les membres jouiraient de quelques-unes des distinctions et exerceraient quelques-unes des fonctions attribuées aux pairs, et enfin un conseil général, ou assemblée composée de représentants du peuple revêtus de pouvoirs, droits et privilèges semblables à ceux de la chambre des communes. Dans les deux conseils toutes les questions devaient être décidées à la majorité des voix, et le gouverneur y pouvait

(1) Suivant Thom. Jefferson, Notes on the stale of Virginia, p. 299, ce fut le 24 juillet 162 1 que fui rendue une ordonnance et constitution des trésoriers , conseil et compagnie à l'Angleterre , pour un conseil d'état et une assemblée générale en Virginie. Jefferson cite Stilh., App. 4. (D. L. R.)

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