‹ Histoire de l'anatomie plastiqueChapitre 12 sur 78 · Vasari, op. cit., t. IV, p. i · texte numérisé non relu

Vasari, op. cit., t. IV, p. i

2. Marcantonio della Torre doit sa célébrité à ses rapports avec Léonard de Vinci, car il ne nous est rien resté de ses œuvres. Son père, Girolamo, fut médecin à Padoue vers 1442, puis à Ferrare (1487). Des quatre fils de Girolamo, l'un étudia le droit, le second l'astronomie, le troisième les arts; enfin Marcantonio, après s'être également essayé dans les beaux-arts, adopta définitivement la médecine et devint le chef d'une école anatomique à Pavie. Il prépara un grand traité d'anatomie qui n'a jamais vu le jour. Voir Cervetto, Di alcuni illustri anatomici italiani del decimoquinto secolo (Verona, 1842), et L. Choulant^ Geschichte und bibliographie der Anatomischen Abbildung nach ihrer be:{iehiing auf Anatomische wissenschaft und biîdende Kunst (Leipzig, i852), p. 5.

vants^ : « Possédés d'abord par le comte Argonato, laissés par ce dernier à la Bibliothèque de Milan, enlevés de là par les Français en 1796, puis restitués plus tard à Pltalie, un seul, le treizième, avait servi à enrichir le cabinet de Charles P'" d'Angleterre, à Kensington, où il resta jusqu'au règne de George III, enfoui, oublié, ou plutôt inconnu-. » Ce fut ce fameux treizième portefeuille que l'Anglais Dalton découvrit enfin et dont il publia treize feuilles gravées. Ce portefeuille, intitulé : Disegni di Leonardo da Vinci^ restaurati da Pompeo Leoni, comprend 234 feuilles et 779 dessins à la plume, au crayon, représentant toute sorte de sujets : portraits, caricatures, figures isolées, compositions, hydraulique, mécanique, des têtes, des muscles, des vaisseaux, l'anatomie du cheval, etc.

Tous les artistes connaissent l'ouvrage désigné sous le nom de Traité de la peinture de Léonard de Vinci; mais ce livre, si nous nous plaçons au point de vue qui nous occupe, ne peut leur donner une idée complète des profondes connaissances anatomiques de l'illustre maître. Cet ouvrage n'est pas, à proprement parler, un traité composé par Léonard, dans la forme où il a été publié, mais seulement un assemblage de notes laissées par lui et plus ou moins heureusement raccordées. « Par son testament, rapporte Ravaisson,

1. Plus récemment, Ch. Ravaisson-Mollien a donné une histoire complète, avec reproduction de pièces originales, des manuscrits de Léonard de Vinci et de leurs pérégrinations. (Voir Ch. Ravaisson, les Manuscrits de Léonard de Vinci, Paris, 1881, X. I, p. 2.)

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