PLANCHE DES FORMES EXTERIEURES ET DE MYOLOGIE
(J. Fau. Anatomie des formes extérieures du corps, humain.)
donne la description de l'aspect des hommes qui se livrent à de rudes travaux, le forgeron, le charpentier, le matelot, le portefaix, dont les membres sont vigoureux et le torse robuste, nous ne voyons pas quelle nécessité il y avait d'ajouter : « surtout lorsqu'ils ne
s'abandonnent pas à des excès débilitants » (p. 6.); puis de continuer par une réticence inattendue: « leurs formes sont généralement lourdes, elles indiquent bien la force, mais la force massive, si j'ose m'exprimer ainsi ». Toujours à la suite, des erreurs de ce genre : « leurs membres manquent de souplesse et de légèreté » ; et pourtant nous savons que, en particulier, les matelots ne sont pas engourdis. Il est vrai que, plus loin, l'auteur dit « que le matelot pourrait offrir de belles formes réunies à la souplesse », mais pour ajouter (( s'il ne les appauvrissait par la débauche effrénée à laquelle il se livre presque toujours, lorsqu'il descend à terre à la suite d'une longue traversée ». Quel rapport tout cela peut-il bien avoir avec l'enseignement de l'anatomie? . Il est vrai aussi que l'auteur semble ne pas s'illusionner sur la valeur de ces descriptions, car il continue : « Je n'ai pas la prétention de
poser des règles absolues Ce n'est qu'une
légère esquisse destinée à mettre l'artiste sur la voie d'une étude importante. » A notre avis, ces considérations étaient inutiles ; car Fartiste, observateur par nature, sait très bien ce qu'il doit faire dans un cas de ce genre; il cherchera toujours le caractère distinctif de l'individu qu'il veut représenter, il le fera sans qu'on le lui dise et, en résumé, ce que Fau a écrit à ce sujet était absolument superflu.
Sous le titre de « Idée générale de l'organisation», l'auteur parle de la peau, du tissu cellulaire, des viscères : intestin grêle, gros intestin, etc., reins, etc.
Vient ensuite la description des parties qui constituent le squelette. Malgré qu'il s'y trouve quelques