‹ Histoire de l'ancien et du nouveau VitryChapitre 9 sur 41 · CHAPITRE VIII- I · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII- I

, VWRY SB SOUMET k CLOTAIRE ,1? (*N 613).

Clotaire u , fils de l'infâme Chilpéric , roi de Soissons , et de l'exécrable Frédégonde , se voyait au moment d'être écrasé par Thierry h , roi d'Austrasie, qui s'avançait contre lui avec une armée formidable; mais une mort inopinée le délivra de son redoutable adversaire. Les seigneurs d'Austrasie et de Bourgogne vinrent lui offrir ces deux provinces et lui livrèrent Brunehaut , mère de Thierry n. Clotaire fit attacher cette reine infortunée à la queue d'un cheval indompté , qui la mit en pièces , et dispersa ses membres de toutes parts. Par cette mort cruelle , il se trouva paisible possesseur de toute .la monarchie française. C'est Ja seule action barbare qu'on lui reproche. Il s'avança pour prendre possession de ses nouveaux états; il entra dans lePerthois. La ville de Vitry lui ouvrit ses portes avec empressement , et l'éleva sur le pavois , suivant l'ancien usage. Clotaire était un prince qui, par sa bonté, se faisait aimer de ses sujets. A cette qualité , il joi- ,: gnait une piété singulière , une grande charité envers les pauvres , et un zèle ardent pour l'observation des lois de l'église. U aimait beaucoup ses saintes céré- Annuaire D j 0n j eg# |j se f lt un honneur de porter chappe dans

l'église de Vitry, pour remercier Dieu des heureux succès qu'il lui avait accordés.

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P£PW REÇOIT LE PAPE ETIENlfB III PRES DB VTTRY , BT LB

CONDUIT A PONTHION (AN 754).

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Jules-Césa/ , après s'être rendu maître du Perthois, N " ,ire avait bâti un fort à une lieue et demie de Carkonne, pour s'assurer le passage des rivières de Saulx et de Brustion. Ce fort, qu'on nomma Ponthion , devint un palais royal , qui fut habité fréquemment par les rois de la première et de la seconde race. Ils y tenaient des assemblées de tous les grands du royaume , et même des conciles. Le duc Pépin convoqua, en 689, un concile à Ponthion , où assista Thierry m , revêtu . de Joutes les marques de la dignité royale , seul pri- . viïège qui lui restait. On y discuta les moyens jes plus . propres pour réprimer les désordres et les violences, pour réformer les mœurs , pour soulager les pauvres, . pour protéger la veuve et l'orphelin , et pour la défense des églises. Ce prince savait , dit l'historien . Mézcrai , qu'il n\y a pas de plus pyissans attraits, pour faire un gouvernement, que la piété, la douceur et la justice. C'était ainsi t par mille ^tjLons , de valeur, d'équité et de religion r »qu il s'efforçait de subjuguer l'estime des peuples. ,

Son fils , après av^ir joui de l'autorité royale sous le^nom de <juc , voulut encore en porter le titre. H se fit proclamer roi des Français. Il désira que la religion sanctionnât en-quelque sorte son usurpation , et il pro- , fila avec empressement d'une circonstance favorable. BAr * u,N Le pape Etienne m était persécuté par Astolphe, roi

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des Lombards. Il demanda à Pépin la permission de se relirer en France. Il là lui accorda avec empressement. La cour était assemblée au palais de Ponthion . Pépin envoya Charles , son fils aîné , âgé de douze

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