‹ Histoire de l'ancienne infanterie françaiseChapitre 3 sur 46 · UI8T0IRE · texte numérisé non relu

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sur les côtes. Un bataillon , sorti de Philippeville sous les ordres du colonel-lieutenant, le 3 juillet 1 693, pour escorter un gros convoi de vivres destiné à l'armée du maréchal de Luxembourg, se couvrit de gloire dans un combat livré près de Boussu, contre un ennemi supérieur qui ne put parvenir à entamer le convoi. En 1695, Bourbon faisait partie de l'armée du maréchal de Villeroy qui bombarda Bruxelles. 11 passa en 1696 à l'armée de la Meuse et revint en 1697 à celle de Flandre. Le 30 décembre 1698, il reçut, par incorporation, le régiment de La Mothe levé en 1695.

Le I e * bataillon fil la campagne de 1701 en Flandre dans la brigade de Picardie. Il servit l'année suivante sur le Bhin avec Cattinat, et en 1703, sous

Villars , il assiégea Kelh et passa en Bavière. H prit ainsi part aux combats de Hornberg et de Munderkirchen, à la première bataille d'Hochstedt, et à l'occupation d'Ulm et d'Àugsbourg. Il assista en 1 704 dans le corps de Marchin , à la deuxième bataille d'Hochstedt , où le capitaine de grenadiers de Ricousse reçut un coup de fusil au travers du corps. Après la déroute de l'armée , il rentra en Alsace et fut mis en garnison d'abord à Schlestadt, puis à Kelh, où il fut rejoint par le 2 e bataillon qui avait été rétabli par l'ordonnance du l ,r février 1701.

Le régiment se trouva tout entier à l'attaque des lignes de YVeissembourg le 3 juillet 1705. Il se mit ensuite en route pour le Dauphiné, contribua à la

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prise de Soncino et de Montmélian, et au mois de décembre il fut appelé au siège de Nice, auquel il prit une part très-active. Le colonel-lieutenant, comte de Montmorency-Laval, y fut atteint par un boulet de canon, qui lui passa entre le corps et le bras et lui dénuda l'un et l'autre. Il ne mourut point de cette effroyable blessure et devint plus tard maréchal de France (1).

Après la prise de Nice , qui capitula le 4 janvier i 70G, le régiment se rend en Piémont et se trouve le 7 septembre à la déroute de l'armée devant Turin. Rentré en France après ce désastre, il contribue en 1707 à la levée du siège de Toulon, passe ensuite à l'armée du Rhin et arrive en Flandre après la défaite d'Audenaërde. Pendant le siège de Lille, il fait partie des troupes réunies au camp de Meldert sous les ordres du marquis d'Hautefort. En 1709, les deux bataillons renfermés dans Tournai contribuent à la belle défense qu'y fait M. de Surville. Le régiment y défend pied à pied pendant dix-huit jours l'ouvrage à cornes des Sept-Fon laines. Le major périt Je 18 juillet frappé par un éclat de bombe; un autre éclat atteignit le colonel et lui écrasa la main gauche. Bourbon se fit encore remarquer le 11 septembre de cette année à Malplaquct ; le capitaine de La

(1) 11 eut le grade de brigadier le 26 octobre 1704, celui de maréchal de camp le 1" février 171'*, celui de lieutenant-g'néral le 1 er août 1734, et le bâton de maréchal en 1747.

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Brunie, depuis lieutenant-colonel (1), y fut blessé.

Le régiment continua de servir en Flandre pendant les campagnes suivantes: il se distingua en 1 711 à l'attaque du fort d'Arleux, où il fît un grand nombre de prisonniers, et fut ensuite mis en garnison à Yalenciennes. Le 10 juillet 1712, il fit une sortie avec d'autres troupes sur un parti de fourrageurs du camp de Denain qui s'était emparé du village de Beuvrage et insultait les faubourgs de Yalenciennes, à gauche de l'Escaut. Les ennemis, au nombre de 3,000 hommes, quoique retranchés dans les jardins et le cimetière du village, furent culbutés, et Bourbon ramena 250 prisonniers dans la ville. Après l'heureux succès de l'attaque du camp retranché de Denain, le régiment servit au siège de Marchiennes, à celui de Douai, où il emporta par la gorge la demilune verte, et à celui de Quesnoy, où il fut mis en garnison. En 1713, il passa à l'armée du Rhin, eut part à la soumission de Spire, Worms et Kayserslautern, et servit au siège de Landau, où il emporta d'assaut le Pâté, et prit la contre-garde qui couvrait un des bastions attaqués. Le 20 septembre, il était à la défaite du général Vaubonne, et il acheva cette campagne et la guerre par le siège de Fribourg.

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(i) Bernard de La Brunie, capitaine en 4701, lieutenant-colonel 10 mai 1728, brigadier 18 octobre 1734, et maréchal de camp i mai 1744. Remplacé par André Naudïn de Chambardière, cadet en 1703, lieutenant-colonel 22 août 1744, et brigadier 20 mare

Bourbon fit partie en 1 727 du camp de la Saône. Passé en Italie à la fin de 1733, il fut employé aux sièges de Géra d'Adda, de Pizzighetone et du château de Milan. Au commencement de 1734, il se trouva à la prise de Novarre, de Serravalle, du fort d'Arrona et de Tortone ; il fut placé au mois de mai dans le château de Colorno, et il y soutint, le 26 mai. les 1 er et 4 juin, trois attaques des Impériaux, qui ne purent parvenir à forcer ce poste. Le régiment combattit ensuite à la journée de Parme, où le colonels lieutenant, marquis de Fimarcon (1), reçut un coup de fusil qui lui perça l'épaule, puis à celle de Guastalla, et il acheva celte campagne devant la Mirandole. 11 contribua en 1735 à la prise du château de Gonzague, de Reggiolo et de Révère, et il rentra en France au mois d'août 1736.

Ainsi que le régiment de Condé, Bourbon fit les campagnes de 1741 et 1742 à l'armée d'observation de Flandre. Envoyé sur le Rhin après les désastres des armées de Bohême et de Bavière, il fit partie en i 743 du corps que le prince deDombes commandait sur le Necker. 11 en fut détaché au mois de juin pour aller recueillir les débris des troupes de Bavière et s'avança jusqu'à Donaùwerth. Au retour, il fut mis

(1) M. de Fimarcon a été nommé brigadier le 1" août 1734, maréchal de camp i* r janvier 1740, et lieutenant-général ^'janvier 1748. Le comte de LaCharre,qw lui succéda, fttifrU brigadier le 20 mars 1747.

en garnison à Spire, sortit de cette ville pour prendre part au combat de Rheinweiler, et fut ensuite, placé dans les lignes de la Lauter. Au mois de février 1744, on l'envoya à Metz; mais les Autrichiens ayant, peu après, forcé les lignes de la Lauter, on le rappela, et il se couvrit de gloire le 5 juillet à la reprise de Weissembourg. Le commandant de bataillon de Chambardière s'y fit tuer; ainsi que les capitaines de Miran, Montmorency et Bézolles. Le colonel, le major de Maurens, les capitaines Saint- André, Sainte-Croix, La Motte, Montagnon, Despas, de Belloy, Perrier et huit lieutenants, furent blessés. Le régiment eut, en outre, 68 sergents ou soldats tués et 172 blessés. Le sergent de grenadiers Claude Bertrand, dit Stenay, se signala par un acte de stoïcisme qui mérite d'être rappelé. Commandé pour l'attaque du village des Picards, près de Weissembourg, il reçut, dès le commencement de l'action, un coup de feu dans la poitrine. Sans se laisser arrêter par la douleur qu'il éprouve, ce brave homme tire son couteau, coupe une poignée d'herbes, l'introduit dans sa plaie pour arrêter l'écoulement du sang et continue de combattre [i).

Envoyé à Strasbourg après cette brillante affaire, le régiment de Bourbon quitte cette place le 3 septembre pour se rendre à Neufbrisach, où se rassemblait le parc d'artillerie destiné au siège de Fribourg.

(1) Le sergent Stenay est mort aux Invalides en 17t>6.

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Il escorta ce parc jusqu'à Fribourg et se distingua le 19 octobre à l'attaque des trois angles saillants du chemin couvert. Une fougasse fit sauter une compagnie de grenadiers dont cinq hommes seulement échappèrent à la mort (1). Le régiment passa l'hiver suivant en Souabe, et en 1745 il fît partie de l'armée du Bas-Rhin, commandée par le prince de Conti. Il suivit ce général sur la Meuse en 1746, contribua à la prise de Mons, de Gharleroi et de Namur, et combattit le 1 1 octobre à Rocoux, où il se fit remarquer à l'attaque du village d'Ance. Après la victoire, il poursuivit l'arrière-garde du prince Charles, et lui fit encore éprouver un échec au delà de Liège. Bourbon ne se distingua pas moins l'année suivante à la bataille de Lawfeld. Placé d'abord en réserve avec Enghien pour protéger deux batteries qui foudroyaient le village, il fut appelé en ligne vers le milieu de !a journée et participa aux trois dernières charges dirigées sur Lawfeld. Le colonel et le capitaine d'Estienne y furent blessés. En 1748, la brigade de Bourbon, qui comprenait encore le régiment d'Enghien , servit au siège de Maëstricht. Elle était campée sur la rive gauche de la Meuse et gardait le pont établi à Oost-Esden, en amont de la place (2).

(i) Parmi ces cinq hommes se trouvait le lieutenant Charles d'Estienne, qui reçut au même siège uu éclat de bombe daus les reins, et qui devint major le 20 décembre 1758, et lieutenant-colonel le 19 juillet 1763.

- (2) Le régiment était alors commandé par le comte de Vaux,

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Bourbon fît partie en 1753 du camp de Saarlouis. 11 a servi sur les côtes de Bretagne pendant les six premières campagnes de la guerre de Sept-Àns. Il s'est particulièrement signalé en 1758 au combat de Saint-Gast. À la nouvelle du débarquement des Anglais, il se concentra le 10 septembre à Lam balle, et l'affaire eut lieu le lendemain. Il attaqua l'ennemi par la droite , et malgré le feu des vaisseaux qui balayait la plage, il jeta dans la mer les bataillons britanniques qui lui étaient opposés. Le colonel-lieutenant, marquis de Broc, qui s'était fort distingué, fut chargé, par le duc d'Aiguillon, d'aller porter à Versailles la nouvelle de cette victoire.

Au commencement de 4759> Bourbon fut envoyé à Belle-lsle-en-Mer. Il y passa deux années sans être attaqué. Le 7 avril 1761, 115 voiles anglaises essayèrent de débarquer des troupes au port Andras. Le régiment surprit l'ennemi au milieu de son opération, lui tua 800 hommes presque tous grenadiers, et fit 300 prisonniers dont un lieutenantcolonel et un major. Mais les Anglais firent une nouvelle tentative le 21 et furent plus heureux. Le lieutenant-colonel chevalier de Sainte-Croix (1) se

nommé brigadier 23 février 1746, maréchal de camp 16 mai 1748, et lieutenant-général 17 décambre 1759. Son successeur, le mai» quis de Broc, fut fait brigadier le 15 oclobre 1758, et maréchal de camp le 20 février 1761 . Le comte de Rabodaoges qui suit est passé au régiment du Colonel-général.

(1) Cajetan Xavier de Guilhem-Clermout-Pasoalis, chevalier de

défendit avec la plus grande valeur jusqu'au 7 juin, et ne consentit à se rendre que lorsqu'il eut perdu tout espoir d'être secouru. Il obtint une capitulation honorable pour le régiment qui fut transporté par les vaisseaux anglais sur le continent, et envoyé à Arras. .

Il quitta cette ville en décembre 1763 pour aller à Dunkerque , et depuis il est allé au Havre en novembre 1764, à La Rochelle en août 1765, à Briançon en octobre 1765, à Grenoble etFort-Rarrault en janvier 1766, à Weissembourg en octobre 1767, à Strasbourg en juin 1769, à Landau en octobre 1769, à Douai en mai 1770, à Berghesen avril 1772, à Maubeuge en octobre 1773, à Béziers en novembre 1774, à Toulouse en septembre 1775, à Perpignan en octobre 1776, à Agen en avril 1778, à Rayonne en octobre 1778, au Château-Trompette de Rordeaux en juin 1780, et à Tours en novembre 1780. Au mois d'octobre 1781 , le 1" bataillon se rendit à Metz et le 2' à Belle-lsle-en-Mer. Le régiment se trouvait réuni à Maubeuge le 30 mai 1783. En 1787, pendant les troubles d'Irlande, il occupa Avranches, Cherbourg et Morlaix. Il vint au Havre en mars 1788, et se trouvait à Caen depuis le 7 mars 1789, quand les troubles commencèrent.

La conduite imprudente de quelques hommes fut

Sainte-Croix, lieutenant en 1721, lieutenant-colonel 18 avril 1748, brigadier 15 octobre 1758, maréchal de camp 20 février 1761.

la cause d'un des événements les plus regrettables de la révolution. Nous empruntons le récit du Moniteur : « Quelque temps après la prise de la Bastille, des soldats du régiment d'Artois vinrent de Rennes à Caen. Ils étaient décorés d'une médaille, récompense honorable de leur dévouement à la cause commune. Quelques soldats du régiment de Bourbon insultèrent ces patriotes qui étaient sans armes, et après un combat inégal mais sanglant, leur arrachèrent leurs médailles. M. de Belzunce, major en second de Bourbon, est accusé d'avoir excité ses soldats. Le peuple court aux armes ; Bourbon se barricade dans sa caserne, où bientôt il est obligé de capituler. Le régiment demande des otages, et en échange M. de Belzuncese livre courageusement à la multitude. La garde nationale l'environne et le conduit à la citadelle dans l'espoir de le sauver. Cependant, M. d'Harcourt, commandant de la province, envoie ordre au régiment de sortir de la ville, persuadé que son départ pourra contribuer à ramener le calme. La paix semblait renaître, et la bonne intelligence était tellement rétablie que les otages de la bourgeoisie lui avaient été rendus. Mais le régiment était à peine hors de la ville, que la sédition éclate avec une nouvelle fureur. Le peuple, dans un de ces mouvements rapides contre lesquels la force et la prudence humaine sont impuissantes, se porte subi- . tement à la citadelle, y pénètre malgré les efforts de la garde nationale, s'empare de M. de Belzunce, le

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traîne sur la place del'Hôtel-de-Ville, le tue à coups de fusil aux yeux de la municipalité indignée, et exerce les plus horribles barbaries sur le cadavre de cet infortuné , qu'on assure avoir été par la pureté de ses principes bien éloigné de prévoir l'horreur de son scrl... »

Nous ajouterons que l'infâme Marat avait dénoncé, tlansune de ses feuilles, le comte de Belzunce comme un ennemi de la liberté, et que cette accusation avait suffi aux truands pour commettre un assassinat de plus. Un historien prétend que la mort de Belzunce, amant aimé de Mademoiselle d'Armans, plus connue sous le nom de Charlotte Corday, fut le premier motif de la haine vouée à Marat par cette jeune fille.

En quittant la ville de Caen, au mois d'août 1789, le régiment de Bourbon se rendit à Arras, d'où il passa à Lille à la fin d'avril 1792. Le 1" bataillon fit partie de la malheureuse expédition du 28 avril sur Tournai, qui fut le prélude de cette longue guerre de la révolution. On sait qu'aux premiers coups de fusil des lâches poussèrent le cri de : « Sauve qui peut! nous sommes trahis!» que les troupes saisies d'une terreur panique se retirèrent en désordre à Lille, où quelques scélérats assassinèrent, pour justifier leur couardise. le général Theohald Dillon et le colonel du génie Berthois.

Au mois d'août et de septembre, le régiment prit part aux divers combats qui eurent lieu autour de

Lannoy, de Roubaix et de Tuncoing, et à la défense du camp de Maulde. Lorsque les Autrichiens attaquèrent ce camp le 31 août, le capitaine de Mortemart, qui avait reçu le 10 août une blessure dans la poitrine, et qu'on avait dû saigner sept fois en vingtquatre heures, abandonna l'ambulance deMortagne pour rejoindre sa compagnie, et combattit avec la plus grande valeur.

Pendant le reste de la campagne de 1792, le 1" bataillon servit à l'armée de Beurnonville, et le 2 e à celle des Àrdennes. Le 1" suivit ensuite Dumouriez en Belgique, et occupa la citadelle d'Anvers jusqu'à la retraite de l'armée, après la bataille de Neerwinden. Revenu alors sur la frontière de France, il fit partie du camp de Maulde jusqu'au jour où Dumouriez abandonna son armée. U vint alors se renfermer dans Valenciennes, et après la capitulation de cette place il rallia l'armée du Nord, et se distingua encore les 20 et 21 mai 1 794 au passage de la Sambre et au combat d'Erquelines. Le 14 juillet suivant, il entrait dans la composition de la 1 1 1* demi-brigade.

Le 2 e bataillon avait rallié en 1793 l'armée du Rhin. Il passa en 1 794 à l'armée des Ardennes, et fut versé dans la 112° demi-brigade le 29 décembre (1).

(1) De Ruault, colonel eo 1791, fut fait maréchal de camp le 12 août 1792. Son prédécesseur, M. de Francval, était entré enseigne au corps en 1741, et élait devenu lieutenant-colonel le 20 juillet 1780. M. de Saint-Quentin avait élé nommé lieutenant-colonel le 25 juillet 1791.

Les drapeaux du régiment de Bourbon avaient un quartier bleu, un autre rouge, le troisième noir et le quatrième feuille morte.

Son premier habit était distingué par les parements et le collet rouges, avec doubles poches en long garnies chacune de neuf boutons disposés par trois en pattes d'oie; il y avait cinq boutons sur les manches. La vesie était rouge ; les boutons et le galon de chapeau étaient d'argent.

En 1776, Bourbon se distingua des autres régiments de princes, par le collet noir et les boutons blancs.

RÉGIMEM DE BEUNHSIS.

Puentc-Mayor !

COLONELS OU M EST RE 8 DE CAMP

1 . Comte de JONZAC ( Alexis de Sainte-Maure ), 12 juillet 1667.

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