Baron de SALIS-SAMADE (Vincent Guy), 7 avril
Le deuxième des régiments suisses capitules par Pierre Stuppa, fut donné à cet officier (1), qui le conduisit dès son arrivée en France à l'armée des Pays-Bas, commandée par le roi en personne. Stuppa débuta avec distinction au siège dé Doësbourg, au combat de Woërden et à la prise dTtrecht, où il
(1) Pierre Stuppa, nommé colonel desGardes Suisses en 1685, conserva néanmoins sou régiment jusqu'à samort, arrivée le 8jauvier 1701. 11 le lit commander par le lieutenant-colonel. Le premier lieutenant-colonel du corps fut Jean-B;iptiste Stuppa qui leva un régiment en 1677 ; puis Gahriel Hessy , capitaine à la création , lieutenant - colonel 29janvier 1677 et colonel d'un régiment en 1689.
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resta en garnison jusqu'au 7 novembre 1673. En quittant Utrecht, il se rendit à Nimègue et Wesel, et fit partie au mois de décembre de l'expédition conduite par le duc de Luxembourg sur les canaux gelés de la Hollande. Après la destruction de Bodegrave et de Swammerdam, il revint sur la frontière de France, fit partie en 1674 de l'armée du prince de Condé et se distingua à la bataille de Séneff. Le capitaine Daniel Bûrckart périt avec un grand nombre d'autres officiers à l'attaque du village de Fay. En 1675 , Stuppa contribue à la prise de Liège et couvre les sièges de Dinant, Huy et Limbourg. En 1676, il fait ceux de Landrecies et de Condé, et protège l'armée qui assiège Bouchain, Saint-Ghislain et Aire. En 1677, le régiment, qui se faisait appeler Stuppa vieux, pour se distinguer d'un autre régiment suisse du même nom, levé cette année, servit au siège de Cambrai et de sa citadelle. Il fit ensuite partie du corps que Louis XIV envoya le* 7 avril au secours du duc d'Orléans occupé au siège de Saint- Orner et menacé par le prince d'Orange. Il se trouva ainsi à la bataille de Cassel où il éprouva des pertes sensibles : le capitaine Beusell, deux lieutenants et trois enseignes y furent blessés. Le régiment termina cette campagne par la prise de Saint-Omer et de Saint-Ghislain et commença celle de 1678 par les sièges de Gand et d'Ypres. Le 1 1 août, il fut sérieusement engagé à la bataille de Saint-Denis ; il y eut sept officiers blessés.
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Stuppa vieux fit partie eh 1684 de farinée qui couvrit les opérations du siège de Luxembourg. Etl 1689, le 1" bataillon se trouva au combat de Walcourt; le lieutenant Frey, depuis lieutenant-cdlonel, y fut blessé. En 1690, le corps tout entier était à l'année du maréchal de Luxembourg. 11 se conduisit vaillamment, le 1 er juillet, à la bataille deFleurus; il y eut quatre officiers blessés. Il termina cette campagne à Staden et prit ses quartiers d'hiver à Courtrai. Il sortit dè cette place en janvier 1691 pour aller lever dès contributions dans le pays de Waës, et au mois de mars, il se rendit au siège de Mons, où il prit poste à Nimy. Après la prise de Mons, il alla achever la campagne à Ypres et prit encore ses quartiers d'hiver à Courtrai. Ce fut cette année qu'on y forma pour la première fois, ainsi que dans les autres régiments suisses, des compagnies provisoires de grenadiers, qui furent composées des meilleurs soi-* dats de toutes les compagnies.
Stuppa sortit de Courtrai en mai 1692 et fut appelé au siège de Namur. La ville capitula immédiat tement et le régiment y entra *î>our participer de ce tôté à l'attaque des châteaux, et particulièrement à «elle du Fort-Guillaume. Dans la nuit du 1 7 au 1 8 juin, il repoussa une sortie qui lui blessa mortelle* ment le lieutenant-colonel Frey. Le major Sprecher eut le même sort au dernier assaut, qui fut livré avec une si admirable ardeur que le roi donna un louis d'or à chaque grenadier. A la bataille de Steeukerçue,
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le 3 août, Stoppa était placé en deuxième ligne derrière Bourbonnais ; il y eut affaire aux Gardes Danoises, contre lesquelles il soutint un feu terrible qui dura plus d'une heure, sans qu'aucune des deux troupes se montrât ébranlée. Enfin Stuppa, soutenu par Jes Gardes Suisses, mit l'épée à la main et eivfonça les Danois* Des officiers des quatre bataillons, il n'y eut que trois capitaines qui revinrent de cette charge sans blessure. Les tués étaient le lieutenantr çolonel Rùssinger, le major Courten, les capitaines Zurlauben, Bûrckart, Socin, Lahire (1), Sùlzer, Tellung et deux lieutenants. Le colonel Stuppa fut blessé et avec lui dix-neuf autres officiers» Pour les sergents et soldats, 613 turent frappés, dont £42 mortellement. Après cette glorieuse affaire, les débris du régiment furent mis en garnison à Lille, d'où ils sortirent vers la fête de Noël pour aller prendre Furnes.
La campagne de 1693 ne fut pas moins belle.
Après avoir contribué à la conquête d'Huy, Stuppa, embrigadé avec Surbeck, arrive sur le ebamp de bataille de Neerwiuden, Toutes les relations contemporaines s'accordent à dire que le succès de cette grande journée fut surtout dû à la valeur extraordinaire déployée par cette brigade. Le régiment y fit de grandes perles, parmi lesquelles l'histoire ne
(i) Jean-Pierre de Lahire, enseigne en 1679, lieutenant-colonel % «tara 1706, et brigadier 3 avril 1721.
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signale que la mort du capitaine Peti tôt. Le lieutenant Jeanneret fut tué peu après au siège de Charleroi. Après ce siège, le 4* bataillon resta- dans la ville conquise : le i #r fut envoyé à Landrecies* le 2' à Valenciennes et le 3« à Maubeuge. La campagne de 1 694 , que Stuppa fit sous les ordres du dauphin , ne présente que la fameuse marche de Wignamont au pont d'Espierres. Après avoir passé l'hiver à Douai et Cambrai, le régiment se remit en campagne en 1695, défendit le fort et le canal de La Knocque, où l'enseigne Sock fut tué, fit au mois de juillet 4e siège de Dixmude et participa au mois d'août au bombardement de Bruxelles. H passa l'hiver suivant à Courtrai, servit quelque temps en Flandre en i 696 et fut envoyé à Amiens et Abbeville pour la sûreté des côtes de Picardie menacées par les Anglais. En passant à Arras, le régiment fut la victime d'un épouvantable accident; Les 3* et 4* bataillons avaient été logés dans l'Hôtel-de-Ville. Le plancher du deuxième étage céda sous le poids du 4 e bataillon qui tomba sur le 3 e . Il y eut 150 hommes tués ou blessés. En i 697 , Stuppa revint en Flandre et servit sous Cattinat à la prise d'Ath. A la paix de Riswick, il fut mis en garnison à Lille. Il fit partie en 1698 du camp de Compiègne, et à la séparation des troupes il se rendit à Douai où il fut réduit à trois bataillons.
Devenu Brendlé (1) en 1701 , le régiment se rendit
(4) Brendlé, du canton d*Arg<me, cadet aux Gardes en 1613,
cette année dans les Pays-Bas espagnols ; il travailla aux lignes d'Anvers et eut ses quartiers d'hiver à Ruremonde. Il se trouva en 1702 à la canonnade de-Peer et au siège de Traërbach, après lequel il alla ténir garnison à Bruges. Ce fut là et pendant l'hiver de 1703 à 1 704 que les piques furent supprimées. Les piquiers, qui jusqu'alors avaient conservé le costume national, furent armés de fusils et habillés de rouge comme les autres soldats (1). La même mesure fut prise à la même époque dans tous les régiments suisses.
En 1704, Brcndlé fut dirigé sur Tirlemont et fit partie du camp de Neershespen commandé par M. d'Àrtagnan. Ce corps, composé de cinq régiments suisses, fut réuni au mois de mai à l'armée du marquis de Bedmar campé à Saint-Trond. En 1705,
lieutenant-colonel de ce régiment 20 novembre 4692, brigadier 29-janvier 1702, maréchal de camp 20 mars 1709, lieutenant-général 2 juillet 1710. H avait été remplacé comme lieutenant-colonel le 10 février 1701 par François d'Affi y, qui obtint plus tard un régiment.
(1) Le premier uniforme du régiment était ainsi réglé : habit garance, parements., collet, veste et culotte bleus» boutons blancs, pattes ordinaires garnies de trois boutons et autant de boutonnières bleues; le côté gauche de l'habit est garni d'une patte de quatre doigts de large qui descend jusqu'à la poche et portant des boutonnières bleues; douze boutons sur la veste de deux en deux, ohapeau bordé d'argent. En 1764, le corps avait la couleur distinctive blanche, et en 1770 il prît le jaune citron, pour le collet, les revers et lei parements.
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Brendlé servit au siège d'Huy; il fut ensuite détaché de l'armée de Flandre pour aller joindre le maréchal de ViHars au camp de Sierk sur la Moselle. Rappelé bientôt dam les l*ays-Ba« , on le chargea de la garde des lignes depuis le bas d'Alaème jusqu'à Natriur. U hiverna à Namur. Au commencement de i 706 , il marcha au secours du Fort-Louis du Rhin. A son retour en Flandre, les et 3» bataillons furent jetés dans Mons et le V dans Ath : deux cents hommes furent détachés de Mons pour garder TVrmonde. Ces ileux cents hommes, ainsi que le bataillon qui était à Ath, furent bientôt faits prisonniers de guerre par les Alliés; mais une grande partie des soldats parvint à s'échapper, et le 2* bataillon fut réorganisé à Landrecies la même année. Le capitaine Iseling et le lieutenant Husy avaient été tués à la défense d'Ath. En 1707, le régiment fut détaché fie l'armée de Flandre pour aller au secours de Toulon assiégé par les Impériaux. Ce siège ayant été levé et les ennemis ayant repassé le Var, Brendlé n'alla que jusqu'à Montélimart, et on l'envoya terminer la campagne à Lauterbourg. En 1708 , il était de retour en Flandre. Il se trouva à la bataille d'Audenaerde , où il fut peu engagé, demeura au camp de Meldert pendant le siège de Lille et prit ses quartiers d'hiver à Mons. 11 combattit vaillamment l'année suivante à Maîplaquet; il y soutint les efforts de la brigade de Piémont et favorisa la retraite de la Maisoir du roi. Dans cette belle retraite , Brendlé faisait l'tiUtine
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arrière-garde de toute l'armée. £1)6 coûta la vie au capitaine Geschwind.
Le régirent se retira à Douai et prit uns belle part à la défense de celte place en 1710, Après la capitulation, il fut à Arras et, en 1711 , il se fit remarquer à la prise d'assaut du fort d'Arleux. U entra ensuite dans Valenciennes, que l'ennemi menaçait, et y passa l'hiver. Il contribua particulièrement en 1712 au succès de l'entreprise 4e Denain, fil les sièges de Marchiennes , de Douai et du Quesnoy et revint hiverner à Valenciennes. En 1713 , il servit au siège de Landau où, le 2 juillet, il contribua avec Navarre à repousser une sortie qui mil un instant en péril les travaux du siège. Le capitaine Wickhart et les lieutenants Borner et Ze-Rhym y perdirent la vie. Pendant le siège de Fribourg, Brendlé demeura sur la rive gauche du Rhin dans les lignes de la Lautcr, et à la paix il fut mis en garnison à Metz. Le 2 e bataillon fut envoyé à Troyes, en juillet 1714> pour réparer les immenses dégâts qu'avait faits une inondation de la Seine. Ce bataillon fut ensuite envoyé à Avesnes. Les deux autres quittèrent en uifcme temps Metz pour venir à Maubesge et Philippeville. Le 3 e bataillon fui réformé en 17 i 6.
En 1733, Bréndlé fit partie du corps de réserve de l'armée d'AMemagn*. 1* fui employé en 17 34 au siège de l'ouvrage à cornes de Philisbourg, situé en deçà du fleuve. Cet ouvrage capitula sous ses dra-
peaux (i). Le .1* juin, jour de l'ouverture de la tranchée devant Philisbourg, il avait victorieusement repoussé un parti qui voulait détruire le pont de communication du bas Rhin. 11 commença la campagne de 1735 à la même armée et alla renforcer, au mois d'octobre, le corps que le comte de Bellisle commandait sur la Moselle. 11 acheva la campagne au camp de Saint-Maximin : ses grenadiers seuls se trouvèrent à l'affaire de Klausen.
En 1 742, le corps, qui portait le nom de Séedorf (2) depuis quatre ans, fut employé à l'armée d'observation de la frontière des Pays-Bas. A" la fin de la campagne, il fut établi à Maubeuge où il demeura en garnison toute l'année suivante. Il servit, en 1744, au siège de Menin, couvrit ceux d'Ypres et de Furnes et acheva la campagne au camp de Courtrai. Il com- ■- .
(1) Lès drapeaux d'ordonnance de ce régiment avaient chacun de leurs guartiers partagé en quatre flammes ondulées, dont deui blanches alternant avec une bleue et une rouge. Le drapeau -colonel portait cette devise en lettres d'or : Auxiliumnostrum à Domino. Les drapeaux d'ordonnance n'étaient pas invariables dans les régïmenls suisses. Quelques colonels obtinrent la permission de faire porter leurs couleurs. Ainsi, sous M. de Boccard , les carrés avaient sept flammes, une cramoisie au milieu, puis, de chaque côté en s'éloignant, une noire, une jaune et une bleue.
(2) Séedorf r du canton de Fribourg , ex-major aux Gardes, brigadier 1 er janvier 1740 , maréchal de camp' 2 mai 1744 et lieutenant-général 10 mai 1748. Jean-Rodolphe Frey, enseigne au corps en 1685, fut nommé lieutenant- colonel 29 août 1734 et brigadier 13 avril! 738.
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m en ça celle de 1745 sur le bas Rhin avec le prince de Conti, rallia le 20 juin l'armée de Flandre, servit au siège -d'Audenaêrde et du fort Placendal, marcha sur Gand avec le comte de Lowendhal et fut employé au siège d'Ostende. Dans la nuit du 21 août, ses trois compagnies de grenadiers emportèrent le chemin couvert et y firent prisonniers trois officiers et 72 hommes. La place capitula le lendemain sous les drapeaux de Séedorf. Le régiment fit encore cette année les sièges de Nieuport et d'Ath ; il passa l'hiver à Reaumont dans le Haïnaut. En février 1746, il fut appelé au siège de Bruxelles ; il concourut ensuite à la conquête de la citadelle d'Anvers, couvrit le siège deNamuret assista à la bataille de Rocoux. Il fut envoyé, à la fin de cette campagne, sur les côtes de Normandie, et il passa Tannée 1747 à Valognes, qu'il quitta au mois de novembre pour se rendre à Verdun. En 1748, il marcha par le Luxembourg et le Limbourg, sous les ordres du comte de Lowendhal, pour faire l'investissement de Maèstricht. Il servit au siège de celte place et fut ensuite cantonné entre Maèstricht et Aix-la-Chapelle. Après la signature de la paix, on l'envoya à Metz.
Le régiment, qui avait pris le nom de Boccard (1) en 1752, fut envoyé sur les côtes de la Provence au
(1) Boccard, du canton de Soleure, major aux Garde» en 1728, brigadier 1 ' p mai 1745 , maréchal de camp i 0 mai 1 748 et lieutenantgénéral 17 décembre 17K0.
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début de la guerre de Sept Ans. Il faisait partie de la réserve du corps expéditionnaire de Minorque. H détacha le I e * novembre son 1 er bataillon en Corse; ce bataiHon occupa Calvi jusqu'en février 1759. Le régiment fut dirigé cette année sur l'armée d'Allemagne. Il ne paraît point avoir pris une part active à la guerre jusqu'en 1762. Pendant cette dernière campagne, il formait brigade avec Diesbach sous les ordres du baron de Zurlauben. Il défendit les 8 ? 9 et 10 août, les retranchements de la montagne de Melsungen sur la Fulda, sous un feu des plus vifs des Alliés commandés par lord Granby. Il fit l'arrièregaidc de Tannée le 18 août sans se laisser ent&mer , marcha le 30 ^vers Friedberget se trouva le 21 septembre à l'attaque du château d'Amenebourg sur l'Ohm. Cent un hommes de la brigade furent tués dans cette affaire.
A la paix , Boccard se rendit à Weissembourg . d'où il passa à Strasbourg en décembre 1763, à Weissembourg en mai 1764, à Landau en octobre 1 765 et à Phalsbourg en août 1 766. Il fut appelé en juillet 1769 au camp de Verberie. Après la levée diu camp, il se rendit à Arras, puis à Aire en octobre 1769, à Carhaix et Chàteauneuf du Faou en janvier
1771, à Maubeuge en juin 1771 , à Belfort en juin
1772, à Grenoble en septembre 1773, à Weissembourg en août 1775, à Saarlouis en octobre 1776, à Thionville et Saadouis en mai 1777, à Phalsbourg en octobre 1777, à Béthune en avril 1778 et àCslais
en juillet 1778. Il resta dans cette ville jusqu'à la lin de {a guerre d'Amérique.
Le régiment, devenu Salis-Saroade(l). se rendit à Gra vélines et Bergues en octobre 1783, à Boulogne e« juin 1784, à Calais en octobre 1784, et à Arras en octobre 1785. 11 fit partie en septembre 1788 du camp de SainM^fuer, et fut appelé en mai 1789 aux environs de Paris. 11 occupa d'abord Beauvais , puis Mantes, et vint enfin camper au Champ de Mars pendant tes 4 roubles du mois de juillet. Dans la nuit eki 1 2 au 13, il fut employé à transporter des poudres de l'Arsenal à la Bastille et il fournil u*i détachement de 32 grenadiers, commandés par Je lieutenant Louis de Flue pour reu forcer les Invalides qui formaient la garnison ordinaire de cette forteresse* Ce fut, dit-on, k lieutenant de Flue qui donna au gouverneur de Lauoay le conseil de résister. On a dit aussi que M. de Flue avait l'ordre de M. de ftezemuald de tirer, sur les Invalides, dans le cas ou ceux-ci auraient refusé d'obéir au gouverneur.
Ce fut, comme ou saiL le i 4 jruiUet, que Je peiiple de Paris attaqua la Bastille. Les treale~deax $reaa-
(1) M. de Salis- Samade , du can'on des Grisous , 6tait entré au service en 1723; il était brigadw r du 16 avril 1767 er maréchal de camp du 1 er mars 1780.
Jean-Joseph-Simon d'Hemcl,uu des derniers lieuteuanls-colonels du corps, était entré au service m «731; nommé lieufeninîcolonel 29 janvier 1768, il deviut brigadier 3 janvier 1770 et maréchal de camp 1" mars 1780.
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diers de Salis-Samade serviront les carions des remparts et furent presque tous tués par les embrasures. Onze , qui survécurent , furent arrachés à ia fureur des vainqueurs par la généreuse intervention des Gardes Françaises. Ce ne fut pas sans peine, car les vainqueurs de la Bastille étaient surtout irrités contre ce régiment jaune, dont ils ignoraient le nom, mais dont l'arrivée à Paris ne ieur avait présagé rien de bon.
Après cette révolution , Salis-Samade , qui s'était retiré à Pontoise, puis à Ecouis, reçut Tordre de se rendre à Rouen et plus tard à Yvetot. Le 7 février 1790, il prêta le serment civique comme toutes les autres troupes. En février 1791, un détachement fut envoyé à Caudebec pour y réprimer les troubles graves qui avaient interrompu la tranquillité de cette petite ville. Au mois de septembre, le 2 e bataiHon . fut dirigé sur Givet et, en décembre, sur Arras. Il était revenu à Rouen en janvier 1792. Pendant le même temps, le 1" bataillon avait été placé au Havre. C'est dans cette position que le régiment fut licencié, conformément au décret du 20 août 1792.
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11 marche de fort bonne grâce.
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COLONELS