‹ Histoire de l'ancienne infanterie françaiseChapitre 37 sur 46 · HIST01UE · texte numérisé non relu

HIST01UE

Louis en décembre 1773, à Verdun en juillet 1775, à Montmédy en août 1777, à Condéçn octobre 1777, à Avranches, Dinan et Bellisle de mars à juin 1778, à Landau en novembre 1781, au Fort-Louis en juillet 1783, à Bitche en octobre 1784, à Phalsbourg en octobre 1787, a Saarlouisen avril 1788 et au camp de Metz en septembre 1788. Appelé à Château-Thierry en juillet 1789, il s'approcha jusqu'aux barrières de Paris et fut renvoyé à Sadrlouis par ordre du 29. Au mois d'août 1790, il fut un dés corps qui fournirent des détachements pour agir, sous les ordres du marquis de Bouillé, contre la garnison révoltée de Nancy, et, après la journée du 31 août qui coûta la vie au capitnine Warnold, ce fut au lieutenant-colonel Girardier que fut déférée la présidence du conseil de guerre qui devait juger les soldats de Château vieux.

On sait comment, la révolution ayant tourné à la démence, les condamnés de Nancy devinrent bientôt des héros et les enfants chéris de ceux qui accaparaient le nom de patriotes. Le régiment de Castellas dut alors prendre sa part de l'imprécation de la Marseillaise contre les complices de Bouillé. Il avait d'ailleurs été mis en mouvement par ce général, en juin 1791, pour protéger la fuite du roi.

Le 24 décembre 1791, le député Maille, de l'Assemblée nationale, émit le vœu que ies officiers qui avaient formé le conseil de guerre fussent engagés à accepter pour les soldats de Chàteauvieux l'amnistie

du 14 septembre de cette année. On ne sait si les officiers suisses accédèrent à la demande de l'Assemblée, mais les condamnés furent appelés le 31 décembre à jouir du bénéfice de l'amnistie.

Le régiment de Castcllas fit partie en 1791 du camp de Fontoy , et en 1 792 il entra dans la composition de l'armée du Centre. Par suite du décret du 20 août qui licenciait les troupes suisses, on l'envoya à Vitry-le-Français, puis à ïroyes où le licenciement fut exécuté le 14 septembre. Sur 900 hommes que le régiment comptait alors, 500 s'engagèrent dans les troupes françaises, la plupart dans la légion de Lùckner.

Le drapeau blanc de ce corps était orné d une image de l'Annonciation. Les drapeaux d'ordonnance avaient dans chaque quartier quatre flammes, deux flammes blanches alternant avec une flamme bleue et une flamme jaune. Le Médaillon de 1 771 donne trois flammes, bleue, jaune et rouge.

Ce régiment a d'abord porté habit garance, veste, parements et culotte bleus, boutons et galon de chapeau d'argent, pattes ordinaires garnies de trois boutons et de boutonnières bleues. La veste et le côté gauche de l'habit étaient aussi ornés de boutonnières bleues. Vers 1760, il avait les parements, le collet et les revers bleu de roi, avec la doublure, la veste, la culotte et les boutonnières blanches.

UfSTOIRE

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67 e RÉGIMENT D'iNFANTERtE.

Luxembourg.

COLONELS OU MESTRES DE CAMP

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