MONTAGU
VIRG. VRB.
HOC MVRO CINXI
CIO DLXXX mi
c B. F. Odet de Montagu, vierg, a fait entourer la ville de cette muraille en » Tannée 1584. » *
* Voici un extrait da manuscrit de Perrin le Jeune, écrit rers la fin du xvi.« siècle, quelque temps après le siège d'Autun :
« Pour effectuer cette délibération, ce qui est advenu de notre temps, on a pris une muraille de Pun des costés et en flanc de Marchant , que Ton a conduite jusqu'à St*-Andoche, où soûlait être le portail duquel nous arons parlé, et de là jusqu'aux vieilles muraiUes; lesquelles Ton a réparées et ensemble les tours, autant bien que l'état des affaires l'a pu permettre, et pour la défense de ce quarUer on a fait un boulevard à l'endroit de l'abbaye de St-Andoche , qui a donné assez d'affaires à nos ennemis , lesquels étaient placés de ce côté-là. Les fondements des anciennes murailles ayant servi de guides aux nouvelles, les ont fait conUnuer jusqu'à celles du château. Voilà comment la basse viUe, on l'a nommée ainsi , s'est formée de ce côte-là.
» De l'autre , on a pris de même une muraille en flanc de Marchant , vis à vis de l'autre part de la première; ledit Marchaut étant entre les deux; laquelle, peu à peu et par intervalle de temps, fut tirée jusqu'à la porte des Marbres et là on a commencé une beUe et forte entrée. De cette part , parce que le temps n'a permis de conUnuer la muraille plus avant, l'on a fait une tranchée, et sur le bord d'iceUe en dedans une levée de médiocre hauteur composée de bois, terre, paille et semblables matières , laquelle s'étend de cette porte jusqu'au lieu où j'ai dit que soûlait être un portail , puis faisant là un peUt anglet, retourne tout court vers les vieilles muraiUes qui sont proche de là. Pour la défense de ce côté-là, on a fait une terrasse, laquelle, à ce que je puis comprendre , a été posée là
On a remarqué dans toutes les villes fondées ou reconstruites par les légions romaines une distribution uniforme en trois parties distinctes. C'est à chacune de ces trois parties que répondent : 1 .^ le prœtoriwn et le castrtmi ou château situé dans la partie la plus haute de la ville; 2.® le palatium situé au-dessous du castrum; 3.^ la cilé proprement dite. Les noms de château donné à la partie la plus élevée» et de citi donné à la partie la plus basse de Fenceinte antique , subsistent encore. Le nom de palatium ou pabâi n'est plus donné à la partie intermédiaire , mais le nom de tour de Pilate , donné jadis à l'édifice que remplace le collège actuel, et celui de palatium de Jmgne ou de Jauère, donné par les chartes du xin.^ siècle aux ruines voisines de Tancienne paroisse de St.-Jean-rEvangéliste, sont de précieuses indications qu'il faut recueillir.
Des fouilles exécutées sur quelques points de la muraille du château , qui touche à la muraille antique d'un côté , près de l'évéché , et de l'autre , près des jardins de Tbôtei de Mac-Mahon , ont fait reconnaître que cette muraille repose sur un massif de débris de monuments antiques jetés dans les fondations. Cette particularité que l'on a remarquée dans d'autres villes est attribuée généralement à la précipitation avec laquelle on éleva des fortifications vers le temps de Gratien , pour résister aux incursions toi^û^Hirs croissantes des Barbares.
(H) Une chose singulière, c'est qu'on a donné le nom de temple de Minerve à diverses ruines , et comme il sera parlé plus loin de la tour que nous avons représentée page 40, nous allons placer ici une note sur l'exploration de Montmin, situé non loin de la pierre de Couhard , et que le plus grand nombre ont voulu traduire par Moru Mmervœ, tandis que quelques autres tenaient pour Mom Maiœ.
MONTMIN. — En 4830, la Commission des antiquités fit pratiquer des fouilles à Montmin , dans un endroit où elle avait reconnu des vestiges d'un monument qu'elle supposait être un temple.
La partie la plus remarquable des murs découverts a ofiert, du côté de la ville, une
pour serra à l'ayenir comme d*un boulerard. Le bastion se nomme la Jambe de bois, et ce, da nom d'un certain cabaretier qui arait ane jambe de bois , lequel ayant achalandé les.... en son cabaret par lui édifié en cet endroit, s'acquit un tel bruit entre iceux, que l'entrée, qui était là un lieu où avait été le portail que nous arons décrit, par les païsans et artisans qui s'assemblaient là pour chopiner, fot nommée de la Jambe de bois , et jusqu'à cette beure a gardé ce nom-là. »
salie de bains dont les parois étaient lambrissées de marbre blanc et de schistes : la partie des murs regardant le midi a indiqué une basilique double avec ses deux absides. L'ensemble des murs découverts est très vaste , et l'étude sérieuse de ce monument
aurait pu jeter de grandes lumières sur la manière de construire des anciens.
Les premiers travaux avaient pour but de déchausser les murs jusqu'au sol antique. Dans le cours de cette opération , parmi de nombreux morceaux de marbre de différentes couleurs, on a trouvé : i.<* plusieurs fragments d'inscriptions en beaux caractères romains; 2.® une figurine en terre cuite, représentant une femme vêtue d'une longue robe , et tenant d'une main une corne d'abondance ; 3.*^ une meule de moulin à bras , remarquable parce qu'elle n'est point en lave de Volvic , matière de presque toutes les meules trouvées dans le pays qu'occupaient les Eduens ; 4.*^ plusieurs instruments en fer (ils étaient tellement oxidésque l'on a eu peine à en reconnaître la forme); 5.** beaucoup de morceaux de verres de différentes espèces ( parmi ceux qui sont plats , il s'en trouve d'une très grande épaisseur); ô.*» des restes d'une mosaïque grossière assise sur un mastic très dur et très épais (des cubes blancs, noirs et rouges en dessinent les différents compartiments) ; 7.** plusieurs fragments de vases en belle poterie rouge et bronzée. Une médaille seule a été trouvée.
Près de la salle de bains était une grande pièce carrée : son pavé presque détruit était formé d'un béton d'environ 0°"46 d'épaisseur, plus dur que la pierre, et porté sur des colonnes de briques rondes superposées qui laissaient un vide de 0^66 entre le pavimentum et un second béton posé sur le sol. '