CD O
Voici d'abord sur les nombres en général quel est le sentiment de Tun des bons auteurs du xyï.^ siècle, Josse Clicthoue. Nous citons cet auteur avec d'autant plus d'intérêt que son ouvrage est adressé à Germain de Ganay, originaire du diocèse d'Autun, partageant l'amour qu'avait pour les sciences mystiques son frère Jean de Ganay , chancelier de France, l'un des admirateurs de Pic de la Mirandole, et l'un des correspondants de Marsile Ficin, et l'un des plus grands investigateurs des connaissances occultes.
Nous citerons ensuite Corneille Agrippa , professeur à Dôle , qui avait des adeptes à Chalon, à Autun et à Nevers. A Autun, son protecteur était de la famille du chancelier Rolin. Corneille Agrippa a réuni en corps de doctrine ce que d'autres avaient répandu dans divers traités. L'ouvrage du professeur de Dôle est un livre élémentaire sur la matière. Nous avons laissé les conséquences excessives que cet auteur Ure de ces principes, pour nous borner à citer les faits principaux qu'il a recueillis. Notre but n'est pas de défendre la doctrine des nombres, mais d!à;lairer nos recherches archéologiques par l'étude des convictions sous l'empire desquelles vécurent les anciens constructeurs d'édifices. Nous ne prétendons pas présenter un lieu commuu théologique * ; mais seulement un lieu commun archéologique qui n'a pas été suffisamment consulté jusqu'ici.
* En abordant ces qoesUons diScUes, nous protestons de toute notre force contre les inductions fausses ou exagérées qui seraient Urées des faits qui nous ont frappé.
L'histoire du dogme chrétien forme une science spéciale , qu'il ne faut point confondre arec l'histoire archéologique des monuments religieux élerés pour ou contre les vérités dont le Christianisme est dépositaire.
La rérélation chrétienne est un fait positif fondé sur un témoignage historique revêtu de toutes les preures d'authenticité. Ce fait est le résultat d'une providence surhumaine et sumatureUe qui , progressant d'âge en âge, depuis Adam jusqu'à Molfse par les patriarches, et depuis la loi du Sinaï jusqu'à Jésus-Christ par les chefs de la Synagogue et par les prophètes , se lie à des actes publics ou prirés, fruits d'un dévouement religieux et social dont la source réritable est dans une haute participation de la grâce divine. La raison de cette grâce se trouve dans l'incarnation du Verbe fait chair, dans sa rie , dans sa passion et dans les promesses qu'il a faites à ses disciples et à son Eglise.
Jésus-Christ résume en lui , à un degré infini , toutes les rertus des hommes saints qui l'ont précédé et toutes celles des hommes apostoliques qui l'ont suiri et le suivront encore.
VHomme^Dieu est la fin de toutes les prophéties, le modèle efficace de toutes les bonnes actions , le gage de toutes les louables espérances. Seul il a pu détruire les obstacles qui s'opposaient à la vérité et au bonheur.
la inniniu- annnviant Ipr falLR hiitb^pinijes revétuis de Loute l'authenticité possible est la vérita nt relî^fieux ; mais l'an ne peut ensei^er que
par d ou icon<^rapbiques.
A I le langue par chiffres, indifiërente en elle-même,
mais ^portions des ceuvres de l'art des mesures qui les
metU ■■
f eur D. Germain de Ganay, évéque de Cabors ,
) Joe I livre de la signification mystique des nombres.
* pontife, avec un zèle assidu à la lecture des
I am leur des opinions philosopliiques. I^jà vous avez
> remarque tout ce que les anciens sages ont reconnu de puissance et de mystère dans
> la science des nombres. Pythagore surtout , ce philosophe si célèbre parmi ses
> contemporains et dans la postérité, vous a paru, aidé de la science des nombres,
> dissertant avec d'étonnantes lumières sur les choses de la nature, même sur les mœurs
> des hommes et sur les puissances surnaturelles. Il n'a pas échappé à votre Grandeur
> que les nomtn^s pairs sont appelés par lui les nombres de la justice , à cause de la * division égale de leurs parties jusqu'à l'unité. Or, c'est dans l'égalité que se trouve la t raison et le complément de toute justice. II a signalé la décade comme la limite , la
Arant lui Im rilM religieux n'étaient qae dei symboles ou dei Hgurei. Depnis Ini lei rilei euenUels Dommés lacremenlt, fécoadéi par l'iction directe de l'Eipril uiol. piTlIcipent de 1* puitunce révélée daa* rincamalioD. Ils op^^Dt ce qu'il* «ignifleuL Ils tont de« réalilés et non de* Qgares.
Le chrétien w «erl tonjoan d'imagei et de cérémonies , parce qu'il est homme et coiuâquemmenl corps elàme; mah il n'admet plus de mythes. Le déreloppemeni de l'histoire de l'Eglise rend les prophétie* plus claire* et mieai comprises. Il y a pro<(rès dam les rails rétoltanl des dogme* , nuis les dogme* eoi'mémes tont Inrarlablea.
Heoreux celui qui, fidèle à ces principes, n'a jamais cherché la paix et le bonheur hors de là. Mbie paix à l'homme porté par la naUire de ws goûla el de ses éludes à rechercher la raison philosophique el historique des œaTrea de l'arL
Témoin d'nn parallélisme constant entre les Tormes conservatrices de l'idée chrétienne et les forme* destinées à en gêner le développement, l'archéologue s*efforGe de retrouver la formule primilive el d'en suivre la marche à travers les siècles.
Il interroge la Bible, il Interroge les poètes, il interroge le* légendes dionysiaques anui bien que lea légendes rabblniqae* et cbrétiennea. Son bol est de claaaer sur deux lignes parallèles les faits qu'il découvre.
> avouaient pronostiquer beaucoup de choses par les nombres des noms, et s'il n'y avait
• en cela de grands mystères, saint Jean n'aurait pas dit dans l'Apocalypse ': Que celui
> qui est inteUigeni compte le nombre du nom de la bête , c'est un nombre d^homme. Cette
• manière de compter est en grand honneur chez les Hébreux et les kabbalistes *. il faut
> avant tout savoir que les nombres simples indiquent les choses divines , les dizaines les
> choses célestes, les centaines les choses terrestres, le mUe les choses du siècle à venir. »
* On sait que le carré de 12 est, dans TApocalypse, le nombre des saints. Il y a i4Ai000 confesseurs, 14^,000 vierges. La cité sainte est carrée : elle a 13,000 stades sur chaque face. L'adrersaire de cette cité a pour nombre 666. — ^t habet intetlectum computet nomen bntia , numenu autem hominis est , et nmmeruê ^uê 666. Cap. xui. — En hébreu, le mot aieph, doetrimit famiHa, Tant 1,000; le mot cedem , orientaliê, antiqua , prima, raut 144 ; de sorte que 144,000 signifie littéralement enseignement primitif, famille primitive. 666 est au contraire en hébreu le nombre du mot celohim,Je suis semblable à Dieu, et en grec le nombre du mot panathesmids, le tout-à-fait sans loi, le tout-à-fait inique. Celohim est le nombre donné dans la Genèse à Adam derenu coupable. Voici la raison de ces nombres. D*après les traditions , 6, nombre des jours de la création , trarall dirin, est aussi le nombre des jours de la semaine, travail humain; 6 X 6=36 , nombre du root séparation (distinction de la lumière d'avec les ténèbres). Ce mot BDL ^:36. Il est la racine du nom de la pierre précieuse et même de Varbre heureux du paradis terrestre BdeUium; cet arbre est arrosé par les 4 fleuves de la partie orientale de TEden, ou 36X4=^44» la proposition primitive , orientale, la révélation première. Si Ton multiplie 36 ou Tarbre , ou la pierre précieuse, par 6, c'est-à-dire par un nouveau trarail humain, en opposition à la bénédiction de la providence indiquée par le nombre des 4 fleuyes , on a S 16 , ou le cube de 6 , nombre du lion Arie, qui signifie la possession personneUe, spiritueUement Tamour de sa propre exceUence. C'est là le lion qui réde autour de la cité sainte; mais Dieu défend la famiUe primitive contre les attaques de ce lion, car, si Ton dlrise 144*000 par S16, on arrire à la période 666 au quotient, arec 144 pour reste au diridende, de teUe sorte qu'en ajoutant un zéro à chaque division on aurait d'un côté un reste continu 144, la doctrine ancienne, et de l'autre un quotient composé d'une période indéfinie de 6, nombre du travaiL On Toit que 144)000 et 666 sont les deux hiéroglyphes numériques les plus naturels de l'idée de révélation et de l'idée d*investigation philosophique a franchie de toute régie. De là les noms de doctrine sainte, de famille sainte d'un cété , et ceux de panthéisme , d'iniquité consommée de l'autre côté.
2 Le mot kabbale, dont plusieurs s'effraient, signifie simplement doctrine transmise et acceptée, La défarenr qu'il inspire vient de ce qu'il est spécialement affecté à l'indication de la science rabbinique et de l'astrologie judiciaire justement suspectes. L'archéologue, qui cherche la raison des formes mystérieuses de l'art , doit être moins susceptible. Il s'exposerait à ne rien comprendre aux ouvrages des anciens, s'il ne pénétrait pas dans la profondeur des motifs qui les engagèrent à choisir telle ou teUe dimension , telle ou telle image.
les 9 chiffres de ki la génération d'une
:rfectioi], la beauté.
cerde, la couronne.' us le nom de
e travail.
3.° — 2 l'incarnation. 7." — 7 lajastice.lereposfruitdutravail.