CHANSON DU BON COMPAGNON FENDBIR
Célébrtfls de notre ■altrite Les afutaf es et Tif réaeot , JuuU, je ptrle avec fnicàise, L*eB Be lit riei de ti cbirnait.
^otre sert est digoe d'eifie, Chez oeos rèfM le vrai beoheir One peat geAter ei cette rie Teit oultre ceHpàfDti feadeer.
Peur en coioallre le njttère Et des sigies le déneaeaeit , il laot d'abord saioir se taire , Etre discret , sage et prndeet :
Et pear ei sareir daTaotage, Eitrer dans la reite d'beuear ; Cl pied-cornier est te passage Peur M beo cospagiei feidear.
De Mire art qa'ei neiuie griaeirf , Teot eit clair, teit est épnré ; L'iiifii, la Terti fut sa gloire, Sh plaisirs, toit est Hesoré.
La pideor, rioMceoce entière Régnent dans nés ebambres d'henneor ; Peint de bandean , tont est Inaièrp Ptir on bon briquet (endenr.
* Cette chanson, d'un caractère si peu grare, nous a rappelé Pécusson suivant de l'association des fabri du TÏUage de Farges, villa fabricarum. Il peut être lu filii solis et lunœ , Comedamus , Bibamus , Jam Moriemur ; ou ftlii Christi et EccUsiœ, Comedxte, Bibite, id est Corpus meum. Isaiïe reproche aux artistes de Jérusalem d'avoir adopté la première formule, et saint Paul reproche aux artistes de Corinthe de l'avoir conservée. L'inscription grecque, trouvée à St-Pierre-l'Etrier et que l'on verra ci-dessous, p. 240, parait y faire une allusion manifeste en substituant les sérieuses idées chrétiennes de la seconde formule. L'apôtre saint Barthélémy, qui
Si f tu aÏBez la Mlitide .
La paii , Im plaiiin inoac«Bti , ^H firéti Mit ÎDqiMade Ve» M «ffreat 4m plu diamaots.
Lii , s^aréi eu bniiU do nawle , Bacchit j répaid s« (vttn ; Oi rit , fB saine à la ronde Taos les btns ctapagneis feadeirs.
Cet art , par le dieo di tnnerre Et la trtape des iuirteis .
Fat jadis apporté ur terre Poir leir ériger des aiteis.
Sau lii Baeehns serait sais doielle , Qoe defieidraieit tou ms labeirs ?
\ois seriou à la belle étoile Sais les boBs ceapagiois feidears.
Çâ, coisiu de la feiderie, PreMu tou la enpe â U nii , Triiquu, duilou leu à ïw\t, lialtou utre beireix dettii.
Si qoelqDe boi briqiel désirt De utre art goéter les éeoceirs.
Afltou-le, Bats poiil d'eapirr Chez les bou coHpapou IMein.
PALAIS DES SÉVIRS AUGUSTALES , TEMPLE DE BIBRACTE. — Deux inscripUons, trouvées à Autun, prouvent l'existence d'un ordre de Sévirs augustales. La première est celle qui annonce un vœu offert à la déesse Bibracie par jP. CaprUis Pacattu, sévir augustal; la seconde, celle de Quintm Secundus Quigo, citoyen de Trêves j sévir augustal chez les Eduens.
L'inscription relative à la déesse Bibracte , ainsi que des fragments d'une statue de femme et une autre inscription concernant la même divinité topique de lacitéEduenne, ont été trouvés , au milieu de ruines importantes , dans l'enclos du petit séminaire. Cette raison nous a déterminés à reconnaître dans ces ruines les vestiges du temple d'Auguste et de Bibracte , et nous pensons que les édifices adjacents au temple étaient ceux où résidaient et s'assemblaient les Sévirs augustales d'Autun.
Auguste , qui faisait servir la religion aussi bien que la politique à la consolidation de sa puissance , rétablit le culte antique des dieux Lares , en l'associant à celui du génie de sa famille; c'est-à-dire qu'il s'efforça d'identifier, par la similitude des rites, les divinités jiationales et ses divinités domestiques, et, pour rattacher plus étroitement encore le culte nouveau aux habitudes romaines, il institua des commissaires de quartiers , des
aUa dans l^Arménie convertir les chefs de la philosophie traditionnelle, devint le patron des ouvriers forgerons et remplaça Vulcain dans le calendrier. On porta même ses reliques dans TUe de Lipari, spécialement dédiée au dieu des forges. Saint Barthélémy est précisément le patron de Téglisedf Farges. Dans une Gène peinte sur bois en 1515, distant à Tévèché d* Autun, on Toit aux pieds du Christ et près de saint Barthélémy un chat ; au-dessus de la tète du Christ et de celle de saint Pierre oo voit la religion chrétienne avec le calice surmonté de ThosUe, triomphant de la synagogue dont rétendart est brisé. Or, le mot chat a une grande importance kabbalistique : il indique le péché, Tantique serpent, Tabus des biens de ce monde iKabb. denud, 1. i]. Ce mot est rapporté à un antre mot qui signifie le blé, puis le blé et le poisson sont désignés par une même expression, DâGON. — Saint Barthélémy est regardé comme le chef de la philosophie transcendante du Christianisme, qai ot doit jamais oublier cette parole de l'acrostiche : Le Christ est venu par la souffrance.
moffistri vicorum , qui furent en même temps les prêtres de ces Lares- Augustes. Le lien religieux par lequel Auguste enchaînait Rome à sa personne fut bientôt étendu par lui à tout l'empire. '
Le culte de la divinité topique se trouvait donc uni à celui du génie de l'empereur, comme l'attestent tant d'inscriptions et en particulier celles du pa}i^ Eduen sur lesquelles on lit : Jovi et Augusto, Mercwrio Augusto * , Flamnis Augusti, honorati gemo dd MoUrni , Jom Augusto et Junom '. Donc le lieu spécialement dédié au génie de l'ancien nom de la cité Eduenne était également dédié au géme du nom nouveau qu'elle portait depuis qu'elle avait été reconstruite par Auguste.
Voici une autre raison. Nous la tirons des fonctions mêmes des sévirs augustales, qui avaient plus d'un rapport avec la destination des grands établissements voisins de l'enclos du petit séminaire , tels que le théâtre , l'amphithéâtre et le gynécée.
Peu après les dispositions ordonnées par Auguste pour le culte des dieux nationaux uni à celui de son génie , on voit se multiplier les villes où une magistrature nouvelle et spéciale est établie pour ce culte. Ces magistrats ne portent plus le nom modeste de magutri, ou magutri vicortan, mais de magistri Larwn Augustorum, de Seviri magistri Larum Atigustalium, ou simplement de magistri Larum AugustaUum, de magistri Augustales, ou même A' Augustales, comme les appelle le scholiaste d'Horace , le seul auteur qui fasse mention de cette magistrature » ou enfin d' Augustales asditm. Ils sont généralement six dans chaque ville , d'où le nom de Sévir qui leur est donné.
Ces sévirs augustales forment un ordre analogue à l'ordre équestre , et qui prend rang immédiatement après les décurions; ils participent aux actes collectifs du gouvernement municipal ; ils se distinguent nettement des coUegia , des corporations d'artisans dont ils sont parfois les patrons, mais avant lesquels ils sont constamment placés. Comme l'ordre équestre, les augustales se divisaient enjuvenes oujuniores, et en seniores, L'augustalité était à la fois un honneur et une charge : honneur décerné pour des services éclatants rendus au municipe, et qui colorait aux yeux de l'amour-propre l'énormité des charges qu'il imposait. Des fêtes , des repas , des distributions d'argent et quelquefois des constructions coûteuses, telles étaient les libéralités dont les sévirs devaient faire preuve
* Recherches sur les Augustales, par M. E. EGGER.
> SUUstique de Saône-et-Loire, tome ii, pages 393, 395.
> Mémoires de la Société Eduenne, 1844t page 133.
pour remercier le peuple de les avoir élevés à cet honneur. Bfais ce n'était pas pour eux des largesses individuelles» ces dépenses étaient faites généralement par l'ordre. *
Ainsi les sévirs augustales participent aux soins des magistrats chargés de distribuer au peuple des largesses , des repas , des fêtes et sans doute aussi des jeux publics. Os servent « de ^trons aux artisans et en particulier aux constructeurs d'édifices dont ils inspectent les travaux. La surveillance qu'ils exercent sur les rites propres aux dieux lares rend leur ' concours nécessaire aux compositions des artistes. L'inscription de Mâcon nous montre même un flamine d'Auguste , initié au génie du dieu topique de cette ville par la traditioD du rithon, de la tmelle et du marteau, gutula, tndla, marteUo, Wolfang Lazius ' foit observer qu'ils étaient souvent chargés d'exercer les fonctions divinatoires des augures, ce qui veut dire qu'ils étaient initiés aux formules traditionnelles à l'aide desquelles se transmettaient d'âge en âge les espérances spéciales de chaque nationalité et confonnes au sens caché de ses principaux symboles. Enfin ils formaient un ordre de chevaliers, semblables en ceci aux chefs de gynécées ou fabriques de vêtements militaires qui portaient le titre de chevaliers, eqtdtes gynœceorum. '
L'étude des ruines elles-mêmes nous fournira de nouvelles preuves en faveur de l'opinion que nous avons adoptée.
Courtépée rapporte c qu'en i679, en creusant le terrein de la grande esplanade du » séminaire , on trouva , dans un puits fermé depuis le règne de Valentinien , un chauderon » plein de médailles , dont les moins anciennes éloient de cet empereur, avec quelques
> autres monumens d'antiquité. > De ce nombre étaient les inscriptions et fragments de statue dont on vient de parler.
< En i688, on creusa le même terrein où se trouve aujourd'hui le grand bassin. On
> y découvrit un bâtiment romain de 80 pieds en carré , dont les murs avoient 15 pieds » d'épaisseur : le pavé étoit de marbre incrusté et les fragmens extérieurs revêtus de
> patureaux. i
C'est près de là qu'en i 856 on a trouvé la mosaïque que l'on voit aujourd'hui dans le cabinet minéralogique du même établissement. Cette mosaïque , qui pavait une chambre dont les murs étaient peu épais , se compose de compartiments variés et d'un médaillon central représentant deux colombes se désaltérant dans un même vase.
* Recherches sur les Augustales , par M. E. EGGER.
^ Wolfang Lazios, lib. vi, cap. iv. s Commentaria reipubUcœ romane, lib. lu, cap. vu
La découverte de i688 confirme, d'une manière à laquelle nous n'avions pas d'abord pensé, notre sentiment sur remplacement du lieu de réunion des sévirs augustaies et du temple d'Auguste et de Bibracte.
Il est bien à regretter que l'on n'ait pas levé dans le temps un plan des fouilles de i688 , car l'étude des dimensions de l'édifice et de la disposition des portiques aurait pu révéler d'une manière à peu près certaine sa destination. Toutefois, la connaissance que nous avons des dimensions de la ceUa peut être un bien utile enseignement. Ainsi , les côtés de la cella du temple dit de Janus, que nous croyons être le temple du génie local du nome autunois, avaient 50 pieds et 52 pieds. Ceux de la base de la pierre de Couhard en avaient 70 et le socle 72 \ Le capitole avait 120 pieds de diamètre intérieurement , ^t le temple dont nous parlons avait 80 pieds sur chacune de ses faces. Il existe , comme on le voit , une sorte de gradation , de hiérarchie numérique dans les proportions des difiërents édifices , en raison de l'importance relative de l'idée sacrée^ou de la juridiction qui s'y rattache.
Le nombre 8 , que nous ofifrent les dimensions de ce temple , a toujours été regardé comme un symbole d'harmonie * , et voici que la mosaïque découverte au même lieu nous ofire un des siyets les plus connus de l'antiquité , pour rappeler les liens d'unité sociale, que les sévirs augustaies étaient appelés , par leurs fonctions, à maintenir. D'abord les colombes ont du rapport avec le nombre huit ^, Les anciens croyaient qu'elles vivaient
^ Ce nombre 72 est celai de la diagonale de la ceUa da temple dit de Janus ; car, 50 x 50 = 3,500; 52 X 52 rr 2,704. Les deux carrés Talent donc 5,204 , c'est-à-dire 5,000-j-304 qui est la mesure du périmètre. La racine carrée en nombres entiers de 5,204, ou la diagonale, est 72, car le carré de ce nombre est 5,184 qui ne diffère du premier que de 20 unités. Si Ton retranche 20 de 72 , qui est la plénitude AaB, on a 52 ou la plénitude BN qui mesure la façade orientale de ladite cella. On sait que le nombre des 4 plénitudes , ou des 4 angles 45, 52, 63, 72 = 232, est le nombre du mot BRoL , qui indique dans la langue du moyen âge un périboU que le diaboU dirise en 2 parties égales. Le nom de diable Tient de cette analogie prise de la géométrie.
s Dans une hymne au soleil , conserTée par Marcien Capella , on Ut ce qui suit : Dt tibi perfecta numenu ratione probetur, nonne a principio geminum tu das tetrachordon. « Votre nombre tous a été assigné par la droite raison, en sorte que, dès le commencement, tous > nous donnez un double tétracborde. » [ Monde primitif, tome ir, page 525. ]
» BreTis autem est turturum Tita, ut qui ( Aristotele teste) Tel ad octaTum annum TiTant. [ Pierius Hieroglyphic. CoUect,, p. 81. — /rf. p. 220 Hierog,, lib. xxii. ]
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huit am. On voit pourquoi la plupart de ces traditions des anciens sur la vie et les moeurs des animaux sont plus souvent mystiques que réelles. Les colombes étaient comptées parmi les oiseaux qui servaient le plus à la détermination des présages favorables. On trouve le nom d'harmonie employé par les poètes grecs à propos des colombes * . Rien n'est célèbre dans les religions antiques de l-'^ie occidentale comme la colombe d'Assyrie, et celle de la Palestine qui donne naissance à 2 poissons, comme les colombes prophétesses des sanctuaires ombragés de Dodone. Il est donc tout^-fait inutile d'étudier ce que peut signifier une image qui a une valeur si bien établie dans l'antiquité. D'abord le mot qui dans la langue chaldéenne signifie colombe, le mot THVR, a été redoublé avec intention sans doute dans la langue latine, qui nomme la colombe Turtur, comme elle nomme l'étranger Barhar, ou le double poisson. Ensuite le mot THVR , lu de gauche à droite , signifie aussi en langue chaldéenne une loi conçue comme principe d'ordre et d'harmonie; lu de droite à gauche, ROTH, HEVTHA , le mot signifie vision , prophétie, ravissement, entraînement; de sorte que la colombe , THVR , renferme en elle les deux grands principes de la vie intellectuelle, l'ordre et la liberté, le mouvement régulier et le mouvement spontané; le mouvement centralisateur et le mouvement excentrique ou progressif. ^
ARVS CENTRAL. — Une médaille gauloise nous apprend que le génie local de la Ségusie, représenté sous la forme d'Hercule protégeant Télesphore ou le dieu de la santé et de la perfection , s'appelait ARVS. Ce mot s'appliquait tellement au sol du pays Ségwàen et aux limites qui le distinguaient du pays Eduen , que la rivière dont le cours partage , près de son embouchure, les deux pays, est encore appelée la Ressouze ou l'ARSSOUZE, ce qui est la prononciation vraie d'ARVS SEGVSIVS. C'est ainsi que la rivière du vicus BriormeirnSy appelée ARCONTu dans les chartes , est souvent écrite dans les actes modernes la RECONSE. Le nom de la rivière d'ARROUX, qui baigne les murs d'Autua, a conservé ce nom type ARVS que l'on trouve chez les peuples barbares de la Polynésie. Il est donné
^ Callimarchus citalu8 a Pierio.
> Le mol thur Taut 606 et peut serrir ainsi de symbole aui sévirs , comme le nombre 8 est symbole du mot Octave ou ai' Auguste. Le mot SbMan, qui signifie en hébreu je nombre huU\ signifie aussi le rameau pacificateur de la colombe , ToUyier. Il yaul 390 et égale ainsi le nombre du n|ot grec no AÏS* qui signifie la cité.
par eux à un édifice dont le plan ressemble beaucoup à celui du temple dont les ruines se voient à Autun sur les rives de TARROUX. Ce temple avait la forme d'un parallélogramme, était divisé en plusieurs cours et, dans l'enceinte la plus profonde, se trouvait la divinité principale au milieu d'une réunion de divinités inférieures, puis enfin une cage nommée ARYS, dans laquelle se plaçait l'organe du géme local du pays. On y voyait de plus la demeure du roi pendant la saison du TABOV et des l(^ements pour les prêtres. Le RORE ou autel était sur l'une des terrasses. Cet édifice se nomme un HEIAV. H faut adijoindre à cet édifice un POHOVNA ou lieu de refuge. Or, tous les mots se retrouvent avec un sens identique dans le pays Eduen, et convergent tous vers le sens du temple des bords de l'Arroux, au lieu où cette rivière a reçu les eaux du creux d'Arroux, de laCANCHE ou pierre sacrée *, de la DRÉE ou Dagona qui vient de Digoine ou Commune et passe à TINTVRI-AC , de TARENIN-CERNIN , de TARNIN-SVMMAN ou VALLONE et d'ACCARON. La DRÉE et le ruisseau de TARNIN-CERNIN ont chacun une source dans un lieu nommé PÉON, près d'une pierre dite du CERF, dépendant soit de St.-Syntfjtorien ,
* Le mot Canehe n*est que le mot CaNvCHA qui signifie dédicace et qiSi a une chienne, ou un chien, un chenet, pour symbole.
2 Voici le passage de Balbi, Géogr., page 1281 : « HAWAII (Owhyhee, Ovaihi, Oauié) est la plus grande île , non-seulement de Tarchipel , mais encore de la Polynésie. Elle est remarquable par ses hautes montagnes MOVNA-KOAH, MOVNA-ROA et MOVNA-VORORAY. Nous ne pouvons nous dispenser de dire un mot des HEIAV*S, ou lieux de sacrifice qa*on trouve dans cette Ile, parce qu*ils paraissent être les constructions les plus remarquables de toute la Polynésie ; ik sont bàUs en lave. Voici la description de celui de BVKOHOLA, situé sur une éminence dans le district de TOWAIHAE : il ressemble à une forteresse démantelée. Sa forme, dit M. EUis, est celle d'un parallélogramme inégal, et il a 11k pieds de longueur sur 100 de large ; les murailles, toutes construites en pierre, ont 20 pieds d*éléTation sur 6 de largeur à leur sommet, et près du double à leur base. La terrasse supérieure est pavée de pierres plates et unies. Dans une petite cour de la parUe méridionale de l'édifice se trouvait l'idole principale au milieu de plusieurs divinités d'un ordre inférieur. Le prêtre, son organe, se plaçait dans un ARVS, ou espèce de cage en forme d'obélisque. A l'extérieur et à l'entrée de cette cour, on voyait le RORE .ou autel sur lequel s'offraient les sacrifices. Vers le mUieu de la terrasse s'élevait la maison sacrée du roi , dans laquelle il se tenait pendant la saison de la stricte observance du TABOV, et à l'extrémité septentrionale il y avait des maisons pour les prêtres. On avait praUqué dans les murs de cette terrasse et dans ceux des terrasses inférieures des niches pour des idoles en bois. — Dans cette même Ue, il y avait deux POHOVNA'S ou lieux de refuge, qui rappellent une institution semblable chez les Hébreux et chei d'autres peuples de l'Asie. •
soit de St.-Andoche, deux des lieux d'asile les plus remarquables du pays Eduen '. Le ruisseau de TÂRNIN-CERNIN, nommé aussi 1^ ruisseau de la FÉE, vient d*Âaxy, lieu d'un MENHIR important et qui était le centre du droit de HAIA, signalé par 4 clefs, comme le temple de l'Arroux à quatre enceintes.
De même que les Polynésiens ont le Rare, puis Mouna~Roa, Mouna^Koa, puis Mowm Vororay, les Eduens avaient à l'orient VArar, symbole du plus haut Aegvé de consécratioD religieuse; à l'occident, R(my, lieu des initiations sociales par voie d'attrait; au midi, Veroure, lieu des épreuves ; et au centre , la Kove^Dar, région de la pierre précieuse et de la liberté. De là toute la forme du plan par terre du temple dit de Janus. Voici un dessin exact des fouilles de 1845, dû aux soins de MM. les architectes Régnier et Roidot.