‹ Histoire de l'antique cité d'AutunChapitre 6 sur 43 · AA · texte numérisé non relu

AA

Le même résultat s'obtient par 14 clefs ou par la clef d'or y placée dans les images maçonniques en r^^ard de la balance.

* APh ou le mot /Vireiir ^ patsion, Tauti^OSO; HcaP, formule abrégée de PE-cHoTaM, signifie les accents inférieurs et moyens, c'est-à-dire certaines lumières sotties du cerveau du premier Adam, notio certorum luminum in Adam Kadmon. [ Kabb, denud. t. i , p. 326. ] Le premier Adam est la couronne suprême, p. 28. C*est par lui que se communique la lumière du grand monde Atiluth, au petit monde microcosme, ou petit Adam. HcaP Taut 88. 1,0804-808=^1,888. C'est Ters Tan du monde 1888, que parait Tharé, père d'Abraham, indiqué dans l'Ecriture comme le chef de l'idolâtrie et dont le nomtn-e est identique au nom mystique grec de Bacchus, Ytiç, et au nom hébreu du signe d'iniUation aux mystères RacHaTh , un van.

Le nombre 2,112 s'obUent par la formule AA (ARrCn ANPIN) ou l'homme à la grande face, indiquant le mystère de patience, comme la première formule indiquait le mystère de passion. Les deux A Talent chacun 1,000 et ils indiquent ainsi deux familles, alephs. L'une est représentée par la première yaleur de l'A qui est 111 ; l'autre par la seconde yaleur de l'A qui est 1. 2,000-{-lll-f-l=2,112. Ce nombre, ajouté à 1,888, donne A^OOO, ou la révélation du grand char, qui se fit en l'an 4,000 du monde par la naissance du Christ, ayant pour mission de détruire l'idoUtrie par Vincamation, et de réunir, par cette œuyre de la sagesse divine, les Juifs et les Gentils.

Le nombre 1,792 est indiqué dans l'Apocalypse. C'est après avoir comparé la rie de l'Eglise a l'union des deux cycles lunaire et solaire, dont la révolution se fait en 532 ans, que l'apôtre place un cycle de i,Z60 jours mystiques, comparés par plusieurs auteurs à des années. 532-f-*it260-|--lf792. Ces 1,260 jours sont l'époque du règne de la béte comparée à la doctrine d^ Egypte et de Babylone. C'est au bout de ces 1,260 jours que les deux témoins Enoch et Elie doivent être mis à mort. La colombe IONe=66, plus la roue GaLGaL=66 , donne 132, nombre du mot KaBbaL, tradition, La colombe représente la loi, la roue de la prophétie; e6-\-ii6-^Vunité qui résulte de l'accord des deux choses, donne 133. Ce nombre, muUiplié par le nombre des 4 Evangiles ou des 4 révélations de la bonne nouvelle, donne 532. 126, nombre du cheval SOS, représente la chevalerie. Cette chevalerie 126, multipliée

528 ou la clef, multiplié par 14 ou l'or, donue en effet 7»592.

La rose d'or ou 530X14 donne le môme nombre plus 28, qui est le nombre du mot KaI , la vie.

Les 7 âges ou 7,592 (nombre égal à 7 forces, à 7 douleurs, A0N«1 ,056), divisés par 1,200, donnent 6 âges de 1,200 années -f- 192, nombre du mot levain, masse de fermentation.

Le nombre 192+28, obtenu par la substitution de la rose d'or à la clef d'or ou la vie réelle et étemelle, à la vie d'épreuves et de passage, donne le nombre 220 qui est celui du mot CaR , Vagneau, symbole du roi de la cité sans fin.

Tous les archéologues que nous avons eu l'occasion de consulter ont été d'avis que les i signes les plus spéciaux de cette figure sont des clefs. Nous avons expliqué plus haut l'autre signe que nous regardons comme une clef du genre de celles qu'on appelle griffes. Or, les i clefs, ou 528x^^^2,112, ou le nombre de la formule AA. A côté des 4 clefs sont 4 anneaux. Vanneau sigillaire, en hébreu cHaTaM, vaut en hébreu 448. Ce nombre multiplié par 4 donne 1 ,792. Après ce résultat, il était naturel de rechercher la formule 1,888 et la formule 1,600. On voit sur les côtés du chapiteau qui n'ont pu être

par tes 10 auméraUoos tradiUonneUes, donne 1,260. Pendant que les chrétiens yoyaient dans ces deux témoins la vie active et la ?ie contemplative, la rie séculière et la rie monastique, le clergé et le peuple , Yoici ce qu'y voyaient les frères et amis.

« On sait, dit le Thuilear de TEcossisnie, p. 126, qae ces deux personnages Enoch et Elie ne sont qu'allégoriques. » Tout franc-maçon devrait savoir que l'art royal n'a comme les anciens mystères a d'autre but que la connaissance de la nature, où tout naît, tout se détruit, tout se régénère. •

On sait comment en l'an maçonnique 5792 , ou en l'an 1792 de l'ère vulgaire , furent réalisés contre les deux ordres de l'Rglise, contre les deux témoins, les vœux de l'auteur du Système de la nature. Quelques mois après, Anacharsis Clootz déclarait dans le sein de la Convention qu'il ne reconnaissait d'autre Dieu que la nature et d'autre souverain que le genre humain , pkuplb-dieu.

L'apôtre parlant ensuite, cap. 20, des dernières souffrances de l'Eglise, les compare à un cycle de 1,600 unités (stadia mille sexcenta). Le stade est un lieu de course, de progrès, curriculum. Les Latins nomment le temps curriculum vitœ.

Nous ferons observer que le mot VAN, signe d'initiaUon , représente dans l'Orient un cycle de 60 années, et que les mystères anUques se liaient à l'astrologie judiciaire. Cette erreur n'était que l'abus superstitieux des véritables prophéties. Du reste, deux des plus grands partisans de V astrologie judiciaire avaient fixé, dès le \v.* siècle, les grandes épreuves de l'Eglise, l'une en 1789, l'autre en ISOO.

■"eprésentës ici 3 anneaux àgiUaires ou 448X2=89€; uoe agrafe, en hébreu AGRVPh= 390; des dents de me, MaS0R=546. Le signe le plus apparent de ta figure ci-dessus esl plus difficile à bien définir. Nous pensons qu'il faut y voir une sorte de griffe i laquelle ou donné le nom vulgaire de clef venant du mot hébreu CeLaPb, qui iadique un instrument l'aide duquel on enlève les écorces de Varbre de la icience. [ Voir Mercier sur ce mot f sur le mot KaLaPh.] Le mot CeLaPh vaut 130 '. 896+290-|-546-t-150-t-26 ou le nombre radical des formules qui mesure la hauteur et la largeur de l'église d'Auxy, donne 1 ,888. L'arbre de la science est uu arbre à 10 branches. La valeur du mot AaZ , un arbre, esl 160. 160X10=1 ,600. Cel arbre, que nous regrettons de ne pouvoir reproduire, se trouve représenté près de l'arc triomphal d'Ausy, du côté de l'évangile oii se trouvent les clefs.

En f^ce du premier chapiteau on en voit un second que nous publions

Il représente le devoir principal des maçons , sous le symbole d'une chapeoud'nnnicAapenient qui couvre la clef de l'édifice. Le mot dupe est employé généi-alemenl dans les arts pour exprimer un voUe, depuis la chope qui couvre le corps, jusqu'au

fftnpmti qui couvre la tête, et le chapet qui n'est qu'un soulier destiné à protéger le pied, jusqu'au chapiteau de la colonne, regardé dans la symbolique du moyen âge comme un docteur servant à enseigner la icience sous des images , et jusqu'à la chape composée de briques, de tuiles, de pierre* et de boit mêlés à du mortier qui défend la partie extérieure d'un édifice. Pendant que les dendrophores montent la charpente de la maison depuis le

< Nous iTons dit plus baut que le signe de ceUe ligure »e compose ileâletlreiiriipA et CupA, ptusdeuxH ou deux accents. La lettre KOPh ou le grand C représente le carré des 10 doigu ; il Tant 100. La letlre Cepli, qni représente la main. tbuI 30, comme les 5 doigts de la main multipliés par & doigls. Le pouM ou le doifl majeur est représenté par la lettre HAb qui vaut 5 ou 6 suirant sa laleur simple ou étendue, 100-(-! 0+5+5=180. ou la clef, en bébreu la bacbe, CLPh. On peut compter aussi iOO+

10+6+6=13! ou le mot KaBbaL, Iradiliun. On disUngue un Hak aupérieur et un Hae inférieur, 10+6^:0, nombre du nom de la vie éternelle et sans Sa. IeHoVaH. 100+6=106 , nombre du mol AaVL . ta profondeur des eaui inférieures . et aussi du mot KO, ligne, espérance.

sol jusqu'au faîtage , les centonarii ou maçons remplissent les intervalles vides de cette charpente et la garnissent d'une chape, d'où le rapport du mot latin trabea avec le mot cappa , appliqués Tun et l'autre au vêtement du corps. Le chapiteau ci-joint représente les matériaux maçonniques particuliers à Auxy. Ce sont des pâtureaux ou pierres de grès offrant des formes carrées ou ohUmgues, comme dans les monuments antiques. Ces pâtureaux sont le revêtement des murs de la cité.

Voici comme nous lisons en chiffres le chapiteau ci-dessus représenté : Le secret qu'il s'agit de voiler par la chape maçonmque a 4 0 numérations ( les 1 0 doigts ) dont le carré est 100. 8 carrés semblables font 800. La partie intime du secret est défendue par 5 numérations, les 5 doigts. 4 doigts, Vindex, le médius, Vannularis et Vauricularis servent à pénétrer le mystère [ voir ci-après , p. 198 ]. Le carré 5X4 est 20; 4 carrés semblables font 80. Le doigt unique forme la numération 1 , dont le carré est i; 8 carrés semblables font 8. Or, 800+ 8O4-8 font 888, nombre de la pierre angulaire du monde, ABeN SchThIIE, 1+777, qui, par la lecture étendue de l'A en ALePh, fait 4H-I-777 ou 888. Cette pierre angulaire du monde signifie , selon la force de l'expression hébraïque , la pierre de la soif étanchée. C'est parce que les Israélites marchant dans le désert ne voulurent pas se borner à l'intelligence spirituelle de cette pierre symbolisant le Sauveur futur, que Moïse fut obligé , pour satisfaire son peuple , de frapper un rocher afin d'en faire sortir de l'eau. *

Si nous interprétons l'autre partie du chapiteau par le même principe, nous aurons 100X14 ou 1,4004-20X7 ou 140; en prenant la barre pour une valeur de 7 carrés, nous aurons ensuite 1X14 ou 14. 1,400+140+14 égale 1,554 ou 111X14 signifiant l'association de deux pierres angulaires ou 777X2. Cette association , qui est l'union des Juifs avec les Gentils, était défendue par la loi de Moïse. C'est la violation de ce principe que les Juifs adorèrent sous l'image du veau d'or, parce que 111, ALePh, signifie un veau et 14 , ZEB , signifie l'or. A mesure que l'histoire se développe , le principe de la loi cesse d'avoir la même rigueur. Sous Salomon, les Juifs s'unissent pour la construction du temple a 153,600 Tyriens , ayant pour symboles deux poissons et une colombe. Deux poissons, 14, symboles de production, multipliés par 11 , nombre de la numération de la science, donnent 1 54. AI quid, i 1 , DaG DaG, pisds et pisds, 1 4. AI lu avec un A suscrit donne

* Omnes eumdem potum spiritalem biberunt Bibebant autem de spiritali conséquente eos petra (Petra autem eratCbristus). Sed non in pluribus eorum beneplacitum est Deo. [I. Cor. c. x, t. 4, 5.]

1534-1 )000. La colombe ThoR vaut 600. Le symbole numérique des Tyriens donne dono naturellement 455,600. Aussi est-ce le nombre qu'indique le livre des Paralipomènes *, quand il s'agit des enfants d*Hiram. Le mot DaIaG, pécheur, vaut 47. Ce nombre élevé au triangle donne 4 53. C'est peutrétre à raison de ces analogies diverses que la pêche miraculeuse de saint Pierre , ou la conversion des gentils et des maçons infidèles, est indiquée dans l'Evangile par celle de 453 poissons. Quand elle eut lieu , les Apôtres avaient travaillé toute la nuit sans rien prendre. Le Sauveur ordonne néanmoins de pêcher. Saint Jean dit à saint Pierre, voici le Seigneur. Saint Pierre, qui était nu , prit alors ses vêtements et se jeta à la mer. On retira le filet et il s'y trouva 4 53 grands poissons. [ Joann. c. xxi , v. 11.] Avant que saint Jean eût parlé, les autres Apôtres n'avaient pas reconnu la présence de leur maître divin, v. 4.

Ces réflexions sont importantes pour l'objet de notre travail, parce que l'église d'Auxy, dans laquelle se trouve le plus haut menhir du pays, est dédiée à saint Pierre et saint Paul.

Le Christianisme a trouvé le moyen d'expliquer ainsi aux centonarii convertis des symboles qu'ils ne comprenaient pas auparavant sous un bon sens. Ainsi , au lieu de 777 répondant au mot BeN-SchThIIE ^ le fils de la boisson , ils donnèrent à l'église les dimensions suivantes : longueur 68 , largeur 26 , hauteur 26. 26 et 26 donnent 52 , nombre du mot BeN. 68 est le nombre du mot cHIN , la grâce, et ils mirent ainsi \e fils de la grâce à la place An fils de la boisson. Le nombre 68 peut se lire aussi EcHaNE , du camp, \e fils du camp, et avec I'ALePh supplémentaire indiquant le nombre 4 , la pierre du camp. Cette manière de changer le sens des formules est à peu près constante dans les monuments élevés par le Christianisme, là où il existait des traditions. L'Enoch civil et l'^noc/i religieux se donnaient un mutuel témoignage de bon accord dans XepUm comme dans la consécration de l'édifice. Les actifs et les contemplatifs concouraient au même but.

La seconde partie du chapiteau, que nous avons expliquée par le nombre 4,554, nous paraît cependant recevoir une autre explication. Si l'on prend pour des unités les 2 fois 44 carrés et la barre pour 7 carrés de 5X'^ ou 20 , on a 7 vingts ou 440 , nombre qui signifie résurrection, et ce nombre, plus les 2 fois 44 ou 28, KaIeI , la t^^ égale 468 , nombre simple du mot CHaPP qui, lu avec un P final ^lant 800, donne 888. Ce qui nous engage à penser ainsi, c'est d'abord qu'il s'agit id d'une chape maçonnique; c'est

* II. lib. c. u, ▼. 17.

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