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ORGANISATION ET HISTOIRE INTERIEURE DU ROYAUME

Il apparaît plus que très i-aremeiit (par ex: Lv.nuk uiid Schàkkk n- -20296) ; c'est que le (loiuaiiie de la couronne a dis|)aru à peu près complètement. Dans les cas où les rlumlisr nous apparaissent en même temps que les diverses catégories de prètresdes temples (par ex. dans le décret de Sesostris 111 concernant le culte funéraire de Mentouhotep m, Navillk, Deir el Bnhnri, rpl.24), ils sont i)rol)al)lemenl les fermiers du domaine du temple.

285. Il semble que le progrès se soit poursuivi au cours de la Xl^ clyuaslie. Tous les lombeaux de uoniar(iues, auxquels on peut assigner une date, appartiennent à la première moitié de la dynastie; les grands hypogées que les nomarques construisirent sous Sesostris H et Sesostris IIL aux environs de 1880 avanl Jésus-Christ; ceux du comte de Mena^itchoufou Chnemholep 11, à Benihassan; du comte du nome du Lièvre, Tlioutholep, a Berse; du comte du nome de Nubie, Seronpout 11, à Llephantine, sont les plus somplueux mais aussi les derniers dans ces nécropoles, el nulle part en Éoypte nous ne trouvons uu tombeau de nomarque, ou une Ttèle commémorative d'un prince de nome, qui soit postérieurs à ces deux rois. Cela ne saurait être attribue au hasard; l'existence de ce fait, au contraire, m)us force de supposer que sous Sesostris lll 1887-1830, une révolution profonde a été opérée, oudu moins— en admettant, ce qui n'est pas invraisemblable, ([u'elle était déjà en plusieurs nomes uu fait depuis longtemps accompli — nous devons admettre qu elle est parvenue à son terme, c'est-à-dire que les principautés de uomes n'existent plus. Naturellement la grande propriété foncière a toujours subsisté et a conlinué à assurer à certaines familles une situation princière ; mais lorsque nous rencontrons une puissante famille de ce genre sous la Xlll dynastie, el même encore au début du Nouvel Empire dans le i^ nome de Haute-Egypte (Elkab), lorsque dans ces tombeaux nous voyous revivre les traditions des anciens princes de nome (S 302;, nous constatons néanmoins que les chefs de cette famille ne portent plus le

titre de nomarques A/*/ zaza'o) mais seulement des titres de fonctionnaires, de formation récente. Il semble donc que sous Sesostris III et Amenemhet III, la puissance et l'autonomie de la noblesse aient été définitivement brisées: il se peut aussi que les institutions dont nous avons parlé plus haut n'aient été établies qu'à partir de ce moment.

286. Gomme sous l'Ancien Empire, l'administration du pays est conduite par de nombreux bureaux, « maisons », magasins et chambres du trésor, auxquels se rattachent une foule de fonctionnaires, ayant à leur tète chanceliers, trésoriers et directeurs. La plupart des anciens titres se sont conservés, mais la hiérarchie bureaucrati(|ue s'est encore comj)liquée. Elle a sous sa direction des milliers de travailleurs, tailleurs de pierre, mineurs, porteurs de fardeaux, rameurs, etc., que le souverain emploie à son service. Les payements continuent à s'efîectuer en nature comme sous l'Ancien Empire, en rations provenant de la table du roi, et proportionnées aux grades. Le roi v ajoute des cadeaux : champs, esclaves étrangers ou serfs égyptiens, bétail, or et objets précieux de toute sorte. Les deux trésoriers président à l'administration de la <( maison loyale », c'est-à-dire aux linances en général; ils contrôlent toutes les entrées de revenus et les sorties de dé[)enses, les tributs des races soumises, les produits des carrières et des mines, et aussi les édifices et travaux publics. Le chef suprême de l'administration et le représentant du roi à l'extérieur et à l'intérieur, c'est le Vi/ir qui (( tient les barbares sous le joug», surveille les fonctionnaires, en règle l'avancement, juge les condilsde bornage, et «fait aller en paix les frères vers leurs maisons par la décision de sa Ijouche ». Il est en juéme temps le préfet de police de la capitale et, de toute anli- (juit»', il préside « la cour des six maisons » 5^242). Ce tribunal se compose maintenant des trente « grands du sud » ; raucien litre revit donc, mais il a perdu sa signification pri-

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„,itive. Ru effet, il ne s'agit plus de dirccteu.s des nomes mais .le .ep.ése.Unnts du pouvoir central entre qu. sont réparties h-sadaires les plus i.uportantesde l'a.hnnnstrat.on. Ainsi par exemple, l'un d'eux .l..it rassembler, centraliser les déclarations de l'état des maisons, uu auhe est charge parle pharaon de faire .les tournées dir.spection ou de construire des édifices; souvent ils sont, comme le vi/..r, préposes a des expéditions militaires.

sur les ..Uù,.s, la tenue .les c.unple. e, léco.jouue --le, v^^ l^^^^^^^

,,„„,,..,,.„. „„,,„„ ,,„,,vn. Sur les l„M,liouMa.res. v. a..ss. Kkmv.x, Snjy,. In, et ma liesrlwlUf \niyi>teM.

287 A l'armée, cou.pose.- jus.iu'ici des conlinge.Ms .les nomes et .les s..l.lats et gendarmes iMaz oi de ^ub.e. s'ajoute main.euant une milice p.M-manen.e .lu phara.>n: on la recrut.- s.ùt par des levées îi 204), soit pr.,i,ablement pa. des engagements de soldats de profession, l'arm. ces derniers, on distingue un groupe particulier .lue l on des.gne comme les .. gens de la suite du souverain [se.monn h<ia, >- ; ee son. .les olficiers en r.-laliou personn.dle avec le r..., ,,ui <. l'accompagnent sur tous ses chemins «et le . e- Lulent contre .ou. danger a l'in.crieur et a 1 exteneur. On leur confie s..uvent .les commandements in.lépendanls par exen,ple .l.-s expéditions en Nubie ..u aux carrières de Hamn.amat. F.n récon.pense .le leurs bau.s fai.s .Is r.-ço,vent .les armes d'U.mneur : le roi leur confère égaleme.. .■ 1 or delalouange«,décorati..nenor .p.'ils portent autour .lu cou, et ils son. promus a .l.'S grades de plus en plus elev.-s jusuu'a celui de général .< directeur des troupes ... Apparem- Lnt, ce sont ces sol.lats ..ui.sous la Xlb .Ivnasl.e ont c.nslituele plus ferme soutien de la puissance royale 1- malement, ces rois de la XII' dynastie, ces f.ls de Re

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(jue le dieu a engendrés dans le sein de leur mère, a élus et élevés pour Texercice « de cette fonction excellente », ils ont joui d'un pouvoir non moins illimité que celui des pharaons de TAncien Empire. Certains hymnes emploient pour les magnifier les expressions les plus hyperboliques. (( Louez le roi Amenniehet lll dans voire poitrine », dit son trésorier Sehotepjehré' dans une instruction à ses enfants qu il a fait graver sur sa stèle funéraire comme «une éternelle règle delà vie nouvelle »; « magnifiez-le dans votre cœur, car il est le dieu de la sagesse dont les yeux pénètrent dans tous les co'urs ; il est le Rè' rayonnant (jui éclaire l'I^^gvpte plus ([ue \o soleil, fertilise le sol plus que le Nil, c'est le dieu Chnoumou (|iii crée les hommes, qui protège ses adorateurs comme Hastet et qui annihile les rebelles comme Sechmet ». Toutefois, leur situation est totalement dillerente de ce qu'était celle d'un Snofrou ou d'un Cheojis; cette conception naïve, d'après laquelle tout le pays n'existe (jue pour servir le roi et lui bâtir un tombeau gigantesque, elle a disj)aru, elle s'est bien plutôt muée en son contraire : c'est sur la puissance du (rône que repose la prospérité du pays et de tous ses habitants. Aussi la cour du pharaon, si nombreuse soit-elle, n'a-t-(dle plus une o-rande importance ; les titres de cour, qui l'emporlaient sur toutes autres dénominations sous l'Ancien l.mpire, passent maintenant à l'arrière-plan, même pour les Vizirs et les chanceliers; il n'y a (jue les nomarcfues qui continuent à se parer de tilres protocolaires honorifiques. Partout ce sont les intérêts vitaux du pays (jui paiaissent au premier plan: centralisation et particularisme local se font équilibre, et c'est ce jeu de forces parallèles qui confient effectivement le pouvoir du roi dans des bornes fixes. De là cette riche floraison et cette santé intérieure qui sont caractéristiques de cette époque.

Nous vorrions beaucoup plus claii' dans les dcHails de l'organisation

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