GUERRES ET RELATIONS EXTERIEURES
(lainières atmécs dr hiXI l'dynaslie, nous énumère les noms (le divers personnages (|iii furent envoyés en ambassade aU souverain du Hezenou.
Sur une cxptMlilioii dans la ^'rande oasis sous Sesostris I", V. SciiAi Ku, V. /., 42, 124 sq. .cf. aussi la stMo, ap. Lvn«.i: und Scnvmu, 205:^î» h , 1() sq.i. — Inscriptions dans les niinos du Sinaï, Wi.u-r-, Her. (les insc. fin Siiuii : sur lo t(Mn[)Ie d'IJalhor d'Anionend.iet III, lioiu.ii vudt, \. /., 35, 112 S(|. ; \\'i:ii.i-, lier., p. la!) sq. et Pktiui:, Uefsrnnhrs in Sinnï, lî)0(), qui avance hoaucou[) d'hyi)ollicscs sans fondcmord. — Les'Anion dans le tondjeau de Chnemhotep, LI), H, 133; NiwniuuY, [i('nihn>>snn, I, 28, 30, 31, 38. — Sur Sinouhet § 281 n. ; cf. W. M. Mlllku, \sirn intd Enropn nnrtt dm aUnetj. Denfcni., 34 sq. qui lue, choso (^trange, la vérité de la description; Wi.iLr-, Si)fiinr, VIll. 201 sq. ; IX, 1 s.[. Lhisloire do Sinouhet est devenue hien plus facile à conipr<Midre depuis que (iardincr nous en a l'ail connjiilre un nouveau manuscrit, lier, lierl. \/i., 1907, 142 s., la inerdion de liyhlos est conservée aussi dans cette version ; celle-ci nous aide à déterminer plus exactement où était le pays de Qedem (cf. mon élud(» L^nu-lilm nnd ihre Wtchhnrstdnunr, 242 sq. et l'édition nouvelle de (i\uhiM:u et son commentaire, ap. Ih'c, 32 sq. — Amt>assade vers Re/enou, sur une sièle de Sarbout el Chadem : Wkiij., lier, dm Inmr. dn Siitaï, p. 180 sq., n° 75.
200. L'Asie, eUe aussi, fournit des occasions de guerre. Sans doute, bi domination d'Amenembet b' et de Sesostris l" ne s'étencbnt guère, comme rhisloîrc de Sitiouliet nous l'apprend, au debi (b's liédouinsdebi peiiinsub* du Sinaï ; aussi lorscju'un vi/ir de Sesostris b', Mentoubolep, nous (iil qu'il « bumilie les Asiati((U(»s, fait tenir les babitants des sables i Heriousa'j en repos cl les Nègres en paix » (cf. cv que dit Nessoumontou vi287 n.),cela ne suffit j)îis j)ourque nous puissions penser à nue guerre vérilabb^. De même, on nous j)arle fréquemment de femmes esclaves qui viennent d'Asie, mais encore ont-elles pu être soit acbeti^es, soit ravies aux lU'ulouius dans des razzias. Par contre, nous savons avec certitude, par une inscription de Sebekcbou, officier (b^ Sesostris Hl, (|ue celui-ci a entre|)ris une expédition en l^alestine. « Il sctiirigea vers le nord pour battre les Asiatiques Mrnzioii Satel et
arriva dans une contrée du nom de Sekmem » ce nom ne saurait être qu'un pluiiel cliananéen, (jui désigne les habitants de Sicbem, au centre de la Palestine : « alors Sekmem fut battue en même temps (|ue le misérable Uezenou ». Sebekcbou ne nous apprend rien de j)lqs sinon une de ses prouesses, lorsque, sur le chemin du retour, il fut surpris j)ar les 'Amou, c'est-à-dire les Kana'anéens ; ([uant aux (événements de la guerre elle-même, nous n'en savons rien. H serait difficile de supposer ({ue cette ex[)édition ait été la seule que les Egyptiens de la Xlbdynastie aient entreprise contre les pays de Syrie ; sur ce point encore, ilsrfont fait (juesuivre les traces de l'Ancien f^mpire (Si253j, et ce n'est point sans fondement (ju'ils se posent en maîtres de tous les barbares. Ainsi Sesostris lll, sur un pectoral en or, incrusté de pierres précieuses, qu'on a trouve* dans le tombeau de sa fille à Oabsoùr, s'est-il fait représenter, selon lancien style, comme un lion à tête àe faucon, qui, protégé [)ar la déesse-vautour, jette à terre des Asiatiques et des Nègres. De même, nous voyons, sur un bijou de même genre, Amenembet lll saisissant un Bédouin d'Asie par la chevelure et levant son êpée recourbée [xuiilui trancher la tête.
Inscripticm de Mentouhotep: Mviukttk, Abydos^ 11, 23, 1. 10; LAN<iK u. ScnAi;n:n, 20539: quehjues textes semblables, aj). \V. M. Mi llkh, Wicn nnd Enr<>iKi, p. 3i. Femmes esclaves tl'Asie, //>., p. 3i)l : (iiui rnii, kdlmn ptipyri, p. 3,'i. luscrij)lion de Sebekcbou, (i aksianc;, Kl-Andmh, liJOl, p. i; liuLASTKij, \nc. lier., I, 070 sq. Paruic; en or à Dalisoûr, di; MouiiAN, /•'(>/////c.s- d l)((hrlimir, I, pi. V,k 19, 20 el p. 03 sq.
201. Les relations du Delta avec les |)a\s croutre-mer n'ont pas été davantage interrompues. Depuis la YP dynastie, nous trouvons en b^gypte des sceaux (|ui ont la forme d'un bouton et sont souvent munis d'une anse annulaire ; ce sont des martiues de [)ro[)riétaire, (jui nous offrent des combinaisons de lignes variées ou des figures d'animaux
LE MOYEN EMPIRE
hybrides et fantastiques, analogiques à ces monstres gravés sur les palettes à faid des lemps anciens ; or ces sceaux se sont lehouvés également en Crète et dans des tombes ilaliotes. A partir de la Xlh dynastie, les sceaux prennent en Egvple la forme d un scarabée, et celle-ci finit par supplanter complètement les anciens cylindres et boutons. Les signes gravés sur ces scarabées (le plus souvent, c'est le nom du propriétaire) sont en général entourés d(^ lignes en spirales aux entrelacs répétés ; il n'est pas douteux cpie cette apparition de la si)irale en Egypte n'ait queUiue rapport avec sa large dilTusion simultanée dans les contrées crétoégéennes. Il est hors de doute également (|ue les Pharaons delà Xll^ dynastie ont eu sur la Méditerranée une flotte, comme leurs devanciers de l'Ancien Empire, et il est très possible (|ue parfois ils soient intervenus dans les alVaires des lies. A vrai dire, les inscriptions ne parlent guère de ces lies ; un clianccdier de Mentovd.iole|) VI (s^ 278) l.lenou, se vante entre autres choses u d'avoir réduit à limpuissance les Hanebou » peuples de la mer, ^ 228) ; un autre fonctionnaire, probablement sous Sesostris 1-, nous dit, dans le langage alTecté de cette époque, que ^ son calame prend et comprend les Hanebou » ; c'est dire qu'il faisait partie d'un bureau <|ui présidait aux lapports avec les peu|)les de la mer et par conséquent, d'après le point de vue égyptien, qui leur donnait des ordres. Des traces de ces peuples de la mer nous parviennent, comme sous les Fliinites, par les tessons de poterie étrangère qu'on retrouve en Egypte dans certaines localités. A Tentrée dn l'ayonm, Sesostris II avait construit auprès de sa pyramide, à Kahoun près d'niahoun,(S 293) une résidence qui dès le début de la Xlll« dynastie était abandonnée ; par conséquent elle n'a guère subsisté au delà d'un siècle (de IDOti à 17S0 environ): on y a trouvé, outre de nombreux fragments de poterie égyptienne, d'autres débris du stvle dit de Kamares, style ([ui régnait alors en Crète et dans les Gvclades et dont la date est ainsi fournie par
GUEHRhS El RELATIONS EXTÉRIELRES >; 29 1
l'''gyP*<M!i^l^)- l><>ii<^", <lcs Cretois avaient ici des établissements, soit qu'ils fussent des prisonniers peut-être des pirates), soit des tr<di(iuants, soit des aventuriers venant chercher fortune en l^gypte, cornue le firent plus tard les Sirdana. Un tombeau d'Abydos nous a conservé un splendide vase Kamares, à cote de cylindres de Sesostris H et d'Ameneml.iet 111. A Kahoun et dans les ruines de la ville deChataana, près de Faqùs, à l'est du Delta, on a mis au jour un grand nouibre de débris de poterie noire, présentant des lignes en pointillé blanc, et qui semblent venir de Chypre. Inversement, on a trouvé à Knossos, dans les couches les plus anciennes du palais, une statuette funéraife d'un Egyptien; elle date à peu près de la XllE dvnastie {^ 518). Si le Delta |)ouvait nous fournir un plus grand nombre de documents, fu)us en apprendrions certainement beaucoup plus sur ces rap|)orls. Le fait qu'on a trouvé dans un ancien puits funéraire delà ville étrusque deTarquinii une figurine représentant une divinité égyptienne (Hasteti et un scarabée de Sebekhotep VI Jj 300) montre à lui seul jusqu'où on a pu transporter les produits égyptiens.
Hanebou : Inscription de llenou .5^ '278), 1. 8; MAuuriTK, Cnlab,ijne il \hy(los, 630. = L.vMii: uiul Schafku, (înthstrinr des M. H., 20425. — Kahoun : Pktiui:, hohun, Guroh nnd llnnuini, 1890 et // lahun, Knfuin ami (hirnh, iSM (sur sa théorie concernant les signes alphabétiques, cf. t:; 172 n.). — Siu' les sceaux en l'orme de boutons : Evans, ./. Iwll. sImL, XIX, 333 sq. ;(.AUSTAN«;,/.V/. KhnllnJ\ p. 33 et pi. 39 ; SK\\WMn\ , Snirabs, p. oO sq. ; cf. ?< 200 n. Chataana : H vi.i., ohU^sl rivUi:alii>n of (.reece. p. 68 uiofirr u]). Xavm.i.k, .SV//7 ri llrniw, p. 21: (iiuirim, Tell ri )nfiu. (liyr, p. :;G). — Statue égyptienne de Crète: t:\ANs, \h,uu,I of flw /;/•/- //.s7( Srli„„l ,il Ulu'iis, VI, 27 : (iuiiFirii, \rrh,ieoL //r/>o/7, 1899-1 î)00, p. 05. — Tarquinii : riiiiu xudim, Vo/. (It'tjli sniri, 18S2, 183 et pi. 13 his, iO: Hklbk;, Honirr. EpoA^ 21. — Le vase Kamares trouvé par Garstam; à Abydos (il est à Oxford) est maintenant |)ublié par Gaustani; dans les Annales uf Arrluwul. nml W/////o/>o/., Lixd'pool, 1913, V, 107 sq. (Le vase d'Anibe en Nubie : Muséum Jiuw,,. (nie. of Pennsyliumiu, I, 47, pi-ovient d'un tombeau du Nouvel Empire el appartient au minoéen récent I : cf. RKisixiKh, Kretische \(uenmulerei, Taf. I, 6 et p. 12.;
LE MOYEN EMPIRE
Consti'uclions. Le Faijoum.
292. Les desceiulaiils dWiiieiieinhet I" scmbleril avoir hérité sou éiioroie. Le caractère individuel de ces rois n'est guère saisissable pour nous; soit dans leurs lilres protocolaires, soit dans les inscriptions de leurs sujets, soit d après leurs statues qu^ils placent dans les teui[)les des dieux, ils nous apparaissent toujours coniiiie les dieux vivants de (jui dé|)end la [)rosperité du pays; on ne peut lesapprocher qu'en treuiblant lors nièuK^ (|ue leurs intentions sont bienveillantes et (|u'ils dispensent les faveurs et les grâces. Les aptitudes <j-uei'rières de cette dynastie semblent s'ètie incarnées surtout dans Sesostris lll 1887-1830 sur lecpiel la léo-eiule a rei)orté toutes les prouesses et con(piétes des autrès pharaons ; en revanche, c'est sous son successeur Aini^nendiet 111 184V)-180L (lue la monarchie puissante et bien ordonnée jette son plus vil' éclat. Tous les rois de cette dynastie ont été de zélés constructeurs; ils ont bâti surtout des temples pour les dieux. Nous rencontrons leurs noms partout ou, sous les t'ondalions des édifices gigantesciues du Nouvel Empire, nous retrouvons les restes tle constructions antérieures, exécutées sur un plan plus modeste. Ainsi Amenemhet l", outre des conslructions ajoutées au temple de Ptah à Memphis, a édifié le temple d'Amon de Karnak à Thèbes et celui dljalhor à Dendera ; Sesostris 1" a bàli à lléliopolis un temple d'Atoumou, dont il reste encore un obélisque érigé en mémoire de son jubilé la fête Set;; Sesostris lll a bâti le temple de Hersef à llerakleoj)olis. Il importe de renuiripier que dans les (juelques villes du delta, dont les restes ont pu parvenir jus(iu'à nous, nous rencontrons partout leurs noms et leurs statues: à Tanis, et dans la localité voisine de Nebese Amet;, à Bubastis, à Tell Mokdam (Leontopolis) dans le centre du Delta; cela prouve
CONSTUUCTIONS. LE EAVOLM — ^ 2î»3
quelle part importante revenait alors dans Tenipire égyptien a cette moitié du royaume que nous connaissons à pehie.
Sources: Outre Ll). Mviukttk, knrnnk et Ahydu.., II ; P,,run:, \hydus, k H: Mvc IvKit and Maci:, /;/ \nn'nU ami \lmlos, 1902. Memphis : >rx- •«'.:...:, Uo„. ./,r..:^7a..Hi s. : |>,;,.u,.;, Tnnis, I, II (le vol. II eontient aussi un rapport sur Nebese.. - Hubastis : Nxv.uk, Minas el uauline ^contenant aussi des détails sur Tell Mokdam,. lusoription dédicatoire du temple d'Héliopolis, diuie rédaction postérieure surcuir: Berl. .Mus. : Siikn, l/., 1-2, 85: Ehmvn, \as dm Papyrax. :\9 sq. ; sur Dendera, cf. Dimu ui;\, llanticxchirhic.
2\y,\. \ lexenqde d'Amenemhel 1", Sesostris k' fil clever aussi sa pyraîuidV a List îj 281). Ensuite, .\menend.iel II transféra sa résidence plus aii nord, a Dahsoùr, dans \o voisinage de la pyramide et de l'ancienne résidence de Snofrou: Sesostris 11, au coidiaire, lit cojistruire sa ville et sa pyramide vers l'entrée du Layoum, à lest iKahoun près dTllahoun, ,5^ -291). Son fils Sesostris lll revint ensuite à Dahsùr et .\menemhet lll s'v bâtit aussi une pvramidemais il résida le plus souvent au Fayoum et se Ht construire ICI, a llawara, une seconde pyramide, à l'exemple des rois antérieurs à Snofrou. C'est a partir de ce moment que cette région s'ouvre à la civilisation et devient cultivée. Le « pavs du lac » ^ to i6>; copte : pjom ; arabe : Kaijùm) est une oasis autour d'un (( grand lac » (égypt : merouêr; grec : Moiris); celui-ci reçoit ses eaux par un bras du Nil, le canal de Joseph, (|ui entre dans le Fayoum à travers un délilé delà chaîne du désert libyque. De nos jours, le lac s'est rétréci au point de m; plus endjrasser que le liirket (^arùn, et il s'est all'aissé bien au-dessous du niveau de la mer: mais dans l'antiquité il couvrait la majeui-e partie de l'oasis. Sur ses bords s'éle-
vait la ville de Selet, résidence i\n dieu-crocodile Sobek, ^d'où le nom de Crocodilopolis, aujourd'hui Medinet el Fayoum ; ce sanctuaire jouissait déjà sous l'Ancien Empire d'une grande renommée .\menemhet V'^ y fit des construc-
i.i: muyi:n i:mimri:
tiens et le nom de Sesosliis 1" est encore gravé sur un pilier dans le voisinage, a Uegig. C'est probablement souscesrois que cette province s'ouvrit à une culture intensive, après qu'on eut régularise et endigue les eaux et creusé des canaux: le teirain de culture obtenu ainsi est encore le plus IVilile ([ui existe en Kg\ pte. L'arrivée de l'eau i'ut réglée par une écluse à lllahoun, et la vallre du Nil, protégée i)ar une digue importante contre les inondations qu aurait amenées l'accumulation des eaux au moment de la crue; c'est sans doute pour suivre ces travaux que Sesostris H transporta sa résidence à Ixalioun prés (rillalioun. L'œuvre entreprise fut achevée par Amenemhet lll qui résida au cœur même du Lavouni. Il embellit le paysage par des édilices colossaux. Au milieu du lac, à l'endroit ap[)elé aujourd'hui IViahmou ([ui se trouve nuiintenant au milieu des terres cultivées), il se lit ériger deux statues colossales sur un socle en lorme de pxramide, et reliées, semble-t-il, a une sorte de port sur la rive. Devant sa [nramide a llawara, il construisit un tenq)le gigantes(iue: c'est celui (jueles Grecs re<rardaient comme la plus étonnante merveille de l'I^^gypte,' le Labvrinthe, aujourd'hui entièrement disj)aru du sol a (juelques débris près. — Il est impossible d'adm(4tre, comme l'a soutenu Diodore ^Hékatée d'Abdère), que le lac Moeris i'ùl destine à régulariser les inondations du Nil; Hérodote et Stiabon rapportent seulement (juc pendant six mois de raiinée les eaux du Nil se déversaient dans le lac et (lue pendant les autri^s six mois, elles s'en échappaient à nouveau [)ar le même canal, mais au travers d'une autre écluse; il devait luilurellement en être ainsi tant que le niveau du lac est reste aussi élevé que le niveau moyen du Nil. C'est Amenemhet lll (|ui a inauguré la coutume défaire inscrire chaque année la hauteur de la crue atteinte par le Nil sur les pans de rochers de Semne et de Koumme en Nubie ,cl'. § 164), coutume ((ui a été observée ensuite par ses succi^sseurs immédiats: on obtenait ainsi des points de re-
CONSTHUCTIONS. LE FAVOUM — |< 29.3
père fixes, permettant de prévoir quelle serait la fertilité de l'année, le produit des moissons et des impôts.
Les trois pyramides funéraires de Dahsûr ont été fouillées par .>k
! Tlioa' '^u ' J""'-'''''''^ ï' ^«^^^ "' 19^^ <«ur le pectoral en ov, . .^2 JO. et celles de lllahoun et llawara par IVnu.:, v. plus bas,, (^eslun fait incontestable qu'Amenemhet lit a eu deux pyramides <sur la pointe de sa pyramide à Dahsù.-, cf. ScuUkk, A. Z., 41, 84.. U après ^\K,(;ALL, ap. Pktuu:, Ahydos, 111, lî), Sesostris 111 a eu peutêtre aussi un second tombeau à Abydos. - Nous sommes en présence dune en.gme encore tout à fait obscure devant le tombeau de modeste apparence d'un roi i:oujebré' llor, qui fut enterré à côté de la l»yranude d'Amenemhet 111 par un roi qui porte le nom de couronnement de ce dernier : ^emaa'trè^ Comme il y a eu uu roi Eou (ton. jehre sous la XIP^ dynastie (^ :^0l n.,ir. 15) et un autre sous la \IV^' dynastie (.V., n" 69., M.s.KHo l'a identifié avec Tun de ceux-ci, ap. L ^W.^, , 405 (cf. EH^u^, A.Z., 33, 142 s.). Mais cela n'est guère possible, vu 1 emplacement du tombeau ; ce roi llor doit être plutôt un l^o-régent de Sesostris 111 ou d'Amenend,et 111, qui n'est pas uienlionne par les monuments. - On admc^ttait autrefois que le Fayoum notait devenu fauulier aux Égyptiens (,ue sous la XIP^ dynastie, mais cette hypothèse ne se tient plus, car le pays est mentionné déjà sous Ancien i:mpire, et Sobek de Setet apparaît dans Neweserrê' et les textes des pyramides. Edifices construits par Amenemhet 1-et Sesos- Ins l-:UK II, ld8, Mî). Fonctionnaire pour u les des du pays du lac » et pour les chasses du pharaon concernant les animaux du lac et les oiseaux: Nav.llk, lier., I, 107 s(,. (statuette à Marseille)- ce lonchonuaire porte le titre de ///// heU'o. - Trois papyrus de l'époque des Ptolémées, ((ui se complètent, décrivent le Fayoum et le Labyrinthe; une étude approfondie en a été faite parVi.KuiK, Verh der Akad. Amsterdam, Letterkunde, \V1, 1880. L'histoire du lac Moeris et de son emplacement a paru pendant longtemi»s un problème inextricable par suite des hypothèses fausses, échafaudées par Linant et par Lkpsils à sa suite ; elle est aujourd'hui complètement éclaircie grâce a une topographie et hypsométrie du Fayoum dressées avec exactitude, et ^^ràce aux recherches archéologiques de Pktku.: (llawara Biahmn el Arsinae, 1889 et les deux ouvrages cités au § 29! n.; ; voir surtout Hhonn.n, The Fayum and Lake Moeris, London, 1892 (cf. aussi (iiiKNFKLL, HuNT and Uoi.AHni.Iayum lowns and theirpapyri, 1900). Tout cela s'accorde au mieux avec les descriptions d'Hérodote, II iOI 149 (remanié par Diod, I, 51 s.) et de Strabon, XVII, I, 35 sq. avec cette
LE MOYEN EMPIRE
lu
diflerence qu'Iléiodole croit, à tort, que le lac est une ciéafioii nititicielle, taudis (lue les géographes alexandrins admettaient (ju'a 1 origine, il était relié à la Méditerranée. Descripticu. du Labyrinthe : Hérod., II, 1i8 (Utilisé par Diod.. L <»«•)•• Strahon, XVIL l, :^" : î»l)- Pline, 30, 8i sq. avec beaucouj) de théories fantaisistes: riiun:, lln- ,rnnt, p. i sq. a retrouvé quehpies rares débris (la coustructiou en bricpies à coté de llauara, où I.irsius voulait reconnaître le Labyrinthe, est d'origine romaine). Hérodote atlribue le Labyrinthe à la Dodékarchie: au contraire Manéthon dit avec raison quil est rouvre de Aaaàpr.; (- Ameuemhet IIL .^ 281 n.) o; x6v èv 'Ap^.vo^xri (se. voa(o) Xa6ûp..v0ov âxuxài xâçov xaraa/.zûaac- ; en réalité le Labyrinthe doil lui avoir servi de temple funéraire. Inscriptions à son nom, a^.. Piriui: et LD, IL 140; inscription du temple de Sobek, à Berlin. -- Ser les colosses de Hiahmou, v. Pithm,, Ihnrnni, pi. 2(;, 27: p. :i3 s(i. - Cotes de la crue du ^il: Ll>, U. 13Î), L'^l, 1^^ >^q- ; Li:i'SiLs, lier. [irrl. \/r.. 18Vi, 374 sep
Art el litléralure. Pi'opluHies.
294. Le ^ïoveii Empire a été Tépoque rlassi(|ne de l'iiistoire et de la civilisation égyptiennes, autant dans Tart et la littérature que dans Torganisatioii de TÉtat. Dès le début nous rencontrons un édilice original et d'un art achevé, le temple de Mentouhotep IV à Der el Hahari ; à la lin de cette période, c'est l'édifice merveilleux du Labvrintlio (jui se dresse. A cette époque, Ic^s pyramides funéraires des rois, celles des [)articuliers exécutées en très faibles dimensions, se construisent partout en bricjues; la ])ierre est réservée aux temples. Ceux-ci sont simples encore pour la plupart et com[)Osés seulement de cellules et d'une cour entourée d'une colonnade; pouilaiU les formes typi(|ues de rarchitecture sont déjà en plein épanouissement. Les hypogées aussi ont adopté une architecture spéciale, caractérisée par la colonne polygonale (protodori(|ue\ issue des |)iliers de soutènement. Parfois on Ta introduite egalemeul dans les temples; mais c'est surtout la forme gaie des colonnes à cha-
piteaux iloraux que nousy voyons prédominer. L'art plastic|ne se dislingue par la finesse du sentiînenl: dans les slatm^ttes de grès représentant de hauls fond ionnaires l'artiste a rendu avec une expression inégalable cette morgue qui écarte bien loin les laideurs de Texistence et qui balaye avec un infini mépris les simples mortels. D'nn ellet encore pins saisissant sont peut-être quelques statuettes de rois, où les traits du visage expriment avec un raffinement extrême le caractère individuel et nous permettent ainsi de ()énétrer dans l'état d'àme du souverain. Certes, ce sont là encore des personnages pleins d'énergie, mais à celle-ci s'allie une gravité mélancolique trahissant des soucis et des combats intérieurs qui n'ont jamais mancjué au souverain dans l'exercice de sa mission divine. Aussi les traits, qui parfois ne sont rien moins que beaux, reflètent-ils cette vie intérieure et personnelle; ceci nous révèle combien la culture a dé|)assé le niveau atteint sous l'Ancien i:mj)ire et s'est développée dans le sens du sentiment et de l'individualité. Les idées qu'un poème didactique, « Les instructions dWmenemhet L' » (îj 280) place dans la bouche même du roi, ont revêtu une expression dans le portrait qu'un sculpteur a fait de ce souverain. Mais, lorsqu'il s'agit d'exécuter pour les rois des statues colossales, le canon établi dicte des proportions fixes; aussi, malgré tout le soin apporU' à certains détails, ces créations ne produisent-elles pas cette impression de spontanéité, de fraîcheur de vie, qui se dégage des chefs-d'œuvre de l'Ancien r^mpire. A côté des portraits royaux idéalisés, d'autres monuments, notamment sous Amenemhet 111, se distinguent par nn style plus réaliste où le visage se modèle en traits vigoureux, avec des pommettes saillantes, les commissures de la bouche amincies et rentrées, de sorte que l'ensemble revêt un caractère de puissante énergie; autrefois on a pris à tort ces portraits pour ceux de rois Ijyksos, parce que ceuxci, en efïet, firent plus tard tracer leurs noms sur quelquesuns de ces monuments, par exemple sur un sphinx de Tanis.
LE MOYEN EMPIRE
La (lécoralioii murale se compose surtout de |)eiulures, mais dans les tombeaux des nomarques elle u'atteiut, ni pour la composition ni pour la technique, les modèles do TAncien l^mpire. Les arts mineurs, au contraire, ont produit des œuvres parfaites, par exemple les bijoux en or, avec incrustations, (|u'on a trouvés dans les tombaux des princesses, auprès des pyramides de Dahsùr (S 290). C'est la faute du hasard qui préside à la conservation des antiquités si nous ne possédons pas de grands monumenls du Moyen Empir(\ capables de témoigner extérieurement de la [)lace qui revient à cette épocpie entre FAucien et le Nouvel Empire.
GoLEMsr.iiiFF, lirr., ir;, i:n sq., a niontiv que los niomuiioiits nttril)ii('s autrefois aux llyksos riaient en réalité (l'Ameneinhet 111. Parmi les têtes de petites dimensions, mais ilont l'expression est tout à fait individuelle, nnns avons surtout en vue la tête de roi en dioiitc, publiée par H. ScMAKKH dans les Hi'vichlcu nii^ (h'ii l\(il. hiinsUniiniihnKjcn, Berlin, 1907, {). Tri, pnis une télé, ap. Pi.ntii:, Mmins, 1, ^.'i, reproduite encore dans le vol. 111, et la télc cpii porte le n" Î)5^i9 au Musée de Berlin.