‹ Histoire de l'antiquité [microform]Chapitre 154 sur 172 · SO · texte numérisé non relu

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LE ROYAUME DE SUMER ET D AKKAD

solidement établi et l'union interne du pays ; les Etats qui s'y forment ont toujours un caractère éphémère. C'est pourquoi malgré tous les efforts de souverains énergiques Tapogée de la civilisation n'a eu qu'une courte durée ; le pays n'a à son actif que bien peu de grandes et durables créations (cf. § 453). Malgré cela le temps du royaume de Sumer et d'Akkad, tout au moins sous la dynastie d'Ur, constitue une époque glorieuse pour Sinéar qui survit comme telle dans le souvenir : le protocole attribué alors au royaume est toujours relevé dans la suite. Dans l'usage courant, il est vrai, la langue sumérienne n'est plus du tout employée, dans le Nord tout au moins. Elle devait C^ire fortement battue en brèche dans le Sud, dans le pays de Sinéar, comme le montre la prédominance des noms sémitiques de rois dans toutes les dynasties et aussi l'emploi exclusif de la langue sémitique à Suse. Mais sur le terrain religieux tout au moins, et par suite également dans l'éducation de la jeunesse qui briguait les titres plus élevés de « scribes » et de prêtres, l'ancienne langue sumérienne maintenait toujours sa position privilégiée, de même que le latin au moyen âge, le sanscrit dans l'Inde, le chinois au Japon. Les formes qui se sont alors constituées pour le culte, les conceptions religieuses et les mythes, les types des constructions et de l'art, dans lesquelles les anciennes traditions sumériennes se pénètrent avec les nouvelles impulsions données par les Akkadiens et se fondent en un tout, ont dorénavant dominé la civilisation indigène jusqu'à la décadence du pays.

Pour la question des nationalités, cf. E. Huber, Die Personennamen aus d. Zelt d. Kœnige von Ur u. Isln, Assyr. Bibl.y XXI, qui admet que les noms de cette époque, de Telle et de Nippur, sont sumériens, mais formés le plus souvent suivant le schème sémitique; comparer Thureau-Dangin, Z.4, XXI, p. 267 qui veut pour le moins limiter cette phrase.

420. Pour nous les trois siècles du royaume sont presque entièrement vides. Ils n'ont laissé en fait de grands monuments.

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