‹ Histoire de l'antiquité [microform]Chapitre 54 sur 172 · et 1575 avant .l.-C · texte numérisé non relu

et 1575 avant .l.-C

2" Lue lisl.' doffran.les, provenant d'IOlépl.anlin.' cl du re.nie de Tlioul.uosis 111 ,L. I)., 111, 4:V: Setii.:, rrknndender ncllzchnten n,,na.lie, p. 827) qui li.ve la lète du l.-ver.le Sinus au 28 Kpipl.i. i'arconse(,..ent les années 1474/3-1471/0 appartiennent à ce pharaon. D'autres indications .lans les annal.-s

du roi, se rapportant à la nouvelle lune t c'est-à-dire à la première a[)()arition du croissant et non h la nouvelle lune des astronomes , nous |)ermen('nt ch' |)lacer avec vi'aisenil)lance lerèirne de riioutmosis lll entre les années 1501 et 1447. Ces résultais sont pleinement confirmés par les svnclin nismes enlre Tliistoire égyplienne et Tliisloire assyro-bal)ylonienne pour la périoile décrite j)ar les tablettes (riU-Aniarnn, et ([ui comprend les règnes d'Amenophis lII et (rAnienopliis IV (^320 ; la mort d^Amenophis lll tombe, d\iprès ces documents, en 1380 av. J.-C. D'auh es données égypliennes nous permeltent d'établir que lîamses H a régné env. de 1310 a 1244, llamses lll env. de 1200 à 1100. On pcMil donc considérer comme certaine la ( hr mdogie de l'apogée duNouvel Empire, avec un jeu possibb» d'une décade en plus ou en moins. Il résulte de lout ceci (jue nous pouvons fixei- l avènement au trône de SoAeiHi I- (XXll' dvn. à 040 av. J.-C, en concordance avec la Hible (jui nous le montre contemporain ae Hehnbeam. D'ailleurs, .Manétlion lui-même, si embrouillées (|ue soi(uit ses dates dans le détail, nous donne pour le commencement de la XXV'' dvnastie 930 ou 020 av. .1.-^.. selon les cliillVes de TAfiicain.

3' l>our la Xll' dsn., nous savons cjue la fête du lever de Sirius eut lieu le 10 IMiarmouthi en Tan sept de Sesostns (HoRCHARDT, A*.Z.,37,00s(i. . L'année en question était donc Tune des années 1cS82/l-lS79 S av. J.-C , et la dynastie, dont nous connaissons quel(|ues dates avec certitude, a dure de 2000 1077 à 17S8 T) av. J.-C. Ceci nous est conlirmé par une date agricole tirée de la tombe du nomarcpie 1'boutnaclit a IJerse iv. CRirririi, El-Hcrshoh. Il, pi. 8 el p. 22 ; cf. ^(l('^'^ fr/frrr ChrouoL, p. 18 s((. , //y/^/., p. 70 sq. . Ce pnince vivait aux environs de 1040, et la récolte du lin, (jui a eu lieu au début (\\\ mois d'aNi'il gi-(\gorien, commença bî 23 Clioiak, c est-adire le \:^ avril julien (le 2(1 mars grégorien) de Tan 1940. L'intervalle enlre le Moyen et le Nouvel Empire, entre les dynasties XIII el XVll, se réduit par conséquent à un total

SOURCES POUR L HISTOIRE DE L ECiYPTE

de 200 ans, cIiilTres ronds, ce qui s'accorde coniplrlenienl avec ce (pii reste des monnmenls (•on!ein|)ornins.

(^)iiant n la période avant la Xll' dvnaslie, elle ne nous a pas fourni juscpTici une seule date positive Si nous utilisons les dates du j)[q)yrus de 1'iirin !^ H)2\ et si nous fixons à 200 ans la durée de la dynastie lierakléopolitaine, nous arrivons à placer l'avènement de Menés à ;i'îir)av. J.-C. Kn d'autres ternies, nous pouvons dire avec ccMlitude que Menés a régné entre iV^iOO et :>200 av. J.-(]. C'est sur cette basecjue j'ai établi an ^ IT)!^ mon tableau des dynasties avec leurs dates.

Plusieurs savant sont snpj)os«'<jiril l'nut Inircreinonlrr la XII' dynastie à la période sotlii;i<{ne }»ré('é(kMit(\ soil de :ii(i0àM:ii8 ; ('ctle hypotliésc est coinplètenicnt ins«nil(Mi:)Mc ; elle exiii^e outre le Moyen et le Nouvel t^mpire Texistenee d'un intervalle de KiTO ;uis, plus eonsidérahle cncoi'e (pie celni qn'iiidicpie Manétlion ; or cette période n'a laissé pres(jue aucun moiminent, ni apporté aucun clianijrenient quelconque dans l(î domaine de la civilisaiion, de la langue on de lart. I*i nui a j)roposé à plnsicnrs re[)i'ises pour Menés : ."».")!() av, .l.-(^. ; pour la XII'' dynastie: ^i'iTll à >VM\{] ; pour le coininencenient de la XVlll' dynastie : l;)8T; il a chei'clié depuis à justilier ses liypollièses dans Hishn-ictil Sln(lic!> (Hritish School of Airliaeology in Kgypt, Stndies, vol. Il, 1911). Les dates ((ne je propose pour les anciennes dynasties soid pleinement coidirmt'es par plusieurs inscriptions «pii concernent les travaux dans les carrières, nunes, etc. (v. ClinmoL. p. I7S, lriul.,'[). ^i.'ii); Si;Tiii;est arrivé de son ccjté à des résultats presque en tons points semblables dans ses Uritn'uir :iir (illcxlrn (Irsliirhlc, \{)H sq. (les inscriptions ne permettent pas de déduire ancime dîite positive, mais elles peuvent servir à étayer les résultats accpiis an moyen d'antres jh'océd«''s plus surs. Pour répo(pic entre les dynasties* XIIP et XVII', w ChronoL, \). i')0, Nnehtr., Irtd., p. 79. Pour les dates des dynasties prises Si'parément, consultei- l'excellent tableau de I5iu;\sti:i), \itri('iil Hrronh, 1, hH aq.

COMMENCEMENTS DE LA CIVILISATION ET DE l'histoire DE l'ÉGYPTE

Les lùjyplicns cl leut's voisins. Les races du Nord de F Afrique.

K/i. l/immiMiso désert, composé tant(H de sol rocheux et aride, taut(^t de masses de sables mouvants, (|ui s'étend au nord du continent africain, ne laisse place qu'au nord-ouest à une région sillonnée de montagnes et de torrents et apte au développement d'une civilisation avancée; ce sont les pays appelés aujourd'hui Maroc, Algérie, Tunisie. Plus à l'Est, dans les Syrtes, le désert de sable s'avance jusqu'au bord de la Méditerranée. A l'est de la grande Syrie, s'abaissant par gradins vers le delta du Nil et vers le Sahara, les hauts plateaux de Harka et de Marmarika étalent leurs surlaces rocheuses, où Therbe a pu croître, grâce à une couche suffisante de sédiments, et où abonde le gibier ; des races nomades de chasseurs peuvent donc y vivre; par contre, la vie sédentaire n'a pu s'établir que sur le flanc de ces plateaux, dans la région de Cyrène et de Barkn. Au milieu du désert, il y a de nombreuses dépressions, dont quel- (|ues-unes au-dessous du niveau de la mer; nous les appelons encore, d'un vieux mot égyptien, des « oasis ». Les sources (pii jaillissent de la naj)pe d'eau souterraine ont

i.è It

GOMMBNflKMRN TS DE LA CIVILISATION

créé ici une vécrétation luxuriante : les lioiumes ont |)u y y élever le [)aliiiier et cultiver la terre, tout eu faisant de cesoasisdes lieux (r(''ta[)es pour les caravanes (|ui traCniucut à travers le désert. Mais ils ont à lutter constaninient contre le sable envahisseur ; l'eau qui se rassemble dans des petits lacs et des mares se charge d'une proportion de sel toujours accrue, en sorte que la surlace des terres cultivables s'amoindrit, lentement mais continuellement. C^est encore une oasis, mais plus vaste, que uotis présente la longue et étroite vallée du Nil ; déversoir des grands lacs de l'Afrique centrale, puis augmenté des masses creaux issues des montao-nes nei^reuses de TAbyssinie, le fleuve s'est frayé un passage à travers le plati^ui déserticjue. Sur un long parcours, il n'est bordé ([ue d'une bande étroite de terre cultivable : c'est lorsf|u'il traverse le plateau gréseux de la Nubie; alors il décrit de grandes courbes, se creuse un lit profond et rencontre des bancs de granit, cpi'il force en de nombreux ra[)ides, appelés Cataractes. Autrefois, ces cataractes avaient un volume d'eau plus grand et leur chute était plus impétueuse qu'aujourd'hui ; le niveau du fleuveétait beaucoup plus élevé à cet endroit; il était su|)érieurde S mètres, à la deuxième cataracte, vers le temps du Moyen lùnpire, d'après des inscrij)tions rupestres (pii indicjuenl la hauteur de l'inondation i^ 293). Aussi, sous la VI' dynastie, trouvait-on encore, en Nul)ie, des forêts et des bois de construction. Mais dans l'antiquité même, la terre cultivable qui ne comporte aujourd'hui, de Khartoum à la première cataracte, sur un parcours de 215 milles, (|u'une surface de 50 milles carrés, n'a pas du être beaucoup plus considérable qu'à présent, ('.e n^est qu'au-dessous de la première cataracte de Syène(Assouan},après(pieleNilacoupé la chaîne gréseuse de Silsilis, que le pays commence à changer d'aspect. Le fleuve étale en aval un lit plus large à travers le calcaire tendre; semé d'îles, divisé en bras et en canaux, il arrose un pays de culture, (|ui mesure on moyenne 1 mille et demi à 2 milles et

LES ÉGYPTIENS ET LEURS VOISINS — | f(>4

demi de largeur, sur lOO milles de long. Au-dessous du Caire, le désert recule encore des deux côtés, et laisse à la culture un delta irrigué par les innombrables bras et canaux où se divise le fleuve. Ce |)ays,à la lois le plus petit et un des plus peuplés de la terre il n'a qu'une su[)erficie de 530 milles cairés sur une longueur de 120 milles) c'est « la terre noire »> /\V///r/, appelée Egypte par les Grecs et tout simplement ^< le pays )) to ^=PF^ par ses habitants; là vivent les hommes immez, [)lus tard ronie\ par opposition au pays « rouge » tesrei) des (« montagnes désertiques » [c/u/sp/. ù^^ à la fois montagne, désert et pays étranger) ijui bordent chacjue rive du fleuve ; là n'habitent que de misérables barl)aies qui attendent de la |)luie et des puits parcimonieux du désert les (juehjues gouttes d'eau nécessaires à leur existence. « l/KirvDte », déclare avec raison l'oracle cité par Hérodote (II, 18), (( est le pays que le Nil arrose, et les Egyptiens sont tous les habitants du pays au-dessous d'Hléphantine, qui boivent l'eau du Nil ».

I.e mot oasis (oaa-.;, Hérodote, Ilb ^26, mais ordinairtMiieiil aù'aiiç) est en égyptien (HHih, en copte oiuikc, en arabe oiuilj (Skthi:, A. /., il, i8). — Sur les oasis et leurs tial)itants, voir : Roi.ulfs, nrci Moiwle in der lib. Wi'islr, 187:;; I^umiciiin, />/V Onsen drr lih. VV7/.s/^, 1877 ; HuLr.scii, /^^/sv nnrJi dcr yr. Onsr ri Klinnirh, \S7S ; STVAsinmrv, Dnrrh die Vih. \V(i>>ti' :iir Amonsonsr, 1904 ap. lier, .sv/r/js. Ccn. phU. ^7., 1904. — Le non) Ai'yu-to? (chez Homère il siti:nilie primilivement le Heuve, mais déjà dans la Télémaclue, il désigne aussi le pays) a une origine obscure; dnns les tablettes d'Amarna, 53, :^7, éd. WiNCkuiii ou 84, éd. Km dtzon, le nom sacré de Memphis Ha(t)tka-ptali apparaît sous la forme Chikuptach lettre du prince de tiyblos) ; ceci donnerait un regain de vraisemblance à riiypollièse autrefois émise par Hku<:s«:h, que le inun AIYjtzio; viendrait de là. Obscure aussi est l'origine du mot NctXo; qui apparaît pour la pren)ière lois chez Hésiode, Theoij./X.-S^. Hn égyptien, le Nil s'appelle lja'|>i //'/)/•; ou simplement: J<droii, plus tard jo'er lleuve ; en in'brtMi ix% en copte /'/oo/- prononcez./"'^''); <^u assyrien jiiraù — égyptien Jo\t)r'û « le grand lleuve ». bes Sémites apj)ellent le pays Mtisr, misr ; en hébreu avec le locatif D"'"»jrc d'origine ('gaiement inconnue. On trouvera une excellente (Jescription géogra-

COMMKNCEMENTS DK LA CIVILISATION

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