‹ Histoire de l'antiquité [microform]Chapitre 56 sur 172 · Si ces races dillèrent par le type pliysique, en · texte numérisé non relu

Si ces races dillèrent par le type pliysique, en

revanche elles se ressemblent [)ar les mceurs, le costume et les armes, et leur civilisali(m |)rimilive présente des analo- <**ies fra|)|)antes. La similitude l'st t(dle entre les Libvens et les Eg;v|)tiens (péon peut in( liner à croire ([ue les ancêtres de ces derniers, ou du moins rélement arrivé au pouvoir en l']gvpte, fut a Torigine un |)eu|)l(; lil)yen à peine distinct de ses voisins de l'ouest et du désert, et (|ui pénétra dans la vall(M' i\[\ Nil. D'autre part, certaines C(jutumes (igypt iennes ne se rencontrent |)as seulement elle/ les auli'cs llamites cl cliez les Sémites, mais aussi chez les nègres de Nubie. Par exemple, le matiiarcat et le mariage aux liens relàcliés se ]-encontrent frecjuemment chez les peuples libyens, les Troulodvles et les Kouschites ; de nn'me chez les Egvptiens, la femme j(mil d'une situation libre et possède un droit personnel de |)i()priete .voir ^ 10 n.) ; les enfants mentionnent (rordinaire après leur nom la filiation matermdie, et, jus- (péau (juatrième siècle, nous voyons subsister à cote du mariage [)aliiarcal, une forme de mariage dans laqmdh» c'est la femme (jui se choisit un éi)oux, et peut le ré|)udier, moyennant payement (rune indemnité. C'est pour cette raison (|ue h* mariage entre frères et sœurs est passé à l'état de coutume. Kn Kgypte, à r(q)0(]ue [)rimitive, les hommes sont al)soluinent nus, ou jettent sur leurs épaules, comme les nègres, une peau d'animal [^[ui s'est conservée plus tard dans le costume des [)rètres). Les Libyens, au contraire, portent, comme les Sémites, une longue robe eu laine, de couleuis bigarrées; nous la rencontrons aussi, parfois, chez les Egyptiens de la monarchie primitive. A leur puberté, les jeunes adultes consacrent le membre viril par la circoncision i^cf. ^ 8y, et à partii* de ce moment ils (ler(d)ent leur sexe aux regards [)r()fanes au moyen d une poche (h^ cuir, suspendue par une corder autour des reins. Cette coutume de TEgypte ancienne — qui subsiste encore dans les tribus nègres du Soudan occidental — a été conservée par les Libyens jusqu'à une épocjue tar-

artam

COMMENCEMENTS DE LA CIVILISATION

LES ÉGYPTIENS ET LËUHS VOISINS — g 107

(livc. Vers la iin dc' r('|)()(jiH' « |)réliisl()i'i(|ii(' », la poclic on se cache \r pliai I us csl icniplaccc peu a peu par un ])agne, (lue nous voyons porlé aussi par les Nul)i(Mis: ce j)a<4iu^ esl lail, a I Origine, de brindilles de l'oseaux {i\\)ii dérive pins lard le pa^nc cann(de(|U<' porle le roi) ; il devi(MiL ensuile une soile de lahlier de lin hlanc. Les Feinines, au contraire, s'en V(d(>j)penl , depuis repo(|ue la phis reculiM^, dans un elroil l'ourreau de lin, (|ui moule leurs formes. Les Lihvi'Jis onl riiabilude de se lahnu'r ; en h:<;v|)le, celle prali()ue esl l'esté isoliM' el ne se rencontre <|u'au\ lem|)s préliislori(|ues, et seulemenl sur les lioiirines de femmes (esclaves) (jue Ton dépose dans les tombeaux au|)rès du défunt : en rc^vanclie, hommes et femmes ont pour habitude dOrner leur corps de chaînes, bracelets, anneaux et diverses amuletles el de Tenduire avec des couleurs, de riiuile et des corns <>-ras. Les veux surtout sont ent<Mires de fard, (|ui h's fail ressortir avec plus de f(uce el (Leclal ; on enduil dv noir les sourcils et les paupières el Ton trace une touche verte au-dessous des veux. Les femmes portent les cheveux lono-s vl biillamment lustn'^s par un corps o-ias ; les hommes les porlenl assez, courts et frisés au fer chaud, mais seuh'menl jus(|u'à la l"" dynastie, car alors apparaît Lusao-c de se raser h\ tét<' et i\r porter une |)ei'ru(pie. Les Libyens redressent une mèche au-dessus du front el rasseml)lent «••eneralement leurs loims cheveux en une natte, plus tard remplacée par une tresse bouclée. (Icdle-ci fut sans doute également en usa^'e che/ les Ko-yniicns primit ifs, car (die esl devenue pins tard la coiffure des jeunes <;ar(;ons. Les Uedouins sémites ont la même façon darran«^-er leur chev(dure el ils la retiennent au moyen crun cordon pass('» aulour de la tèliK J^es l^]gy|)tiens, les Libyens el les nomades sémites onl loujonrs les lèvres rasées — cependant, sous rAncieii ]{lmpii'<', on rencontre parfois la moustache: — sur les j<Mies el le menton, la barbe esl généralement taillée courte el en pointe les Sémites sédentaires la portent au contraii-e

l(Mi<^'ne el oiidiih'e, et, plus lard, i Is ont aussi la moustache. — Mais à partir de la l" dynastie, les l']i>'y pliens se rasent complètement, sauf une barbiche au menton (J:j 216i, (]ne nous trouvons eo-alcnicni c\w/. les habitriiils de lN)unt, avec une luxuriante cliev(dure bout lee. Sur la tète, l(»s oucrriers egy|)tiens, libyens et Konschites nubiens |)laiilenl des

plumes (rauh'uche ^ (che/ les Soinalis, on a droit à une

plume par ennemi lin'') : plus lard, ces plumes (rauti'ucln* (le\iennenl la mar(|ne caracl(''rist i(| ne des Libxcns, tandis (pé(dles sont abandonnées j)arles |]*^y pt i(^ns depu is le .\b>ven Lm|)ire. Les jirmes principales de tous ces [)eu[)les simt :

nin' arme de jet en Ixns recourlx' (le boomerang' ^ ] , sijj^ne

employé dans récriture p(Mir desi«;ner les [X'uples etran^^ers, el spécialement les Sémites Amoii): et Lare, avec flèches de roseau munies (run silex à Laréle tranchante, el plus rar(Mn(Mit (ruiie piunte. Outre cet arc, simplement fail (rime branche souple, (jiie Ton v(M*1 plus lard aux mains des nèores, les l']tj^ypl ieiis manient déjà, dans les plus anciennes

re[)résentations, un arc plus perfectionné j (pizet donl la

fabiicalion exi«^'eait beaucoup de travail, el le maiiienieiil beaiicouj) de \i*i;"ueur et d'adresse exercée, ('/est a\('C le signe de cel arc (jue les l']L>y pi iens (l(''sii>iieiil, dans la plus ancienne liste des pen|)les, l'ensemble des peuples à eux eonnus. Deux flèches (jiii se croiseiil et un bomdier plus

lard le signe V , forment le svmb(de de la urande déesse

guerrière Xeit, de Sais à l'iMiest du (hdla, ap|)(d('M' « c(dle ([iii ou\re les chemins » oupl-onaout). A rorigine, le bomlier était long el étroit , avec deux courbes convexes (*l une partie j-entianle, comme le boucliei- mvcenien, el sans doute, c«misislail-il aussi en une peau de bœuf tendue sur un cadre en l)(Ms. Le boiK lier employé dans la haute l']g\ [)le, au contraire, a\ail la forme d'un rectangle arrondi par le haut ; acc(Mnpagn('' de la massue, il sert à ('crire le mol [}£x '• eom-

'■"'!t''M"'}É!^#!m*(''i-'9n9!'^wM

COMMENCEMENTS DE LA CIVILISATION

hallrc •», par cxcinplc (hiiis le nom (nioriis de Menés (1). C.ctlc massue (le o-,ien-e, avec une louide lèle de pieire <j ni liacasse le crâne des ennemis, lui larme principale des soldats (|ui l'ondèrenl la monarchie pliîiraoni<| n(«, et, en même temps, Tarme rovale par exccdience, l'allrihiil du dieu de la i;ueire de la Haule-Kov|)l(., de « ccdui (|ui (Uivre les chemins .>, Oupouaoul de Sioul, le dieu-loup. Pour s^issimiler sa l'orce, nous vovons des ouerriei's e^V|)licns — <^i-avés sur une h-es anci(MNie pahdle a lard — alLacher des |)eau\ (h' lou|) à leur pai;ne, avant de pailii* pour la chasse. De même, le roi porte totijours une (|ueue (Tanimal : elh^ caractérise aussi les chefs libvens dans le temple l'iineraire de Sahourè , et iMiaraon nous ap|)aiad loujoui's, soit sur les monuments, soit dans les surnoms (|ui lui s«miI donnes, comme « un taureau puissant .) ou un o lion dont les ^niffes jettent à terre les ennemis » (c'est pour(pu)i le roi a poui' symbole le sphinx et le griffon ailé, (|ui ont le ciups d'un lion . Outre la massue, on fait toujours usai;'e d'une lance à hauteur (Thomme, dont la point<' est en pierre (Ui eu os (plus lard rw métal >: isolement, apparaît aussi une hache de o-n<Mr(^ à liaiichanl de cuivre.

Sur te mariaire éirypiieii, un roiitratde mariaire pul»li(' par Sriiiaa,ni:uG (t^ipyms lal)l>ey, Srltriftcn dcr tri^s. Cr-^. in Slnishunj I, l!>07), a a[)porté des éctaircissonuMits. Ses ex[)lirali()ns sont coiilirniées par Diodoi-e I, :>', vûixoOirf.aat zo-j; AiyjnTtoj; r.x;.x -Ji /o-.vôv :0o; ifov àvOofônov vaasïv àÔ£À::a;... /.x\ t.x-jX toU lO-.oWat; /octejeiv 'îy yuvai/.x xavoc-o:, £v tt] tt,; 7:oot/.ô: a'jvvcacf, noaoaoXoYOjvTfov to^iv Ya;i.'>jv:o)V à::avra jic'.Oao/rjac'.v "r^ yaaojacVTj — Cf. aussi poui- l'aypaoo; yâ;j.o: : Si'iija.i.nriu;, ap. lirriicil, iS, l^d. — Sur la représentation des peuples étranirers dans les temples Iuim'raires de l'Ancien Empire, v. ^ Km n. La représentation la i)lus ancienne d'un Sémite fait prisonnier (il porte le pagne, tandis que les Sémites sédentaires portent en trénéral la rohe lonirue), dans Pi nui:, y/o.vr// 7'o//j/m I, pi. H et :^7 (lin de la 1'^* dynaslie) ; ri. ma dissertation : Sumercr lunl Srmih'i, [.\hh. IUtL VA., lîHlG, p. :>() sq.;. On Irouve .le

(1) Il Oi,[ étrange <iuo dans les représent.itions les plus anciennes de combats, les Kgyptiens ne portent jamais le bouclier.

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