‹ Histoire de l'antiquité [microform]Chapitre 61 sur 172 · LES NOMES, FTATS INDEPENDANTS, ET LEURS DIEUX · texte numérisé non relu

LES NOMES, FTATS INDEPENDANTS, ET LEURS DIEUX

dieux locaux : Sokar, « celui de ronenl », Plah, aux(|uels il faut ajouter le Ixeuf Apis ; leur imj)ortance ne s'accrut (jue lorsijue Mempbis dt^vinl la capitab* du loyaume (^210\ l']n remonlant b* fleuve», nous trouvons sur la rive droiU* le sanctuaire* d'une vacbe l'Aplirodilopedis inférieure, aujiuird'bui All'ib, 22' nome , cju'ou identifia a\ec la déesse du ciel llatliôr, et à l'ouest, dans le nome du palmier 20,21), le sanctuaire d'Heracleopolis (Heneusou, plus tard Abnâs) (|ui appartient au dieu bélier Hersef (celui (jui est sur son lac » . Dans Toasisdu F'ayoum, (jui fut de ])onne beure occuj ée |)ar les Mgvptiens, et qui avait pour capitale Setet, (^Krokodilopolisi, on adore le dieu crocodile Sobek (§179) qui possède également un autre grand sanctuaire à Ombos, au-dessous de la première cataracte. Va\ amont du Fayoum, s'étend une grande région (|ui va delà vallée au pied des collines orientales voisines du fleuve ; elle embrassait les nomes de Sepi ( IS, Hipponon\ de Kynopolis (17) et du mont Serpent 12 llic^rakon[)olis) ; c'est là que re'gnait le dieu-cbien Anubi;. Enti'e les deux derniers nomes s'intercalaient, à partir de la rive gaucbe, le nome de la chèvre (10, capitale Uebenou el celui du dieu ibis, Thout (15 ('.hmounou, auj. l^]smounein, Hernu)polis (pie nous avons déjà connu dans le (bdta. Dans le nome du mont Serpent, on adore également une déesse-lionne appeb'e Metil. l']n fac(» de ce nome, se placent les deux nomes du Sycomore avec la grande ville de Siout 13, auj. vSiout, Lycopolis). C'est ici la patrie du dieu-loup (pie nous ifvons déjà rencontré ?< 1()7) sous la forme dudieu-gueirier Oupouaoul, « celui qui ouvre lescliemins » ; il (^st aussi adoié plus loin en amont, à Abydos, dans le nome dcrrbiuisou Tliis(8). La j)roximité de ces dieux parents, cbien et loup, indicjue nettement l'unité [)rimitive de cette région. L'un et l'autre dieu ne protègent pas seulement les vivants avec lesquels ils vivent en rapport étroit (cf. les guerriers ceints de p(»aux de loup, i; 107), mais aussi les morts : Oupouaout ouvre les chemins dans le monde des esprits

iH

COMMENCEMENTS DE LA CIVILISATION

li t

etAriuhis accoide de bonnes funérailles et une e\isl(*ncë lleureu-ie dansle rovaume de l'oceidcMiL Nous reconnaissons là claiienieul la conception primitive, (|u'après la mort, I esprit de Ihonini.' va rejoindre les dieux (|ui ont été ses pr<>lecteurs sur terre et (ju'il revêt lui-même la foiinc animal<* sous laquelle les dieux se révèlenl aux hommes et vivent au milieu d'eux. C'est une iinilê du même genre (|ue connut la région embrassant le î)*' nome, relui de Cliemmis (Panolis,auj. Aclunim^ onface dii miinedëTliinis, el le uomecontigll de Koptos (5 . Dans ces deux nomes, (iii adoré MiuiUi, un dieu ])uissant de la force généraliice et de; la ferlilile. Son ft'liche let par suite 1(^ Idason provincial i]u nome de ( Jiemmisi est un morceau de bois incisé (l'une encoche -=iot^ , sa résidence estdans unepierr(^ poinlue, flanijuée de deux cy|)rcs. De très anciennes images de |)i(Mre à Koptos nous le rej)r<''- ; enlenl i; 109, 171 comme nue idole colossale avec une tète barbue, (M un |)halbis (pé il érigcdans l'acte (rauto-fécondat ion ; les rejuesentations postérieures le montrent brandissant <'n oulre un Iléau de la main droilc et coillé de deux grandes plumes. KvidemmenI, il fut a ^origin(^ comme l'riape elles lleiniès, un de ces pieux (Hi'on érige dans le voisinage des champs. Il a |)our proche parent un autre dieu ithvphalliqué, Amon de'l'hèbes (4' nome , (ju'on adore aussi sons la forme (Tnii b(di(M'.Surla rive gauche du Nil, en I r<' l\o|)toset Abvdos, s'étend le domaine d-'la grande (b'^esse vache llalhôr deTeniyra (Dehdera. nome (>, 7, cf ^ ISI que l'on regarde comme la (jéessedu ciel, et, en amont de riiébes, à Nechab l'ileithya auj. lUKab, nome o demeure une tléess<»-vaulour, d(Muéme nom (pie sa vilb* f^ I9S . Dans la l'égion fronlière, de bonucî heure colonisée» nome 1,?; Hm n. on adore, outre le crocodile Sobek d'Ombos, déjà mentionne, le dieu bélier Chnoumou (Chnoubis à i:i('q)haiiliu(» et b^s déesses Satet e( Wnoucp'l dans b^s îles des cataiacles.

SrniK, Vnlcr:;., V, 142 sq.,a itionliv qii(^ vraist'nîl)tnl)]cm<Mit llulionr

Page 1