LA FORMATION DE L ÉCRITURE
IHl
jninMuciil phoni'liqiie. grâce (l'autre pari aux moninin'iifs les pins anciens, .|ui (loniieiil la>|H'emière lorine de ItM-HIniv syllaho-synilM)ii(Iii('. nn la valcnr plnniôtifiuc n'es! que sons-cnleniiiie. An t(Mn|)S (le Menés, le sysli'nH' d'éciitnre est déjà coinplel.
2():i. En suiviiJil ceLl*' voie, les h:oyplieMs amaienl pu ailiver à um(3 éci*itin'(^ (•()ni])()s<'M' uni(|iienirMl de signesmois dans 1<' o-eni!' de rôcrilure chinoise ; en réalilé, le pro<rrès n'est pas oi'and de|)iiis Icîs images dt^ssiiiées sur les [)aleUes de schiste juscjuà ces i'eprésentati(His, sur les tables-anuales de Alênes et de ses successeurs ^^ 2()();, où les mots ne sont encore écrits ([u'en partie et où prescpie tout est indiqué par signes symboli(pies. (.ette manière d'exprimer par signes Tidé*' principale sculiuuenl, et inui point le son complet des ns(ds d'une phrase, continue d'être employée, mèléeà de \ éiitahles signes d'écriture, dans une écri ture hi<'roglyphi(pie abrégée, telle (jue celle employé<', ])ar exemple, dans la chronicpie de la pierre de Païenne, dans les courtes légendes des ta])leau\ des t<'mples et des loinbeaux, dans les titres proto(olair<'s, les l'ormuh'S des olIVandes, etc. ; elle s'est maintenu*' en usage jus(|u'à la plus hasse époque. Néanmoins ce n'est pas ainsi cjue s'est développée l'écriture propre des Egyptiens ; bien plutôt vWv se fonde sur une drs plus grandes découvertes, une des plus riches en conse([ueuces qu il ait été donné à l'homme de réaliser. Ils (»nt reconnii ((ue tout langage humain est constitué par la con»l)inaison d'un p<'tit nojuhi'e de sons et qu'il suffisait par (•onsé(pient (l'attribuer a cha([ue s(Ui, un signe déterminé, pour pouvoir eciiie eha(|ue mot et i haque phrase. A vrai dire, ils n'ont choisi de signes, 24 en tout, ([ue pour figurer seulement le squelette des mots, les consonnes, (jui, en é^'vptien comme en sémiticjue, sont les supports essentiels de la signilication du mot. Les signes-images employés pour cela sont tantôt des mots, (pii ne renferment (ju'une consonne, tantôt des figures assez arl)itrairement choisies; et il
faut ([ue le lecteur ajoute, d'après le contexte, les voyelles qui manquent et qui servent surtout à exprimer les nuances grammaticales (l). Avec ces signes on peut donc écrire tous les nu)ts. toutefois, on n'a jamais employé l'écriture alpliabéti(|ue pure. Pour beaucoup de mots et syllabes, on use, soit en même temps, soit exclusivement, d'autres signes représentant des combinaisons phonéticjues j)lus complexes, et, en outre, on ajoute a la fin des mots, pour rendre leur sens plus précis, des signes destinés cà l'œil (déterminatifsj, qui représentent soit l'image de l'objet lui-même, soit indiquent tout au moins à quelle catégorie d'idées ces mots apparlieum'ut. Ces idéogrammes (nii, dans l'écriture abrégée, peuvent s'employer à la place des signes phonéti([ues, sont issus de l'écriture symbolique dont uoils avons déjà parlé, de même (juela plupart des signes syllabiques. Veii à peu, ils ont pénétré en nomhie toujours plus grand même dans l'écriture employée pour les livres, parce qu'ils facilitaient beaucoup la eom[)rehension du sens. Les signes-images ont continué d'être employés sur les matières dures, ])ois, ivoire, pierre, sceaux, et ils sont exécutés souvent avec un art minutieux. Ail contraire, pour les l)esoins de la vie courante, pour écrire sur cuir, sui- argihî et surtout sur papyrus (et aussi pour les inscripticms au trait, ou peintes sur poteries, etc.), s'est développé une cursive, dans laquelle les signes-images sont indiqués par des traits abrégés: c'est l'écriture que nous appcdons hiérati([ue.
Une écriture cursive trac(*e à l'encre, existe déjà sur les tessons de poteries, lioyal Tombs l. 10 ; iJcl Khallaf, pi. ^28. On peut citer dans ce genre les tessons de Ka (§ 211), Hoyal Tombs, II, 13, Abi/dos, 1, 1-3.
(1) Au temps le plus ancien et dans l'énifurc abrégée, les consonnes servant à exprimer les nuances grammaticales, les prépositions, etc., sont souvent omises ; souvent aussi le scjnelette consonantique du mot est lui-même abrégé.