LES ETATS PBIMITIFS DE L EGYPTE
l.E PLUS ANCrEN DEVELOPPEMENT DU CULTE DES MORTS — J^ 20") 135
svnibolise la colonne vertéhialr du dieu oi (jiii csl pour le monde un gi«K*^ ^'^ durée et d ordre éternel. Les choses se passeront de même pour le roi défunt, à condition (jiie l'on connaisse les forînules et les rites employés autrefois pour Osiris (^t (ju'on les ap[)li(|ue à son successeni*; alors le roi triomphera de tous les ennemis et de tous les danj^ers et mènera pour réternilé, dans le monde des es[)rils, une existence bienheureuse. C'est pourquoi on s'adresse au roi défunt en disante cet Osiiis», (ît, dans les formules magi(|ues, on l'introduit comme l'Osiris véritable, par fraude pour ainsi dire, parmi les dieux, (^es conceptions se mêlent avec celles (|ue nous avons déjà exposées sur Tadmission du roi défunt dans le mcmde des astres; par la suite celles-ci ont été complètement im[)régnées des croyances relatives à Osiris. C'est d'elles encore (|ue sont issus les textes magiques et le rituel (ju'on rcîcitait sur- le cadavre du roi défunt; ils nous ont élé conservés dans les pyramidc^s d'Ounaset (h' plusieurs autres rois de la Vb' dynastie et nous les appelons c< textes des Pyramides ». Plus tard, ils furent récités aussi pour le commun des mortels, et complétés pour eux par des formules ap[)ro|)riées. (]e pas fut-il franchi dès répo((ue des adorateurs d'ilorus? Cela est très douteux, mais ce (ju'il y a de sur, c'est que les [)remières formules de ces textes tout au juoins remontent à un temj)s bien antérieur à Menés. Il est à remar(|uer (|ue ce sont les croyances et les cultes de la Hasse-Kgypt<î (jui prédominent dans les mythes et figures de dieux dont il est (juestion dans ces textes ; ceux-ci corrigent donc dans une certaine jnesure le caractère incomplet de nos sources, (pii se réduisent presipie toujours aux seuls documents delà Maute-l']gypte.
oFit fait \\\ Imnière sui'Ia ioniriio période (jui prépare IcMUilto des morts en Kp^ypte, et ils ont niontiv (pic leiii- point de (lé|)art n'est nnllcineni \\\ doctrin«* osirienne. ninis «pir (('Ile-ci. nii ((Mitinir (\ n'est (ju'nrie des formes diverses du culle, qui ;» ('lonri('' peu à peu luules les auli-es, et même d'antres idées ptns anciennes, l ne puiliedi^ ces textes remonte \\ d(^s temps très re('nl(''s, juscjuanx adornleni's tTHorns «^î 1!)<S n), tandis que d'antres S(nd l)ean(MMip j>lns récents et réditrés senlemerd sons les Menq)liiles. (('I'. I^umw, l. /..-2!>,3î)}. Nous pouvons sans liésiteiattril)ner à l"(''|)o(pie des adorateurs dllorus le^ conceplimis l'ondamentales. Plusieurs textes, «pioicpie inscrits dans les tonduis royales, ne peuvent s'appliquer à un l'oi, pai' (exemple le texte sur 1<' défunt justifié, KiniAN, \. /.,.')! TT), (cL « il n'a pas outrai;*' le \'*.)\ ».el aussi la mention (jui est l'aile du dieu de <' la ville », pali'ie du nnut). Au coidraire. une grande part des cha|)ili'es l'ut c<Mnposée exclusiveinenl poui* le roi. t)e même le souci d (Mpjijier le cadavre avec des aniulelles, etc.. ne peut se l'apporter à Torii^inc^ qu'au roi (11. S(:n.i:i ii;, \.Z., i;{,()6)..le reconnais que l'opinion de Siiini;, contre laquelle j'ai r<''sisf('' pendaid Ioiil»"tenq)s, est ahsolumeid jush', savoir: ces textes et les idées «pi'ils contiennent ont pour objet à rorii»ine le i-oi seul, en pailicnlier son idenliticalion avec le bienheureux l'oi Osiiis. et aussi sa réap[)arition sons lorme <r<''loile ; c'est seulemeid plus lard (pie ces privilètifes furent a()pliqués aux grands favorisés par le souverain, puis à loul le reste du peuple. — Poui* savoir comment les textes osiiiens se sont méh's avec d'autres, aux(piels l'ich'e osirienne (''fait c<unpl<''lemeid ('liangère à l'origine, cf. par ex(îm|>le l•J{MA^, hic Spi'iichr von dcr I/immcis- {/(if lin, dans les Jigi/pfiiicn, p. Kl s(j.
i.es textes des Pyramides ont (''lé d(''COuver|s depuis ISSO, [)ubliés et traduits par MvsrKuo, /^c(., lll s*]. Les inscriptions des /*i/i'amidcs (le Sa/ikara, 1891; depuis, des parties détîichées oïd été ('ludiées par beaucoup, en parti(!ulier pai* Kisman et Setue ; c(dui-ci en a jiublié r^'ccnum'ut uiu' mmvelle ('-dilion criti(pn' { /^i/ranii'lcnlc.rlc . Ces textes