LES PRÉDÉCESSEUH8 DE MENES
licrl. \A., 18}>7, i()5i), Maspku<),i4c. ; la lisle ('om|>lèt<' (ioinn'c pai' Plikii;, Hoyal Tonihs, a éh' i'évist''(' par Sktmi, /.V///*. :iir (iHcsh'n Ces. \<'ffp. (l^nh'ff^, IV),11)0o; cï. aussi nia ^7/,/-o//o/o|//<', li'9sq., fi-a<L p. 177 s(j. — La (Ihroiiiqiic (le Palerme a <''lé [)nhli»M' par Navim.i;, lier., "li^ il.'), cl en une éliido fondamentale, pai* H. Sr;iiAKn:u, Kin Hruclistiick allaeg. Annalon, \hli. lU'il. \h\ 1902 ; pour la reconstitution, cf. Siiiii , Uriir. ziit- alleslcn (}esih. \('(l Ifilers., 111) et ma Chronol., 481 sq., Ir(nl.,\). '202 sq/l ivaduction pai' HuKASTKn, Ane. lier., I. 8î) sq. On en a Irouv»' un nouveau tVa^menl, mais il n'est pas eneore pul>lié.
207. Le plus ancien uioiiuiuent ég\plien qui porte un nom d<' roi est une de ces grandes t«Hes de massue en calcairt^ (ponuneaux de sceplr<*s royaux qu'on a trouvés dans la ville royale d'ilierakonpolis en llaute-l']<>vpte. Elle nous montre l'image d'un roi, pr<n'6dé de deux liiéroglyphes, une rosette et un scorpion; j<? scorpion, surmonté d un Uorus dans sa foinie la plus ancienne J^ 199 n. s'est retrouvé sur un vase de calcaire et plusieurs autres vases. Nous avons doue allai re à un souverain de la Haule-l]gypte dont le nom s'écrit avec rimage du scor[)ion. Sur le sceptre, le roi célèbre la fét(* de « piocher le sol », trait caractéristicjue [)our le souverain d'un peuple de laboureurs et qui relève peut-être d'une cérémonie de fondation : dans ses ornements rovaux, coifïe de la couronne blanche en forme de casque, ceinturé du pagne et de la longue queue de lion, le roi se tient au bord d'un canal, la [)io(;he en main, tandis qu'un serviteur lui tend une corbeille. Des hommes tiavaillent dans une île, sur le fleuve qui porte un navire; dans l'île se dresse un palmier. Les enseignes défilent devant le roi, derrière lui se tiennent deux serviteurs qui Téventent avec de grands éventails de palmes.. Non loin de là, dans les roseaux de pa|)yrus, on remar(|ue les litières où sont les enfants royaux. A la [)artie supérieure du pommeau, on avait représenté une longue série d'enseignes de nomes (ne sont conservésque Séth, lépété deux fois, Minou, un(5 montagne est-ce le \ll" nome?, un lou[), un llorus, par constHjuent [)resque tous les nomes situés au
centre du royaume du Sud et, au bas de ces enseignes, flottent, suspendus à des cordes, soit des vanneaux morts, ^^ soit des arcs [• Les premiers symbolisent les hommes ég\[)tiens rci'liity les « sujets », les seconds, les j)euples étrangers, dette scène parait donc commémorer une victoire remportée par le roi, à la tête d'un certain nonibre de nomes du centre de la Haute-Lgypte, sur d'autres Egyptiens et sur des [)euples étrangers. Sur le vase de calcaire, on voit aussi, outre le Scorj)ion plusieurs fois répété et surmont*' d'un llorus, l'are et le vanneau '^^ entre deux oies. Le nom du roi est écrit à l'encre, sur un tesson de cruche d'argile trouvé dans un tombeau de la nécropole de Tourah, en face de Memphis, le qui indique (jue sa souveraineté s'étendait en tous cas jusqu'au delta.
Monuments du « scorpion » : HiernhmpoJiii, pi. ^H). c. (Capaut, p. V*i s.) 49, 1 ~= ^2(1, 1 (Cai'aut, p. î)9); S4, associé avec le signe d(^ ka ; en outre, une petite plaquette d'ivoire trouvée dans les toml)es royales d'Abydos: lioyal Tomhs, 11, 3, 19. Tessons de Toura : Ji aki-h (^ 206 n.), p. H sq. : Faut-il lire les signes à la suite du nom d'Horus: « roi de laHaute- Ktrypte P » ?, et P désigne-t-il le nom personnel du roi ?Cela n'est pas du tout sur. (^est Maki'i:iu) qui a interprété la scène principale du sceptre comme se rapportant à la fête Chehs-to. La j-osette, accompagnée d'un autre signe, sert de titre au porteur de sandales de Narmer, Hierak., pi. 26 h. 27. Autres vases et i>oteries décorés de scorpions, et scorpions en {)ierre (pii semblent représenter, non jias le l'oi, mais l'animal sacré, (tans : Hierak. ,p\. 12, 2 ; 47, 4 ; 48, 45 ; 19, in=^H), 10; 21,4— 22, 4; 82, 4.
20S. ('.es monuments du Scorpion sont étroitement liés avec ceux d'un autre roi ; son nom, qui s'inscrit presque toujours dans la porte du palais royal, sur laquelle perChe Horus, est figuré par deux signes qui se lisent à peu près Na'r-mer, Nous possédons de lui une grande palette à fard et une masse d'armes provenant de Uierakonpolis. La première se rattache directejnent aux j)alettes plus anciennes et, au point de vue technicjue. l'eprésente l'apogée et la fin de cette pro-
L EGYF^TE SOUS LES THINITES