L EGYPTE SOUS LES THINITES
leur nationale du Sud, en opposition à la « maison rouge » du royaume du Nord (H. T., Il, %y 191, 19-2, 196, t24, ^206 ; Bel hhallaf, 9,6). Sur les mines d'oren Nubie, v. Sciinn ki>kuuth, Ann. fin serr., IV, 268 sq. On a trouvé à Na^'a-ed-Der (§169 n.; de beaux objets en or de léi)oque thinite.
226. Parmi les conquêtes techniques des temps les plus anciens, il faut citer aussi les sciences pratiques. Nous avons déjà vu à quelle époque ancienne remonte la fixation du calendrier; il faut reporter au même temps Tart de s'orienter en observant le firmament, les noms donnés aux constellations importantes, la distinction des étoiles fixes en celles (( qui ne s'en vont pas » (les étoiles circumpolaires) et celles (( qui ne restent pas », et la désignation des planètes, etc. Toutefois, ces connaissances n'ont pas reçu le développement qu'elles ont pris par exemple à Babylone. Sans doute, dans les textes des Pyramides, les étoiles jouent un rôle important : c'est en elles que réapparaissent les esprits des rois défunts au cours de leurs pérégrinations (n^204) ; mais leur rôle est nul dans la religion et le culte, et leur signllication peu importante dans la conce[)tion égyptienne de Tunivers. Le culte pro|)rement dit des astres, l'astrologie et l'astronomie sont des choses (jui restèrent complètement étrangères aux Egyptiens. Ils réalisèrent des progrès bien plus considérables dans les arts du calcul et de l'arpentage, qui étaient enseignés dans les écoles de scribes aux futurs fonctionnaires; de bonn(i heure, on composa sur ces matières des livres d'école d'un caractère pratique, qui contenaient les éléments des mathématiques appliquées. Mais c'est surtout dans la médecine que les Égyptiens accomplirent de remarquables progrès dès les temps anciens. La profession médicale s'est développée très tôt, dans les temples, et il y eut une littérature médicale abondante, qui conservait par écrit des observations pratiques sur le traitement des maladies internes et externes, sur les remèdes et les opérations. Certes, on a aussi recours à des
HAPPOMTS DES ÉGYPTIENS AVEC LEIJHS VOISINS — jl^ 227
moyens niagi(jues, à des incanlalions (jiii nous causent souvent une extrême surprise, mais ce (jui l'emporte, ce sont les leçons d'un empirisme sain et de l'observation directe. Dans l'anatomie, les médecins égyptiens ont ai des counaissances assez étendues, l^es documents médicaux (jue nous a\ons conservés font remonter l'origine de cerlaines recettes, et même de cbapitres étendus, aux rois les plus anciens, Ousaphaïs, Senti, Cheops, et la Iradilion recueillie |)ar Ma net lion cite encore à ce sujet les noms de Alôli L» et de Zoser. On Irouve ce caractère archaïque, pour ]c fond comme poui' la langue, dans de nombrc^ux documents ; on en peut donner comme j)ieuve la haute situation (pfavaienl ac(juise à la cour les médecins sous l'Ancien Empire. On fait remonter aux mêmes rois très anciens nombre de textes luagiques qui font j)arlie du Livre des morts, et, à la basse <'q)0(|ue, on leur attiibue aussi les plans (b^s temples ; il est hors de doute (jue ce fut aussi en ce temps-là (|ue l'on consigna par écrit la plupart des textes des Pyrajuides (jue nous avons conservés, et aussi un grand nombre de légendes, d'hymnes et de rituels. Pourtant, une chose manque à celh» littérature, comme à toute la culture scientili([ue des J^^gyptieus, c'est le goût de la théorie, l^e sens piatique les domine exclusivement ; il ne leur vient jamais à resj)iit de rechercher un pi-oblème poui- lui-même, et (juand, |)ai' hasard, ils s'élèvent jus(ju'a la sphère de la spéculation, celle-ci se nieut toujours dans le domaine du mysticisme c^t de la théologie.
lidppoi'ls des Egyptiens avec lem-s voisins.
227. Le royaume d'IOgyple unifié n'embrassait pas seulement la vallée égyptienne du Nil, mais débordait aussi de tous côtés. Au nord-ouest, les Li])yensde Marmarica {Zehe.w non) avaient été vaincus ; les oasis voisines de l'Egypte
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l'Egypte sous les tiiinites